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Samedi 17 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 12,14-21

Commentaire :

La violence monte et Jésus choisit de se retirer.
Jésus ne reste pas dans une relation déjà vérolée par la violence, la malveillance et la haine.
Matthieu note qu’il ne part pas s’isoler, seul, loin des violents, des calculateurs mais que « beaucoup le suivent » et donc adhèrent à cette rupture.

« Vous n’aurez pas ma haine » affirma Antoine Leiris, journaliste, lorsqu’il perdit son épouse lors des attentats du Bataclan (un petit livre que je vous invite à lir). Il a pris distance de ce qui aurait pu lui nuire, intérieurement. La haine ravage en premier l’humanité de celui qui la porte. Beaucoup se retirent avant que la haine dévastatrice ne prenne le dessus.
« Le mal est à ta porte, mais tu peux le dominer » nous dit le Livre de la Genèse dans son déploiement.
Une des sagesses est de quitter, partir, mettre une distance de rupture lorsque l’on perçoit que la violence monte et va vers la mort relationnelle. Certains appelleront cela une fuite, une lâcheté…. Non ! regardons :
Jésus se retire et nous entraîne avec lui dans une quête paisible, qui ne fait pas beaucoup de bruits, qui ne fait pas la une des journaux, qui pourrait paraître lâche mais qui profondément, prend soin de cette faible flamme d’espérance qu’il fait grandir en chacun de nous. Rappelons-nous toujours dans les attitudes de Jésus ou ses paroles, son enseignement des Béatitudes.  P.FB

MÉDITATION DU JOUR

« Une vie totale »

Il faut absolument que nous entrions dans ce monde qui nous environne comme les témoins d’une vie totale, d’une vie harmonieuse, d’une vie où tous les aspects de l’existence sont intégrés : la matière et l’esprit, le déterminisme et la liberté, le monde et Dieu, en sachant que la liberté finalement, c’est la pensée atteignant son sommet en devenant une flamme de générosité. Nous sommes ici pour entendre la question que Dieu nous pose : « Et vous, que faites-vous de votre liberté ? » Nous sommes ici pour faire un choix entre la vie du parasite et celle du Créateur, entre la vie de l’homme qui sauve sa peau et qui l’entretient jusqu’à ce qu’elle claque, et l’homme qui choisit de devenir un héros et d’atteindre à la sainteté. Nos secours matériels, aussi nécessaires qu’ils soient, ne sont rien. Il faut ces engagements de tout nous-mêmes. L’héroïsme est pour tout le monde, la grandeur est la vocation de chacun, parce qu’en chacun de nous il y a ce trésor que la femme pauvre sentait vivre en elle et qu’elle brûlait de communiquer, lorsqu’elle disait : « La grande douleur des pauvres, c’est que personne n’a besoin de leur amitié. »

Maurice Zundel

Maurice Zundel († 1975), prêtre suisse, mena une vie de prédicateur itinérant en France et à l’étranger. Docteur en philosophie, mystique, poète, liturgiste, il est l’auteur de nombreux ouvrages. / Je ne crois pas en Dieu, je le vis, Paris, Le Passeur, 2017, p. 74-75.

TRAITÉ DE SAINT AMBROISE SUR LES MYSTÈRES

Le sacrement que tu reçois est produit par la parole du Christ

Nous constatons que la grâce a plus de puissance que la nature. Et cependant, nous mesurons encore la grâce de la bénédiction des prophètes. Si la bénédiction d’un homme a été assez puissante pour changer la nature, que dirons-nous de la consécration faite par Dieu, où ce sont les paroles mêmes du Sauveur qui agissent ? Car ce sacrement que tu reçois est produit par la parole du Christ. Si la parole d’Élie a été assez puissante pour faire tomber le feu du ciel, la parole du Christ n’aura-t-elle pas la puissance de changer la nature des éléments ? Tu connais cette parole, à propos des œuvres de l’univers entier : Il a dit et ce fut fait, il a ordonné et ce fut créé.La parole du Christ qui a pu faire de rien ce qui n’existait pas auparavant ne peut-elle donc pas changer les choses qui existent en ce qu’elles n’étaient pas ? Car il n’est pas moins difficile de donner aux choses leur première nature que de changer cette nature.

