Lien paroissial mensuel

Mois d’Août

A qui irions-nous Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle. (Jn. 6,68)

Mois d’Août, vacances, changement d’activités et de rythme de notre quotidien, temps de rencontres en famille, avec des amis, lors des sessions spirituelles ; Dieu continue à nous faire grâce de sa présence au cœur de ce temps favorable. Il continue à marcher avec nous.  Accueillons cette présence avec foi. Sa parole nous accompagne. Et durant une bonne partie des dimanches de ce mois d’août, la liturgie de la Parole nous propose de méditer le chapitre sixième de l’Evangile selon Saint Jean, appelé le Discours sur le pain de vie.

Ce discours sur le pain de vie, nous invite tout d’abord à accueillir le don de Dieu avec foi et dans la confiance, pour savoir ensuite collaborer à l’accomplissement de la mission du Seigneur. Dieu nous fait confiance, il attend de nous que nous acceptions de mettre nos cinq pains et nos deux poissons à sa disposition, librement et avec joie, pour que le miracle se réalise au bénéfice d’un plus grand nombre de personnes. Dieu veut faire avec nous, parce qu’il nous fait confiance, parce qu’il nous veut co-acteurs.

Cependant nous savons aussi, qu’il n’est pas facile de nous saisir de nos cinq pains et deux poissons. C’est pourquoi, Jésus nous invite à demeurer en lui, pour apprendre auprès de lui, pour reconnaître en lui celui qui a les paroles de la vie éternelle.

Ce chapitre sixième Jean est comme un projet de vie qui peut nous accompagner durant ce temps au cœur de l’été. Aussi, la fête de la transfiguration, comme celle de l’Assomption, viennent comme pour nous aider à mieux rythmer notre cadence dans notre marche à la suite de Jésus, même en vacances.

En effet, la fête de la transfiguration nous donne de vivre un moment d’éternité. L’éternité qui fait irruption dans le temps, juste pour un temps. La nature qui brille de son plus bel éclat. Et sur le visage du Christ, on dirait un nouveau soleil, celui qui ne connaît pas de déclin.

Quant à la solennité de l’Assomption, qui se trouve être la synthèse de toutes les fêtes mariales, c’est la fête de la glorification de la Mère de Dieu, la Pâque de Marie. Marie, après avoir été intimement liée à la mission de son Fils sur la terre, est élevé à la gloire du ciel. Elle est le modèle de ce que l’Eglise et chacun de nous est appelé à devenir s’il laisse la grâce de Dieu transformer sa vie. Marie nous rappelle que la vie de la personne humaine ne s’achève pas comme une poignée de poussière, mais plutôt s’ouvre sur une éternité bienheureuse. Marie nous invite à l’humilité dans la foi et la charité.

Toutes ces étapes nous aideront certainement à vivre un pèlerinage intérieur, en nous préparant aussi au pèlerinage diocésain à la Roche, autour de notre pasteur, Mgr Olivier de GERMAY.

C’est par ces quelques paroles, que je voudrais nous inviter à passer un bel été dans le Seigneur, en continuant à porter notre cher Curé dans nos prières pour qu’il retrouve toute son énergie pour la rentrée.

Père Edgard DIÉMÉ

Informations paroissiales : message de notre curé, le père Frédéric BENOIST

Chers paroissiens

Un prêtre n’est pas plus solide que les autres, l’infarctus que je viens de faire « remet en place » ! Je dois la vie à deux pompiers et un médecin du Samu. Cela peut paraître banal, courant, mais quand cela nous arrive personnellement, on ne regarde plus le ciel, la nature et les autres de la même manière ….

Qu’il me soit permis par ces quelques lignes de rendre grâce. De remercier tous les chirurgiens, cardiologues, infirmier(e)s, aides soignant(e)s, qui m’ont soigné à l’hôpital à Tarbes. Me voilà revenu dans le Rhône, grâce à tout un service d’assistance. Et tout cela sans débourser un centime. Quelle chance d’être dans un pays comme la France, où pourtant semble-t-il rien ne va plus nous rabâchent les chaines continues d’information…

J’ai surtout été très soutenu par toutes les prières des uns et des autres. Je vous exprime ma plus sincère reconnaissance.  Jamais je ne me suis senti seul. Voilà qui me donne force pour bien mener la période de convalescence puis de rééducation que je vais avoir à vivre ces jours et semaines à venir. La paroisse me manque, mais tout s’organise au mieux, un confrère venant même passer quelques semaines parmi nous.  Le calendrier de la rentrée est un peu dans le flou, vous le comprendrez, mais au plus vite nous allons ensemble lancer le projet missionnaire que je souhaite vous proposer.

