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Mercredi 14 avril

Parole de Dieu : Jean 3,16-21

Commentaire :

Dieu a tellement aimé le monde » La vérité s’exprime droitement, elle se donne ainsi à connaître sans fard et artifice. Elle développe un axe sur lequel chacun peut s’appuyer, un axe qui se décline, ne cesse de se manifester. L’amour du Père entraine l’amour du Fils qui, revêtant l’humanité, continue à manifester cet amour qui ira jusqu’à l’extrême. Nous avons seulement à croire à la vérité de ce qui se manifeste, à se laisser toucher mouvoir, sauver…

« Dieu a envoyé son Fils dans le monde » la manière de se donner est sans calcul, simple expression de son être, manifestation, il n’y a là aucun préjugé, mais un don qui est don en retour de la vie que le Fils reçoit du Père. C’est le même mouvement que l’homme Jésus vit également. Recevoir et rendre, le secret du bonheur qui se vit en Dieu, c’est ce double mouvement auquel nous sommes appelés… Cette manière d’être rejaillit en nos manières de faire dans le monde… et cela éclaire le monde et toutes les autres créatures.

« La lumière est venue dans le monde » La lumière nourrit, fait grandir, fortifie, révèle. Elle constitue cet espace dans lequel nous pouvons être, nous développer dans l’échange. Les fissures se laissent voir, se laissent colmater, la coupe peut se remplir. Celle qui se tient au loin continue à se répandre et n’arrive pas à se remplir du principe de vie. Ainsi va le jugement… « Au rassemblement des justes, les méchants ne seront pas »… [Psaume 1].

Quatre pistes pour fortifier sa foi

La foi est un don, surnaturel et définitif, de Dieu. Il n’en demeure pas moins qu’il ne s’agit pas d’un don « magique ». Pistes pour la raffermir.
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Mardi 13 avril

Parole de Dieu : Jean 3,7-15

Commentaire :

«Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Je dois faire confiance à l’Esprit en ces temps apparemment confus et troubles. L’Esprit de Dieu nous surprend par des inspirations dont nous ne pouvons souvent pas expliquer l’origine : je prie pour être sensible à la présence de l’Esprit dans ma vie et dans le monde. Je demande de faire confiance à ces inspirations. 

« De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. » Tout à coup, Jésus proclame fortement qui il est : quiconque croit en lui lorsqu’il aura été élevé sur la croix aura la vie éternelle. Je demande à Jésus d’affermir ma foi en lui et en son pouvoir de me donner une vie épanouie.

Les trois excellentes raisons de se réjouir avec Jésus selon saint Augustin :

Le temps qui suit Noël est un temps privilégié où l’on se réjouit à la fois de la proximité de Jésus, de ce qu’il fait pour nous, mais aussi de ce qu’il est en lui-même.
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Lundi 12 avril

Parole de Dieu du jour : Jean 3,1-8

Commentaire :

Nicodème vient de nuit, il est dans l’obscurité, spirituellement aussi bien que physiquement. Les paroles de Jésus allument en lui une mèche qui brûle doucement et qui brillera de manière éclatante au moment le plus improbable. Après la Crucifixion, quand tout semble terminé, Nicodème se déclarera disciple en venant avec de la myrrhe et de l’aloès. Nicodème voulait savoir qui était Jésus ; il est allé le trouver pendant la nuit, probablement parce qu’étant pharisien, il craignait de le faire publiquement. Pourtant, Jésus l’a accueilli et il l’a pris très au sérieux. Comme Nicodème, nous pouvons être à la recherche de la vérité, tout en ayant peur de le faire ouvertement à cause de ce que les autres pourraient penser. Cependant, Jésus apprécie cette attitude de Nicodème. Comme lui alors, il me met au défi de « naître d’en haut ».

Je demande la grâce de savoir en quoi Jésus m’invite à naître « du souffle de l’Esprit », dans l’ensemble ou le détail des choses. Je veux faire de mon mieux pour accomplir sa volonté. Je prie en évoquant les paroles du pape François: «C’est précisément l’Esprit qui nous change, qui vient de toutes parts, comme le vent. Seul l’Esprit peut changer notre comportement, changer l’histoire de notre vie, changer notre appartenance également.»