Mais pourquoi employer des raisonnements ? Employons des exemples concernant le Christ, et appuyons la vérité de ce mystère sur les mystères de l’Incarnation. Lorsque Jésus est né de Marie, était-ce à la suite d’un processus naturel ? Si nous examinons l’ordre de la nature, il est normal que la femme engendre après s’être unie à l’homme. Il est donc évident que la Vierge a engendré hors de l’ordre naturel. Eh bien, le corps que nous produisons, c’est le corps né de la Vierge. Pourquoi cherches-tu l’ordre naturel pour le corps du Christ, alors que l’enfantement du Seigneur Jésus par la Vierge est en dehors du cours de la nature ? Le corps du Christ dans le sacrement est vraiment la chair du Christ, celle qui a été crucifiée et ensevelie. Ce sacrement est donc vraiment le sacrement de sa chair.

Le Seigneur Jésus le proclame lui-même : Ceci est mon corps. Avant la bénédiction par les paroles célestes, on nomme une autre substance. Après la consécration, c’est son corps que l’on désigne. Lui-même parle de son sang. Avant la consécration, on parle autrement ; après la consécration, on nomme le sang. Et tu dis : « Amen », c’est-à-dire : « C’est vrai. » Ce que la bouche prononce, que l’âme le reconnaisse. Ce que la bouche exprime, que le cœur en ait la conviction. ~

Aussi l’Église, voyant une si grande grâce, exhorte ses enfants, exhorte ses amis à accourir vers les sacrements en leur disant : Mangez et buvez, mes amis, enivrez-vous, mes frères ! Ce que nous avons à manger et à boire, le Saint-Esprit l’a exprimé ailleurs par la bouche du prophète, en disant : Goûtez et voyez que le Seigneur est bon. Heureux l’homme qui met en lui sa confiance. Le Christ est dans ce sacrement, parce que celui-ci est le corps du Christ. Ce n’est donc pas une nourriture corporelle, mais une nourriture spirituelle. C’est pourquoi saint Paul dit, en parlant de sa préfiguration : Nos pères ont mangé un aliment spirituel, ils ont bu une boisson spirituelle. Car le corps de Dieu est un corps spirituel, le corps du Christ est le corps de l’Esprit divin, car le Christ est Esprit, comme dit l’Écriture : L’Esprit qui est devant nous, c’est le Christ Seigneur. Et nous lisons dans la lettre de Pierre : Le Christ est mort pour nous. Enfin, comme l’a rappelé le prophète, cette nourriture fortifie notre cœur et cette boisson réjouit le cœur de l’homme.

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Jeudi 15 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 11,28-30

Commentaire :

Jésus nous lance une invitation : « Venez à moi » (v.28). Et c’est un appel ouvert à tous, mais à la condition d’avoir besoin d’aide, d’avoir besoin de lui, de reconnaître que l’on ne peut pas faire tout seul.
Jésus s’adresse à tous ceux qui plient sous le poids du fardeau, sous le poids des soucis, sous le poids de la vie. Il se propose à tous ceux qui s’échinent sur le dur métier de la condition humaine.
Pourquoi à ceux là ?
Parce que Jésus est venu sauver, réparer, délivrer, ressusciter ; et que pour avoir lui-même embrasser la Croix de toute douleur, il est infiniment proche de toutes les détresses et souffrances humaines. Jésus ne propose pas de porter leur fardeau, mais de leur donner le sien, en les assurant qu’il est facile et léger (v.30).
Mais que signifie porter le joug du Christ ?
Sans doute se mettre à son école et à son exemple : à l’école du Père qui peut tout pour nous, et à l’école du frère qui attend tout de nous. Ainsi s’opère un double décentrement qui nous rend espérant et bienveillant, confiant et compatissant. Là est le levier de tout poids et de toute charge et surcharge, parce qu’à l’intérieur de nous quelqu’un d’autre que nous s’en est chargé.