Je le redis, j’ai eu beaucoup de chance, j’ai une pensée particulière pour toutes les personnes qui sont souffrantes, dépendantes. Que le Seigneur leur donne toute sa force et son espérance pour affronter l’épreuve.

A tous un bon été, prenez soin de vous, et au plaisir de revoir au plus vite tous vos visages.  Vous pouvez me joindre si besoin par mail    fredbenoist@gmail.com   

 P. Frédéric Benoist

En raison de l’absence de notre curé des modifications sont à prévoir pour le mois d’août et septembre (les horaires de messes seront maintenus samedi 18h30 à Pontcharra / 9h dans les villages et 10h30 St André). Merci de respecter le repos nécessaire du père Frédéric et de ne pas lui téléphoner mais d’utiliser le mail si besoin.

Nous remercions les prêtres qui se mobilisent pour que les messes soient célébrées sur la paroisse ainsi que Monseigneur Gobillard qui célèbrera la messe anticipée de l’Assomption le samedi 14 août à 18h30 en l’église St Antoine de Pontcharra. Nous accueillerons le père ASSAGOU Constant la semaine du 9 août jusqu’à la fin du mois.

  • Intentions de messes en août : Possibilité de les déposer le jour même auprès de nos équipes (15mn avant min)
  • Maison paroissiale cure de Pontcharra, 7 place Jean XXIII du lundi 2 août au 25 août inclus : une permanence téléphonique est maintenue pour les urgences 06-14-64-04-20. Réouverture à l’accueil à partir du lundi 23 août à 9h -11h30 (Mardi /mercredi /jeudi et vendredi) et le samedi de 10h à 11h30)
  • Demande urgente de certificat de baptême : s’adresser directement aux notaires notaires.paroissetarare@gmail.com
  • RAPPEL BULLETIN MENSUEL : un seul bulletin en août
  •  ADORATION ET CONFESSION – Samedi 31 juillet et 7 août : attention pas d’exposition du saint Sacrement de 10h à 12h en l’église sainte Madeleine

Adoration

Samedi 14 et 21 août de 10h à 12h avec possibilité de faire une démarche du sacrement de la réconciliation.

Samedi 28 août de 10h à 11h sans possibilité de confession

  • CHAPELET : chaque mardi à 15h30 église de Pontcharra

MESSES DOMINICALES du dimanche 31 juillet au dimanche 29 août

Rappel : horaires des messes du dimanche à 9h en village et à 10h30 à l’église St André de Tarare

SAMEDI DIMANCHE

31 juillet 1er août18h ND de la Roche
Pas de Messe à Pontcharra
11h Valsonne  10h30 St André  
7-8 août
18h ND de la Roche
18h30 Pontcharra
 9h PAS DE MESSE10h30 St André  
14-15 août L’Assomption18h ND de la Roche
18h30 Pontcharra
célébrée par Monseigneur Gobillard
9h St Forgeux10h30 St André
21-22 août18h30 Pontcharra  9h St Clément-sous-Valsonne  
ND de la Roche (Pèlerinage diocésain) Messe 10h15 Célébrée par Monseigneur de GERMEY
pas de messe à St André
28-29 aoûtND de la Roche Pontcharra9h St Loup10h30 St André

MESSES EN SEMAINE :

  • Pas de messe ce jeudi 5 août puis messes
  • Les jeudis 13/20 et 27 août à 9h église Sainte Madeleine
  • Messe le vendredi 20 août 11h à l’église de Valsonne

10h15 messe présidée par Monseigneur Olivier de GERMAY

11h30 Bénédiction de la statue de Saint Joseph suivie de l’Angélus

12h exposition du St Sacrement

15h procession mariale et vêpres.

REPAS : à 13 € disponibles à partir de 12 h 30

au self voisin sur présentation des Pass Sanitaires

Repas à commander le matin même à l’accueil du Pèlerinage

LE COIN DES FAMILLES

   15 août fête de l’Assomption de la Vierge Marie

Vidéos

https://www.theobule.org/video/jean-et-le-magnificat/153

  • La question de Théobule / Pourquoi dit-on que Marie est la mère de Dieu ?

https://www.theobule.org/video/pourquoi-dit-on-que-marie-est-la-mere-de-dieu/71

Jeu / bricolage et coloriage

https://www.theobule.org/var/fichiers/image-jeu/jeu-a3s2s2-coloriage-marie-et-sa-cousine.jpg

Inscription / réinscription 2021-22 pour tous de 3 ans à la terminale

 Groupes d’éveil jusqu’aux ados si possible suivant votre lieu d’habitation

                                                         salle St Joseph de Pontcharra 21 rue Rollet

  • Samedi 11 septembre 14h 18h : Pôle Les Cerisiers (St Forgeux, St Romain de Popey, Ancy)