MÉDITATION DU JOUR

Le secret de l’évangélisation

Si le propre de l’oraison est d’unir à Dieu, l’homme peut-il jamais être dans un meilleur état pour faire le bien, que lorsqu’il lui est plus uni ? C’est la raison pour laquelle les démons redoutent si fort l’oraison et les personnes d’oraison, parce que Dieu s’y trouve, et c’est l’unique chose qu’ils craignent. Ils se mettent peu en peine d’un directeur, d’un prédicateur, d’un missionnaire, s’ils aperçoivent qu’il a plus de l’esprit de l’homme que de l’esprit de Dieu ; ils se soucient peu de la science, en ayant davantage que les plus doctes ; ils se soucient peu de l’éloquence, des belles-lettres, des belles qualités naturelles ; ils sont mieux pourvus de toutes ces choses que ceux qui en sont les plus riches ; la faveur, le crédit, la naissance et tout ce que le monde estime ne leur fait point de peur. Ce qui les fait trembler, c’est Dieu, et ceux qui sont pleins de Dieu.

Henri-Marie Boudon

Archidiacre du diocèse d’Évreux, Henri-Marie Boudon († 1702) réforme avec énergie un clergé médiocre, s’attirant de nombreuses inimitiés. Calomnié et déposé avant d’être réhabilité, il finit sa carrière comme prédicateur en Lorraine, en Saxe et en Belgique. / Henri-Marie Boudon, Œuvres complètes, III, Paris, Migne, 1856, col. 162s.

Comment être miséricordieux au quotidien ?

La fête de la Miséricorde, ce dimanche 11 avril, est l’occasion de faire l’expérience de l’inépuisable tendresse de Dieu.

Le Dimanche de la miséricorde divine nous invite à découvrir plus profondément combien le Seigneur, « Dieu de tendresse et pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité » (Ex 34, 6), est saisi de compassion devant la misère de l’homme pécheur. Il ne repousse pas celui qui crie vers Lui et ne demande qu’une chose : que nous ayons la simplicité et l’audace – celle des petits enfants – de nous jeter dans ses bras, de recourir inlassablement à son amour. Plus nous percevons à quel point le Seigneur veut combler tout homme de sa miséricorde, plus nous nous sentons appelés à en être témoins.

Nous ne pouvons pas accueillir la miséricorde, sans être miséricordieux : Le plus terrible, ce n’est pas de pécher, mais de douter de la miséricorde : pour s’en convaincre, il suffit de comparer le désespoir de Judas et les larmes de Pierre après que l’un et l’autre ont trahi Jésus. L’un s’est pendu, l’autre s’est laissé réconcilier avec son Seigneur et est devenu le grand saint que l’on sait.

Nous ne pouvons pas accueillir la miséricorde, sans être miséricordieux à notre tour. « Pardonne-nous comme nous pardonnons », disons-nous dans le Notre Père. « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36), insiste Jésus, qui raconte pour mieux se faire comprendre encore, la parabole du débiteur impitoyable (Mt 18, 23-35) ; ce débiteur au cœur dur, que nous sommes tous, lorsque nous refusons de pardonner à nos frères alors que Dieu nous pardonne.

 La miséricorde est tendresse fidèle, une compassion : La miséricorde nous désarme. Au lieu de faire surgir en nous le jugement qui condamne, au lieu de mettre sur nos lèvres la parole qui enferme, elle ouvre nos cœurs à la misère de nos frères. « On ne donne Dieu que par rayonnement », disait Marthe Robin. On n’annonce la miséricorde qu’en la vivant, chaque jour, là où nous sommes.

La miséricorde n’est pas seulement le pardon. Il s’agit d’une tendresse fidèle, d’une compassion qui saisit la personne au plus profond de son être. Et ce, devant toute sorte de misère : celle du péché, bien sûr, mais aussi la faim, la soif, l’isolement, le désespoir, la privation de liberté, la douleur physique, la déchéance sociale. En somme, ce qu’énumère Jésus quand Il parle du jugement dernier : « J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais prisonnier, malade, étranger… » (Mt 25, 31-46) « Instruire, conseiller, consoler, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience. Les œuvres de miséricorde corporelle consistent notamment à nourrir les affamés, loger les sans-logis, vêtir les déguenillés, visiter les malades et les prisonniers, ensevelir les morts » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, § 2447)