La foi, c’est-à-dire la confiance et la fiabilité que nous accorderons à cette parole, est notre disposition à accueillir ce quelqu’un d’autre qui déjà travaille en nous. Elle n’est autre chose qu’un don en nous, pour nous tourner les uns vers les autres et apprendre à nous aimer, c’est-à dire nous porter les uns les autres.
Ainsi portés, nous nous engageons à porter. C’est cela qui allège et nous donne le cœur en repos, léger et content, non pas que nous portons moins (peut-être même que nous porterons plus !), mais différemment. P.FB

15 Juillet : Mémoire de saint Bonaventure, docteur de l’Eglise 

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Mercredi 14 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 11,25-27

Commentaire :

Lorsque Jésus prend la parole, il se fait bénédiction pour son Père.  Il a tout reçu du Père et dans ce tout, l’émerveillement a grande place. Depuis la Création, au commencement, Dieu bénit et s’émerveille de ce qui est donné, de ce qu’il pose dans sa sagesse dans le Fils par l’Esprit: « Dieu vit que cela était bon » (Genèse).

Jésus s’approprie cette louange dans cette attention trinitaire à ceux qui sont pour lui les plus intimes. Dieu révèle, Dieu se fait connaître et les plus petits le connaissent car ils trouvent en eux cette même disposition. Nous pouvons découvrir que ces petits sont avant tout chaque Personne de la Trinité. Le Père s’efface devant ces humains, leurs laissant toute liberté, et laisse son Fils devenir homme et remplir sa mission. Le Fils s’abaisse pour aimer les hommes jusqu’au bout et se retire pour laisser l’Esprit dire le Père. L’Esprit se fait présence discrète du Père dans la mission du Fils pour aider les hommes à advenir à leur humanité.

Entrons dans cette connaissance qui nous fera grandir dans notre identité de petits aux yeux de Dieu !

MÉDITATION DU JOUR

Ton bon plaisir

Le Fils qui connaît parfaitement le Père, rendant témoignage à son action, déclare dans une exultation spirituelle : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Et il ajoute comme pour assigner la raison de cette manière de faire : « Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. » Ton bon plaisir : telle est la raison totale et principale des événements. Après et sous cette cause première et suprême peuvent naître d’elle bien des causes diverses d’effets divers. Mais chercher, avant cette cause des causes, une autre cause de son existence, c’est, comme on dit, poursuivre le raisonnement au-delà de Dieu.

Bien-aimés, c’est parce que nous ignorons absolument comment celui qui n’a pas besoin de nos biens agrée ce que nous sommes censés faire de bien, que nous nous demandons avec tant d’effroi et d’anxiété si, dans toutes nos actions, nous sommes dignes d’amour ou de haine (cf. Qo 9, 1). Ces actions, à supposer que nous arrivions à savoir jusqu’à un certain point qu’elles sont bonnes, parce qu’elles lui plaisent, comment savoir, même alors, à qui elles doivent être utiles, profitables et bonnes, et si c’est à nous ou peut-être à d’autres ? Ce que le sage a fait n’est pas purement et simplement bon parce que plaisant à Dieu, ni bon pour les autres seulement, mais bon pour lui-même, parce qu’en cela lui-même a plu à Dieu.

St Isaac de l’Étoile

Isaac de l’Étoile († 1178), cistercien, théologien, philosophe, naquit en Angleterre, pria et vécut en Poitou puis à l’île de Ré. / Sermon 36, 5-6.8-9, trad. G. Salet, Paris, Cerf, Sources chrétiennes 207, 1974, p. 271-275.

Le pass sanitaire va-t-il être obligatoire dans les églises ?

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Mardi 13 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 11,20-24

Commentaire :

