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Mardi 22 juin

Parole de Dieu : Matthieu 7,6.12-14

Commentaire :

Aujourd’hui, nous recevons de la Parole de Dieu une série de petites maximes qu’il est bon de faire entrer en résonance entre elles et avec tout l’Evangile.

Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré. Tout au long de sa vie, Jésus n’a eu de cesse d’abolir la séparation entre le sacré et le profane. C’est tout homme, tout l’homme, toute vie qui est sacrée, habitée de la présence de Dieu !

 Mais Jésus va plus loin que le simple principe moral qui consiste à ne pas donner notre semblable en pâture à la violence, à la haine, à l’humiliation … et à ne pas faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas qu’il nous fasse ! En donnant à la Règle d’Or la forme positive, Jésus nous sauve du jeu calculateur d’une simple justice sociale et nous ouvre à l’élan créateur infini de l’amour de Dieu.

Alors, effectivement, elle est étroite cette porte et il est resserré ce chemin ! Mais, si nous consentons à quitter nos jugements, nos prétentions, nos clivages. Si nous nous risquons à ôter les sandales de nos pieds et à nous prosterner devant le mystère de tout humain avec crainte et respect … Alors, il devient spacieux et éternel le champ de la vie !

MÉDITATION DU JOUR

Par la porte étroite

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Lundi 21 juin

Parole de Dieu : Matthieu 7,1-5

Commentaire

Hypocrite ! Ce reproche, mis sur les lèvres de Jésus est repris treize fois dans l’Evangile de Matthieu ! Reproche qui apparaît seulement une fois chez Marc et trois chez Luc, jamais sous la plume de Jean
L’hypocrite (hypo-discernement) est celui qui ne voit pas clair parce qu’il a une poutre, et au mieux une paille, dans l’œil, et qu’il ne le sait pas ! Il est rendu incapable d’un jugement juste selon le regard de Dieu. Seul Dieu juge avec justice, lui le Juste et le Miséricordieux. Laissons venir le Seigneur ; c’est lui qui éclairera les secrets des ténèbres et rendra manifestes les desseins des cœurs (1 Co 4, 5).

Nous avons tous le regard quelque peu obscurci mais recevoir la lumière de Dieu est une grâce. Comprendre que l’on ne voit pas, est une deuxième grâce. Et consentir à ce que cette lumière discerne en nous est une grâce encore plus grande. Seule cette dernière nous permettra d’enlever la poutre de notre œil et de juger selon le regard de Dieu.
Aussi Jésus peut-il nous dire : Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde pas, je ne le condamne pas, car je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Qui me rejette et n’accueille pas mes paroles a son juge : la parole que j’ai fait entendre… (Jn 12, 47-48).L’amour de Dieu est le fondement de ses jugements : Il a pitié de tous, parce qu’il peut tout, il ferme les yeux sur le péché des hommes pour qu’ils se repentent. Il aime en effet tout ce qui existe… (Sg 11, 23-24).
Au dernier jour, nous serons jugés dans l’amour nous dit saint Jean de la Croix … et nous pourrons, avec confiance nous jeter dans les bras du Seigneur comme a su le faire avec confiance sainte Thérèse de l’enfant Jésus.

Dieu seul est juge (Ps 75,8),

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Dimanche 20 juin

LA TEMPÊTE APAISÉE : Évangile selon Saint Marc 4, 35-41

Commentaire

« Passons sur l’autre rive ». Une journée se termine pour le Seigneur et également pour ses disciples, une journée de labeur, de prise de parole, d’actions, de présence à l’autre pour appeler la foule à aller vers une nouveauté. Et puis, le Seigneur donne cette consigne à ses disciples, ses plus proches, en s’y incluant lui aussi : « Passons sur l’autre rive ». Les disciples le comprennent matériellement. Ils le prennent parmi la foule, le conduisent, le portent quasiment dans une barque [peut-être est-il exténué par les prises de parole du jour] … Ils vont passer, mais de quel passage s’agit-il vraiment ?