La miséricorde n’est pas seulement le pardon. Il s’agit d’une tendresse fidèle, d’une compassion qui saisit la personne au plus profond de son être. Et ce, devant toute sorte de misère : celle du péché, bien sûr, mais aussi la faim, la soif, l’isolement, le désespoir, la privation de liberté, la douleur physique, la déchéance sociale. En somme, ce qu’énumère Jésus quand Il parle du jugement dernier : « J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais prisonnier, malade, étranger… » (Mt 25, 31-46) « Instruire, conseiller, consoler, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience. Les œuvres de miséricorde corporelle consistent notamment à nourrir les affamés, loger les sans-logis, vêtir les déguenillés, visiter les malades et les prisonniers, ensevelir les morts » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, § 2447)

On ne vit la miséricorde qu’en rejoignant l’autre dans sa misère : Les œuvres de miséricorde ne sont pas de « bonnes œuvres », au sens étriqué du terme. La tentation nous guette tous, de venir en aide à notre prochain du haut de notre vertu, de notre dévouement, de notre situation sociale, de nos moyens matériels. Mais alors, il ne s’agit pas de miséricorde ; car on ne vit la miséricorde qu’en rejoignant l’autre dans sa misère, ce qui passe, pour chacun de nous, par l’acceptation de notre propre misère. Ce n’est qu’en consentant à me reconnaître pauvre et pécheur devant Dieu, en me tenant devant Lui comme un pauvre, que je peux recevoir de Lui l’amour de miséricorde dont je pourrai, à mon tour, aimer mes frères. Il ne s’agit pas de faire du « paupérisme spirituel » en reniant mes capacités et mes richesses : il s’agit d’avoir bien conscience que je n’ai rien mérité, que tout m’a été donné gratuitement, et que je suis, fondamentalement, un « petit » qui doit tout à son Père.

 Cela se traduit, en particulier, dans toutes les tâches éducatives. La miséricorde est comme la tonalité de l’éducation chrétienne. Cette miséricorde qui nous rend patients, disponibles pour écouter et consoler, capables d’expliquer cinquante fois la même chose et de répéter indéfiniment les mêmes tâches, qui ouvre notre cœur et nos bras pour accueillir l’enfant prodigue et qui pardonne « soixante-dix fois sept fois ». Cette miséricorde qui nous fait, d’abord, nous recevoir de Dieu tels que nous sommes, sans nous irriter de nos propres limites. Notre autorité sera d’autant plus grande auprès de nos enfants qu’elle ne s’appuiera pas sur nos forces, mais sur le Seigneur. Et nous serons d’autant plus patients avec eux que nous nous en remettrons constamment, avec toutes nos faiblesses et nos erreurs, à son infinie miséricorde.

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Dimanche 11 avril

Deuxième dimanche de Pâques – Dimanche de la divine miséricorde

PAROLE DE DIEU : Évangile selon saint Jean 20, 19-31

Dans l’Evangile de ce jour, le verbe voir revient plusieurs fois : « Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur » (Jn20, 20). Ils dirent ensuite à Thomas : « Nous avons vu le Seigneur » (v.25). Mais l’Evangile ne décrit pas comment ils l’ont vu, il ne décrit pas le Ressuscité, il met seulement en évidence un détail : « Il leur montra ses mains et son côté » (v. 20). L’Evangile semble vouloir nous dire que les disciples ont reconnu Jésus ainsi : par ses plaies. La même chose est arrivée à Thomas : lui aussi voulait voir « dans ses mains la marque des clous » (v. 25) et croire après avoir vu (v. 27).

Malgré son incrédulité, nous devons remercier Thomas car il ne s’est pas contenté d’entendre dire par les autres que Jésus était vivant, ni même de le voir en chair et en os ; mais il a voulu voir dedans, toucher de la main ses plaies, les signes de son amour. L’Evangile appelle Thomas « Didyme » (v. 24), ce qui veut dire jumeau, et, en cela, il est vraiment notre frère jumeau. Car il ne nous suffit pas non plus de savoir que Dieu existe : un Dieu ressuscité mais lointain ne remplit pas notre vie ; un Dieu distant ne nous attire pas, même s’il est juste et saint. Non, nous avons besoin, nous aussi, de “voir Dieu”, de toucher de la main qu’il est ressuscité, et ressuscité pour nous. 