« Corazine, Bethsaïde, Capharnaüm : trois villes de la terre de Jésus, trois villes qui ont reçu la visite du Sauveur et ont ignoré sa parole. Jésus ne les condamne pas, mais il pleure sur elles. Il pleure sur leur aveuglement. Même les villes les plus pécheresses, jadis, ont su voir dans les miracles un appel de Dieu à changer de vie. Comment Capharnaüm, le premier lieu où Jésus a prêché et fait des miracles, a-t-elle pu l’ignorer ?
Cette rencontre a été manquée par manque d’ouverture. Pas par manque d’amitié ou d’amour pour Jésus ; on se souvient de sa famille accompagnée de ses amis et relations, venir le protéger de lui-même et tenter de le faire rentrer discrètement à la maison, avant qu’il n’ait totalement perdu la tête. L’égarement ne vient pas d’un manque d’intérêt mais d’une relation mal située. Capharnaüm a donné un toit au Messie mais ne s’est pas située en créature face au Créateur, en pécheur face au Sauveur, en disciple face au Maître.
Ce mystère d’aveuglement est le mystère de notre propre relation à Dieu. La ville, nous le savons, est la personnification du peuple qui l’habite. Elle représente l’âme sous un mode d’intimité et de profondeur. Les villes sur qui Jésus pleure ce sont donc ses amis, ses familiers, nous. Tous ceux qui l’aiment mais qui ne lui donnent pas la possibilité de leur apprendre à l’aimer vraiment. » Homélie attribuée à Saint Jérôme.
Aujourd’hui, entrons dans l’intimité de cette union, accueillons-le en notre vie, à l’intérieur de nos remparts comme l’Envoyé !

13 Juillet : apparitions à Notre Dame de Fatima.

La sainte Vierge Marie est apparue en 1917 à trois petits bergers portugais de Fatima. Elle s’est entretenue avec eux durant plusieurs mois avant de dévoiler une vision miraculeuse à une centaine de témoins.  

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Samedi 10 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 10,24-33

Commentaire :

« Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé ». Dans cet enseignement, Jésus donne une clé importante pour nous-mêmes et pour la mission. Il nous faut d’abord nous rappeler que, pour nous-mêmes, tout sera dévoilé. Bien sûr, il ne s’agit pas de pratiquer une sorte d’exhibitionnisme spirituel, mais de vérifier que tout ce que nous vivons est « présentable » au Seigneur. Y a-t-il des aspects de notre vie que nous préfèrerions cacher au Seigneur ? Cette clé est également utile pour la mission : ce que nous avons eu la grâce de connaître de Dieu ne nous est pas réservé. Nous pouvons facilement être tentés de nous réserver l’Évangile, dans des cercles plus ou moins restreints. L’Évangile est une bonne nouvelle qui ne peut être cachée, mais qui doit être répandue avec la plus grande ouverture.

Père Alain de Boudemange

MÉDITATION DU JOUR

Parler sans crainte

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Vendredi 9 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 10,16-23

Commentaire :

La persécution du disciple, ce n’est pas nouveau dans les discours et les enseignements de Jésus, lui-même est un exemple pour nous : il a été rejeté, persécuté, poursuivi dans ses moindres gestes et paroles, surveillé, piégé, haï, livré, mis à mort mais ressuscité ! Le sort du disciple est celui de son maître.

Jésus n’est pas quelqu’un qui aime nous faire souffrir, certainement non. La persécution n’est pas seulement celle que subit nos frères et sœurs chrétiens en Syrie, Irak, et d’autres pays. Il s’agit d’une grande exigence dans la vie du croyant, celle de se donner jusqu’au bout, de ne pas se laisser engloutir par l’esprit du monde et du mal dans tout ce qu’il renferme de perversité et de mensonge, d’injustice et de violence, d’athéisme et de perte des valeurs chrétiennes, même a l’intérieur de l’église. Il s’agit d’une telle vigilance et d’endurance pour témoigner de Celui qui nous a tant aimés.

C’est le combat de la foi qui est de taille, et qui figure dans la Règle primitive de l’Ordre du Carmel, qu’on retrouve dans la lettre de Saint Paul aux éphésiens : « rendez-vous puissants dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. Revêtez l’armure de Dieu pour pouvoir résister aux manœuvres du diable … Tenez-vous donc debout, avec la Vérité pour ceinture, la Justice pour cuirasse et pour chaussure le Zèle à propager l’Evangile de la paix … » (Ep 6, 10-20).