« Lui dormait sur le coussin à l’arrière » Le passage en quoi va-t-il consister ? Une continuité d’un lieu à l’autre, du point de départ au point d’arrivée, un simple déplacement géographique ou bien sera-ce un changement dans l’intérieur même de celui qui passe ? Alors si c’est cela, beaucoup doit changer, les personnes entrent forcément dans une incertitude, celle de leur propre devenir. Ceci demande, en fait, de s’ancrer dans la confiance envers un Autre qui va porter le passage… La tempête extérieure trouve une fonction de manifestation, de révélation de l’intérieur de chacun des protagonistes. Elle amène à distinguer l’attitude de celui qui fait confiance à l’évolution intérieure, et qui se laisse intérieurement déplacer sans être effrayé par les aléas extérieurs et l’attitude de ceux qui, pensant un changement extérieur, sont alors fortement perturbés par ces mêmes aléas externes.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? » Ce passage de l’Écriture, avec cette double position, pour nous lecteurs, est comme une « fable » qui vient nous aider à vivre vraiment le passage en nos propres existences, en nos situations. Grâce à ce récit, au cœur de l’épreuve extérieure, de ce qui m’arrive, et qui ne cesse de me rendre craintif, je puis réaliser que je suis en fait d’abord invité à consentir à une évolution intérieure, à un lâcher pris pour entrer dans une nouvelle manière d’être. Je découvre alors que le Seigneur est là avec moi et que, dans cette transformation intérieure, il me porte. Dès lors, je me situe différemment dans mon action, elle n’est plus simplement référée à moi, à mes résultats, elle devient coaction avec celui qui me conduit, me guide, m’escorte… J’entre en alliance avec Lui. Je me considère bien au-delà des actes posés, je m’attache à devenir sur mon vrai chemin d’humanité qui est celui de la fraternité universelle avec Lui.

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Samedi 19 juin

Commentaire :

La Parole de ce jour vient interroger la confiance que nous plaçons en Dieu. « Ne vous inquiétez pas… » (v25.27.28.31.34). L’inquiétude nous replie sur nous-mêmes, nous bouche tout l’horizon, devient obsession et ferme tout chemin possible, même à porter de main.

Un certain lâcher-prise n’est possible que dans une relation de confiance : « Votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela » (v30). Un certain lâcher-prise peut nous donner de redécouvrir le sens de la vie (v25), les valeurs qui nous habitent et nous guident (v26) et une juste relation à nous-mêmes, à Dieu et aux autres (v33).

En nous donnant à contempler les oiseaux du ciel et les lys des champs, Jésus nous invite à contempler la circulation du don pour que nous y entrions, y trouvions notre place et y participions dans la libre responsabilité qui est la nôtre.

COMMENTAIRE DE SAINT CYPRIEN SUR LA PRIÈRE DU SEIGNEUR

Le Maître de la prière



Qu’y a-t-il d’étonnant, frères bien-aimés, si le Seigneur nous a enseigné une telle prière, si notre Maître a résumé tous nos appels dans ces paroles qui nous sauvent ? Le prophète Isaïe l’avait prédit, lorsque, rempli de l’Esprit Saint, il parlait de la majesté et de la bonté de Dieu : C’est une parole parfaite, dit-il, qui contient toute justice, car, par toute la terre, Dieu fera entendre une parole brève. En effet, lorsque le Verbe de Dieu, notre Seigneur Jésus Christ, est venu pour tous les hommes, il a rassemblé savants et ignorants, pour donner à tout sexe et à tout âge des préceptes qui conduisent au salut. Et il a fait un magnifique condensé de ses commandements, pour que la mémoire n’ait pas trop de difficulté à retenir ; il a voulu qu’on puisse apprendre rapidement ce qui est nécessaire à une vraie foi.

Ainsi, pour enseigner ce qu’est la vie éternelle, il a résumé le mystère de cette vie avec une grande et divine concision en disant : La vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé Jésus Christ. De même il a recueilli, dans la Loi et les Prophètes, les commandements primordiaux : Écoute, Israël, dit-il, le Seigneur ton Dieu est l’Unique Seigneur. Et : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. C’est le premier commandement, et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’il y a dans la Loi et les Prophètes dépend de ces deux commandements. Et encore : Tout le bien que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le aussi pour eux : c’est la Loi et les Prophètes.

Le Seigneur nous a enseigné à prier non seulement par ses paroles mais aussi par sa conduite. Lui-même était fréquemment en prière et il nous montre par son témoignage l’exemple qu’il faut suivre. Il est écrit en effet qu’il se retirait dans les endroits déserts pour prier. Et aussi : Il s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. ~

Le Seigneur priait et demandait, non pour lui-même — quelle raison l’innocent aurait-il d’implorer pour lui-même ? — mais pour nos péchés ; il le montre bien lorsqu’il dit à Pierre : Satan a réclamé de vous passer au crible comme le froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne succombe pas. Et ensuite il implore son Père pour tous les hommes lorsqu’il dit : Je ne prie pas seulement pour ceux-ci, mais encore pour ceux qui accueilleront leur paroles et croiront en moi : Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi et je suis en toi ; pour qu’ils soient un en nous, eux aussi.

Elle est grande, la miséricorde et la bonté de Dieu en faveur de notre salut ! Il ne se contente pas de nous racheter par son sang, il faut encore qu’il prie pour nous ! Mais voyez donc ce que désire sa prière : comme le Père et le Fils sont un, que nous aussi demeurions dans l’unité.

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