Comment pouvons-nous le voir ? Comme les disciples : à travers ses plaies. En regardant ces plaies, ils ont compris qu’il ne les aimait pas pour plaisanter et qu’il les pardonnait même s’il y en avait un parmi eux qui l’avait renié et qui l’avait abandonné. Entrer dans ses plaies, c’est contempler l’amour démesuré qui déborde de son cœur. Voilà le chemin ! C’est comprendre que son cœur bat pour moi, pour toi, pour chacun de nous. Chers frères et sœurs, nous pouvons nous estimer et nous dire chrétiens, et parler de nombreuses belles valeurs de la foi, mais, comme les disciples, nous avons besoin de voir Jésus en touchant son amour. C’est seulement ainsi que nous allons au cœur de la foi et, comme les disciples, nous trouvons une paix et une joie (cf. vv. 19-20) plus fortes que tout doute.

Thomas s’est exclamé après avoir vu les plaies du Seigneur : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (v. 28). Je voudrais attirer l’attention sur cet adjectif que Thomas répète : mon. C’est un adjectif possessif et, si nous y réfléchissons bien, il pourrait sembler déplacé de le référer à Dieu : Comment Dieu peut-il être à moi ? Comment puis-je faire mien le Tout Puissant ? En réalité, en disant mon nous ne profanons pas Dieu, mais nous honorons sa miséricorde, parce que c’est lui qui a voulu se “faire nôtre”. Et nous lui disons, comme dans une histoire d’amour : “Tu t’es fait homme pour moi, tu es mort et ressuscité pour moi, et donc tu n’es pas seulement Dieu, tu es mon Dieu, tu es ma vie. En toi j’ai trouvé l’amour que je cherchais, et beaucoup plus, comme jamais je ne l’aurais imaginé”. 

Dieu ne s’offense pas d’être “nôtre”, car l’amour demande de la familiarité, la miséricorde demande de la confiance. Déjà, au début des dix commandements, Dieu disait : « Je suis le Seigneur ton Dieu » (Ex 20, 2) et il confirmait : « Moi le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux » (v. 5). Voilà la proposition de Dieu, amoureux jaloux qui se présente comme ton Dieu. Et du cœur ému de Thomas jaillit la réponse : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». En entrant aujourd’hui, à travers les plaies, dans le mystère de Dieu, nous comprenons que la miséricorde n’est pas une de ses qualités parmi les autres, mais le battement de son cœur même. Et alors, comme Thomas, nous ne vivons plus comme des disciples hésitants, dévots mais titubants ; nous devenons, nous aussi, de vrais amoureux du Seigneur ! Nous ne devons pas avoir peur de ce mot : amoureux du Seigneur.

Comment savourer cet amour, comment toucher aujourd’hui de la main la miséricorde de Jésus ? C’est encore l’Evangile qui nous le suggère lorsqu’il souligne que, le soir même de Pâques (cf. v. 19), c’est-à-dire à peine ressuscité, Jésus, avant toute chose, donne l’Esprit pour pardonner les péchés. Pour faire l’expérience de l’amour, il faut passer par là : se laisser pardonner. Se laisser pardonner. Je me demande, ainsi qu’à chacun d’entre vous : est-ce que moi, je me laisse pardonner ? Pour faire l’expérience de cet amour, il faut passer par là. Est-ce que je me laisser pardonner, moi ? ‘‘Mais, mon Père, aller se confesser semble difficile…’’. Face à Dieu, nous sommes tentés de faire comme les disciples dans l’Evangile : nous barricader, les portes fermées. Ils le faisaient par crainte, et, nous aussi, nous avons peur, honte de nous ouvrir et de dire nos péchés. Que le Seigneur nous donne la grâce de comprendre la honte, de la voir non pas comme une porte fermée, mais comme le premier pas de la rencontre. Quand nous éprouvons de la honte, nous devons être reconnaissants : cela veut dire que nous n’acceptons pas le mal, et cela est bon. La honte est une invitation secrète de l’âme qui a besoin du Seigneur pour vaincre le mal. Le drame c’est quand on n’a plus honte de rien. N’ayons pas peur d’éprouver de la honte ! Et passons de la honte au pardon ! N’ayez pas peur d’éprouver de la honte ! N’ayez pas peur !