                                                          salle KT de St Forgeux (à côté de l’église)

  • Samedi 18 septembre 9h 12h : Pôle des Mousselines (Tarare) salle Belfort 24 rue Pelletier à Tarare
  • Samedi 25 septembre
  • Pôle des collines (Affoux, St Marcel l’Eclairé, Joux, Les Sauvages) salle de la mairie à St Marcel
  • : Pôle du Soanan ( Valsonne,, Dième, St Apollinaire, Saint Clément/ Valsonne )salle Jeanne d’Arc 45 route de Lyon à Valsonne

Contact : Evelyne Maënhaut e.maenhaut@lyon.catholique.fr

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Samedi 17 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 12,14-21

Commentaire :

La violence monte et Jésus choisit de se retirer.
Jésus ne reste pas dans une relation déjà vérolée par la violence, la malveillance et la haine.
Matthieu note qu’il ne part pas s’isoler, seul, loin des violents, des calculateurs mais que « beaucoup le suivent » et donc adhèrent à cette rupture.

« Vous n’aurez pas ma haine » affirma Antoine Leiris, journaliste, lorsqu’il perdit son épouse lors des attentats du Bataclan (un petit livre que je vous invite à lir). Il a pris distance de ce qui aurait pu lui nuire, intérieurement. La haine ravage en premier l’humanité de celui qui la porte. Beaucoup se retirent avant que la haine dévastatrice ne prenne le dessus.
« Le mal est à ta porte, mais tu peux le dominer » nous dit le Livre de la Genèse dans son déploiement.
Une des sagesses est de quitter, partir, mettre une distance de rupture lorsque l’on perçoit que la violence monte et va vers la mort relationnelle. Certains appelleront cela une fuite, une lâcheté…. Non ! regardons :
Jésus se retire et nous entraîne avec lui dans une quête paisible, qui ne fait pas beaucoup de bruits, qui ne fait pas la une des journaux, qui pourrait paraître lâche mais qui profondément, prend soin de cette faible flamme d’espérance qu’il fait grandir en chacun de nous. Rappelons-nous toujours dans les attitudes de Jésus ou ses paroles, son enseignement des Béatitudes.  P.FB

MÉDITATION DU JOUR

« Une vie totale »

Il faut absolument que nous entrions dans ce monde qui nous environne comme les témoins d’une vie totale, d’une vie harmonieuse, d’une vie où tous les aspects de l’existence sont intégrés : la matière et l’esprit, le déterminisme et la liberté, le monde et Dieu, en sachant que la liberté finalement, c’est la pensée atteignant son sommet en devenant une flamme de générosité. Nous sommes ici pour entendre la question que Dieu nous pose : « Et vous, que faites-vous de votre liberté ? » Nous sommes ici pour faire un choix entre la vie du parasite et celle du Créateur, entre la vie de l’homme qui sauve sa peau et qui l’entretient jusqu’à ce qu’elle claque, et l’homme qui choisit de devenir un héros et d’atteindre à la sainteté. Nos secours matériels, aussi nécessaires qu’ils soient, ne sont rien. Il faut ces engagements de tout nous-mêmes. L’héroïsme est pour tout le monde, la grandeur est la vocation de chacun, parce qu’en chacun de nous il y a ce trésor que la femme pauvre sentait vivre en elle et qu’elle brûlait de communiquer, lorsqu’elle disait : « La grande douleur des pauvres, c’est que personne n’a besoin de leur amitié. »

Maurice Zundel

Maurice Zundel († 1975), prêtre suisse, mena une vie de prédicateur itinérant en France et à l’étranger. Docteur en philosophie, mystique, poète, liturgiste, il est l’auteur de nombreux ouvrages. / Je ne crois pas en Dieu, je le vis, Paris, Le Passeur, 2017, p. 74-75.

TRAITÉ DE SAINT AMBROISE SUR LES MYSTÈRES

Le sacrement que tu reçois est produit par la parole du Christ

Nous constatons que la grâce a plus de puissance que la nature. Et cependant, nous mesurons encore la grâce de la bénédiction des prophètes. Si la bénédiction d’un homme a été assez puissante pour changer la nature, que dirons-nous de la consécration faite par Dieu, où ce sont les paroles mêmes du Sauveur qui agissent ? Car ce sacrement que tu reçois est produit par la parole du Christ. Si la parole d’Élie a été assez puissante pour faire tomber le feu du ciel, la parole du Christ n’aura-t-elle pas la puissance de changer la nature des éléments ? Tu connais cette parole, à propos des œuvres de l’univers entier : Il a dit et ce fut fait, il a ordonné et ce fut créé.La parole du Christ qui a pu faire de rien ce qui n’existait pas auparavant ne peut-elle donc pas changer les choses qui existent en ce qu’elles n’étaient pas ? Car il n’est pas moins difficile de donner aux choses leur première nature que de changer cette nature.

