Le temps de l’été
Pour beaucoup l’été est synonyme de vacances, mais en fait, les vacances sont avant tout une réalité pour les enfants en âge de scolarité. Pour autant, dans nos villages, nous constaterons un rythme moins marqué du fait de la fermeture des écoles. Cette nouveauté de rythme est un appel à se réapproprier le temps. C’est le grand défi de notre époque : ne pas se laisser mener par le temps qui coule, mais être maîtres du temps offert par Dieu. Lors de notre baptême, nous avons été constitués, dans l’Eglise, prêtres, prophètes et rois.
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Ce mercredi, nous célébrons la fête du Patron principal de notre diocèse. St Irénée, 2° évêque de Lyon, succède à St Pothin mort en prison. Originaire de Smyrne en Asie Mineure, il est envoyé par son évêque à Rome et il y sera sacré évêque et envoyé à Lyon pour reprendre la charge de la petite communauté chrétienne écrasée par la violente persécution romaine de 177. Il mourra martyr à Lyon en 202 ou 204 et selon la tradition il est enterré dans la nécropole sur la colline qui jouxte celle de Fourvière. Une église sera édifiée sur son tombeau, église qui prendra son patronyme. Grand défenseur de la foi chrétienne face aux hérésies de son temps, il est, selon Benoît XVI, le « fondateur de la théologie catholique ».
Ce vendredi 23 juin, l’Église célèbrera la fête du Sacré Cœur. Nous sommes invités à lever les yeux vers Celui qu’ils ont transpercé et de contempler le côté ouvert du Christ, son Cœur empli d’amour pour tous les hommes. Jésus, à Paray le Monial, disait à Ste Marguerite Marie : « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes. » L’oraison de la fête exprime cela ainsi : « Seigneur notre Dieu, dans le cœur de ton Fils meurtri par nos péchés, tu nous prodigues les trésors infinis de ton amour ; permets qu’en lui rendant l’hommage de notre piété, nous lui rendions aussi les devoirs d’une juste réparation. » Adoration du Saint Sacrement (comme tous les vendredis de 14h à 16h) à la Crypte de l’église St André de Tarare et Messe à 17h à l’église de St Forgeux.
Au cours du XIII° siècle Ste Marie-Julienne du Mont Cornillon, en Belgique, bénéficia d’apparitions de Jésus lui demandant d’instituer une fête en l’honneur du Saint Sacrement de son Corps et de son Sang, le jeudi dans l’octave de la fête de la Sainte Trinité. Elle porta alors cette requête à l’archevêque de Liège qui institua cette fête dans son diocèse et communiqua cette demande au Pape. Celui-ci, Urbain IV, en 1264, l’étendit à l’église catholique en ayant demandé au grand théologien de ce siècle, St Thomas d’Aquin, de composer les textes de la Messe de cette fête, ainsi que les hymnes des offices du Bréviaire. En France, cette fête est transférée au Dimanche.