Il y a, en revanche, une porte fermée face au pardon du Seigneur, celle de la résignation. La résignation est toujours une porte fermée. Les disciples en ont fait l’expérience qui, à Pâques, constataient amèrement que tout était redevenu comme avant : ils étaient encore là, à Jérusalem, découragés ; le “chapitre Jésus” semblait clos, et après tant de temps passé avec lui, rien n’avait changé ; résignons-nous ! Nous aussi nous pouvons penser : “Je suis chrétien depuis si longtemps, et pourtant rien ne change en moi, je commets toujours les mêmes péchés”. Alors, découragés, nous renonçons à la miséricorde. Mais le Seigneur nous interpelle : “Ne crois-tu pas que ma miséricorde est plus grande que ta misère ? Tu récidives en péchant ? Récidive en demandant la miséricorde, et nous verrons qui l’emportera ! ” Et puis – celui qui connaît le Sacrement du pardon le sait – il n’est pas vrai que tout reste comme avant. A chaque pardon nous sommes ragaillardis, encouragés, car nous nous sentons à chaque fois plus aimés, davantage embrassés par le Père. Et quand, aimés, nous retombons, nous éprouvons davantage de souffrance qu’avant. C’est une souffrance bénéfique qui lentement nous éloigne du péché. Nous découvrons alors que la force de la vie, c’est de recevoir le pardon de Dieu et d’aller de l’avant, de pardon en pardon. Ainsi va la vie : de honte en honte, de pardon en pardon. C’est cela la vie chrétienne !

Après la honte et la résignation, il y a une autre porte fermée, blindée parfois : notre péché, le même péché. Quand je commets un gros péché, si moi, en toute honnêteté, je ne veux pas me pardonner, pourquoi Dieu devrait-il le faire ? Mais cette porte est verrouillée seulement d’un côté, le nôtre ; pour Dieu elle n’est jamais infranchissable. Comme nous l’apprend l’Evangile, il aime, justement, entrer “les portes étant fermées” – nous l’avons entendu –, quand tout passage semble barré. Là, Dieu fait des merveilles. Il ne décide jamais de se séparer de nous, c’est nous qui le laissons dehors. Mais quand nous nous confessons il se produit une chose inouïe : nous découvrons que précisément ce péché qui nous tenait à distance du Seigneur devient le lieu de la rencontre avec lui. Là, le Dieu blessé d’amour vient à la rencontre de nos blessures. Et il rend nos misérables plaies semblables à ses plaies glorieuses. Il y a une transformation : ma misérable plaie ressemble à ses plaies glorieuses. Car il est miséricorde et fait des merveilles dans nos misères. Comme Thomas, demandons aujourd’hui la grâce de reconnaître notre Dieu : de trouver dans son pardon notre joie, de trouver dans sa miséricorde notre espérance.                                                                                 

Pape François


https://www.donnons-lyon.catholique.fr/denier-de-leglise/je-donne-au-denier/
En sélectionnant la paroisse Saint Jean XXIII  ou à l’aide des enveloppes disponibles dans nos églises

LE COIN DES FAMILLES

Dimanche de la divine miséricorde

  • La foi de Thomas

https://www.theobule.org/video/la-foi-de-thomas-jn-20-19-29/767

  • A toi la parole / Zacharie et la foi de Thomas

https://www.theobule.org/video/zacharie-et-la-foi-de-thomas/770

  • La question de Théobule : comment Jésus est-il présent dans toutes les églises ?

https://www.theobule.org/video/comment-jesus-est-il-present-dans-toutes-les-eglises-en-meme-temps/771

  • Jeux et coloriage :  Fiches à imprimer

POUR ALLER PLUS LOIN :

 Voici quelques ressources en ligne sur la divine Miséricorde :

• vidéo « Sainte Faustine, secrétaire de la Miséricorde » :      https://www.youtube.com/watch?v=5ekJmFWE-7M

• bande-annonce du film Faustine, Apôtre de la Miséricorde : https://www.youtube.com/watch?v=O94LUfgnBM0

. chapelet de la Miséricorde divine : https://croire.la-croix.com/Definitions/Fetes-religieuses/La-divine-Misericorde/Dire-le-chapelet-de-la-Misericorde-Divine

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Samedi 10 avril

Parole de Dieu du jour : Marc 16,9-15

 Commentaire

Marie Madeleine a été la première personne à transmettre le message de la résurrection de Jésus, cependant, les disciples ne l’ont pas crue. Jésus leur reprochera leur incrédulité et leur obstination. Dans l’Église de notre temps, les femmes tiennent encore peu de place quant aux processus décisionnels. Prions l’Esprit de guider l’Église selon la volonté de Dieu.

Le passage d’aujourd’hui est l’appendice de l’Evangile de Saint Marc. Cela nous donne l’occasion de revoir notre expérience de la semaine de Pâques et de nous demander quel impact cette semaine a eu sur nous. Jusqu’à quel point avons-nous été capables de nous réjouir de façon désintéressée avec le Christ ressuscité?