Mais pourquoi employer des raisonnements ? Employons des exemples concernant le Christ, et appuyons la vérité de ce mystère sur les mystères de l’Incarnation. Lorsque Jésus est né de Marie, était-ce à la suite d’un processus naturel ? Si nous examinons l’ordre de la nature, il est normal que la femme engendre après s’être unie à l’homme. Il est donc évident que la Vierge a engendré hors de l’ordre naturel. Eh bien, le corps que nous produisons, c’est le corps né de la Vierge. Pourquoi cherches-tu l’ordre naturel pour le corps du Christ, alors que l’enfantement du Seigneur Jésus par la Vierge est en dehors du cours de la nature ? Le corps du Christ dans le sacrement est vraiment la chair du Christ, celle qui a été crucifiée et ensevelie. Ce sacrement est donc vraiment le sacrement de sa chair.

Le Seigneur Jésus le proclame lui-même : Ceci est mon corps. Avant la bénédiction par les paroles célestes, on nomme une autre substance. Après la consécration, c’est son corps que l’on désigne. Lui-même parle de son sang. Avant la consécration, on parle autrement ; après la consécration, on nomme le sang. Et tu dis : « Amen », c’est-à-dire : « C’est vrai. » Ce que la bouche prononce, que l’âme le reconnaisse. Ce que la bouche exprime, que le cœur en ait la conviction. ~

Aussi l’Église, voyant une si grande grâce, exhorte ses enfants, exhorte ses amis à accourir vers les sacrements en leur disant : Mangez et buvez, mes amis, enivrez-vous, mes frères ! Ce que nous avons à manger et à boire, le Saint-Esprit l’a exprimé ailleurs par la bouche du prophète, en disant : Goûtez et voyez que le Seigneur est bon. Heureux l’homme qui met en lui sa confiance. Le Christ est dans ce sacrement, parce que celui-ci est le corps du Christ. Ce n’est donc pas une nourriture corporelle, mais une nourriture spirituelle. C’est pourquoi saint Paul dit, en parlant de sa préfiguration : Nos pères ont mangé un aliment spirituel, ils ont bu une boisson spirituelle. Car le corps de Dieu est un corps spirituel, le corps du Christ est le corps de l’Esprit divin, car le Christ est Esprit, comme dit l’Écriture : L’Esprit qui est devant nous, c’est le Christ Seigneur. Et nous lisons dans la lettre de Pierre : Le Christ est mort pour nous. Enfin, comme l’a rappelé le prophète, cette nourriture fortifie notre cœur et cette boisson réjouit le cœur de l’homme.

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Jeudi 15 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 11,28-30

Commentaire :

Jésus nous lance une invitation : « Venez à moi » (v.28). Et c’est un appel ouvert à tous, mais à la condition d’avoir besoin d’aide, d’avoir besoin de lui, de reconnaître que l’on ne peut pas faire tout seul.
Jésus s’adresse à tous ceux qui plient sous le poids du fardeau, sous le poids des soucis, sous le poids de la vie. Il se propose à tous ceux qui s’échinent sur le dur métier de la condition humaine.
Pourquoi à ceux là ?
Parce que Jésus est venu sauver, réparer, délivrer, ressusciter ; et que pour avoir lui-même embrasser la Croix de toute douleur, il est infiniment proche de toutes les détresses et souffrances humaines. Jésus ne propose pas de porter leur fardeau, mais de leur donner le sien, en les assurant qu’il est facile et léger (v.30).
Mais que signifie porter le joug du Christ ?
Sans doute se mettre à son école et à son exemple : à l’école du Père qui peut tout pour nous, et à l’école du frère qui attend tout de nous. Ainsi s’opère un double décentrement qui nous rend espérant et bienveillant, confiant et compatissant. Là est le levier de tout poids et de toute charge et surcharge, parce qu’à l’intérieur de nous quelqu’un d’autre que nous s’en est chargé.

La foi, c’est-à-dire la confiance et la fiabilité que nous accorderons à cette parole, est notre disposition à accueillir ce quelqu’un d’autre qui déjà travaille en nous. Elle n’est autre chose qu’un don en nous, pour nous tourner les uns vers les autres et apprendre à nous aimer, c’est-à dire nous porter les uns les autres.
Ainsi portés, nous nous engageons à porter. C’est cela qui allège et nous donne le cœur en repos, léger et content, non pas que nous portons moins (peut-être même que nous porterons plus !), mais différemment. P.FB

15 Juillet : Mémoire de saint Bonaventure, docteur de l’Eglise 

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