Marie, la compagne parfaite du temps pascal 

Pour comprendre le sens de la Résurrection de Jésus dans nos vies, rien de tel que la compagnie de sa Mère, à qui il est permis de penser qu’elle dût être la première à le voir vivant.
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Vendredi 9 avril

Parole de Dieu du jour Jean 21,1-14

Commentaire

Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia ! Le temps a passé maintenant pour les disciples. Ce sont déjà certainement quelques semaines depuis qu’ils ont accueilli la nouvelle de la résurrection. Ils ont vu Jésus au cénacle, au soir de Pâques et une semaine plus tard. Leur vie a été effectivement transformée, mais après… ? L’évangile d’aujourd’hui nous les montre revenus à leur activité originelle, la pêche. Est-ce un retour à la case départ ou sont-ils animés par la volonté de vivre, d’une manière différente leur quotidien ? Sans doute y a-t-il un peu de deux. Les disciples peuvent peiner à réaliser, dans toute leur vie, les conséquences de ce qu’ils ont vécu. Ils ont aussi emmené dans leur quotidien cette présence et cette vie qui les animent de l’intérieur. Nous fêtons Pâques, nous aussi, depuis cinq jours. Comment avons-nous laissé cette joyeuse nouvelle de la résurrection s’enraciner en nous ? Sommes-nous retournés dans notre quotidien comme si de rien n’était, ou avons-nous déjà laissé la vie se diffuser en nous pour renouveler tout notre être, toute notre vie ?

                                                                                   Père Alain de Boudemange.

Saint Thomas

Connu pour avoir douté, Thomas était pourtant le plus courageux des disciples :

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Mardi 23 mars

Parole de Dieu du jour : Jean 8,21-30

Commentaire

La discussion avec les Pharisiens devient un vrai dialogue de sourds ! Les interlocuteurs de Jésus semblent ne jamais comprendre ce que leur dit Jésus et ce dernier ne semble pas faire un grand effort de pédagogie. Dans ce dialogue, comme dans quelques autres, nous ne pouvons comprendre quelque chose que si nous acceptons d’emblée de faire confiance à Jésus. Jésus nous propose simplement de vivre avec lui, dans la lumière de son Père, ou de nous refermer sur nous-mêmes et sur notre péché. Jésus nous offre gratuitement cette vie dans la lumière, mais il nous faut encore l’accepter et la choisir positivement. L’évangile d’aujourd’hui se termine, sur cette note positive de la foi de nombreux juifs, qui se laissent saisir par la vie dans laquelle Jésus les fait entrer. À nous aujourd’hui, à l’approche de la semaine sainte, de nous laisser entraîner dans la vie que Jésus veut renouveler en nous.

Neuvaine de prière à l’occasion de la solennité de l’Annonciation :

« Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu.  » Luc 1; 36-37  

Méditation du Père Benoit Roze – La Visitation déjà annoncé ici sera un retentissement de l’allégresse qui avait déjà envahi l’âme de la Vierge-Marie lors de l’Annonciation, depuis que l’ange Gabriel lui avait dit: « Réjouissez-vous! » C’était d’ailleurs au nom de tous les hommes que Dieu l’avait appelée à se réjouir. Sa joie était donc destinée à se diffuser. Lors de son entrée dans la maison d’Élisabeth, elle se communiquera de manière explosive par le magnificat.

Cette explosion d’allégresse sera d’autant plus forte qu’au cours de la route qu’elle parcourra, elle n’aura cessé d’accumuler et laisser se dilater la joie en son cœur.

Vierge Marie, refaites pour nous, dans le secret de notre âme, votre Visitation, que comme Élisabeth nous puissions gouter cette joie supérieure que vous donnez. Transmettez-nous ce même rayonnement que vous avez-vous-même reçu pour que nous puissions aborder notre prochain comme porteurs nous aussi de grâce.

Prions

Très Sainte Vierge Marie, vous qui avez donné le oui qui sauva notre monde, nous vous en prions, intercédez auprès du Seigneur pour que nous puissions lui adresser notre oui de chaque jour. Priez l’Esprit Saint votre époux, de susciter parmi vos enfants, des volontaires pour la mission, capables de répondre oui à l’appel de leurs frères pauvres. Obtenez-nous la grâce de travailler chaque jour à la construction du règne de votre divin fils Jésus. Amen