MÉDITATION DU JOUR

« La vérité ne rougit de rien, sinon de n’être pas révélée »

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Jeudi 8 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 10,7-15

Commentaire :

Jésus en s’adressant aux apôtres et leur donnant leur programme de mission, ne s’embarrasse pas d’enrober sa demande : une dizaine d’impératifs pleuvent sur eux et les ordres tombent. Proclamez ! Guérissez ! Ressuscitez ! Purifiez ! Expulsez ! Donnez ! Ne vous procurez pas !Informez-vous ! Restez là ! Saluez ! Que votre paix vienne ! Que votre paix retourne ! Sortez ! Secouez ! Ce sont des actions à mener dans l’urgence du royaume qui vient, plus ou moins difficiles à réaliser.
La clef de la réussite semble être : « Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement » (v.8). Comme saint Paul annonçait la Bonne Nouvelle et enseignait ce qu’il avait lui-même reçu (1Co 15,3), il n’y a rien à faire ni à donner hors de ce que nous avons déjà accueilli et reçu.
C’est rassurant parce que cela nous décentre de nous-même d’un certain savoir ou savoir-faire personnel et surtout cela nous fait passeurs.
La dynamique du royaume nous rend généreux et bon. Il n’y a rien à garder pour soi, tout est à donner jusqu’au dépouillement suprême vécu par le Christ qui nous fera nous donner nous-mêmes.

MÉDITATION DU JOUR

Annoncer l’Évangile

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Mercredi 7 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 10,1-7

Commentaire :

À l’heure de l’universalisme de la mission, il peut nous paraître difficile d’entendre les instructions de Jésus à ses douze disciples tout fraîchement appelés. Si la mission semble ciblée, elle n’est pas pour autant restreinte.
Notons en premier lieu que Jésus n’a pas appelé hors de son peuple, mais à l’intérieur de sa communauté ceux qui lui plaisaient, ceux qui croient déjà au Dieu unique, ceux familiarisés avec la la Parole de Dieu, la prière et la communauté … sinon, qu’auraient-ils pu proclamer et annoncer de l’alliance, du salut, de la création ?
La conversion vient tout d’abord d’un petit noyau de l’intérieur.
Jésus nuance aussitôt ses deux premiers interdits : « Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » (v.06). L’adverbe « plutôt » indique une préférence et un degré mais pas forcément une exclusion.
Le noyau va pouvoir attirer d’autres électrons et élargir son champ missionnaire. Jésus ne confine pas ses premiers apôtres à l’intérieur de la maison.
Et enfin, ne pas aller vers les païens et ne pas entrer chez les Samaritains, ce n’est pas forcément ne pas les voir et ne pas les rencontrer, car eux-mêmes peuvent quitter leurs villages et se trouver justement sur les routes et aux carrefours de la bonne nouvelle où les disciples sont envoyés :
« Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche » (v.07).
La mission est ciblée, concentrée en son noyau dur, non pour qu’elle implose, mais pour qu’elle rayonne. P.FB

Cinq façons de rester connecté à Dieu pendant les vacances :

Vous prenez des vacances ou quelques jours de repos bien mérités cet été ? Voici cinq manières d’en profiter tout en restant connecté à Dieu.

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Mardi 6 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 9,32-38

Commentaire :

 Ce passage d’Évangile fait penser à la création telle qu’elle fut écrite dans le livre de la Genèse. Je retiens deux mouvements qui remettent en cause l’attitude des pharisiens : « jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël »

Sortir pour annoncer
Dieu sort. Dieu sort pour autre chose, pour créer, pour se dire dans sa création.
Jésus sort. Le texte en grec est écrit ainsi : «Comme il sortait, voici qu’on lui présenta un humain sourd-muet possédé d’un démon ». Dans ce texte biblique, on ne sait pas bien d’où sort Jésus. Or Jésus vient de guérir deux aveugles qui, une fois guéris, « sortent » pour « répandre sa renommée dans toute la contrée».
« Sortir » serait donc un mouvement qui exprime que Dieu s’est ouvert à l’humain.

La parole pour s’émerveiller
Pour poser son premier acte de création, Dieu advient à la parole : « Dieu dit ‘Que la lumière soit’ ». Il crée à l’homme à son image comme un être capable de dire et Dieu s’en émerveille : « Dieu créa l’homme et la femme à son image…il les bénit. Il vit tout ce qu’il avait créé : cela était très bon ».
Or les foules qui voient Jésus guérir le sourd-muet s’émerveillent, comme Dieu s’est émerveillé devant sa création !

Les pharisiens sont parfois déroutants par leur aveuglement et leur incapacité à poser une parole d’émerveillement qui dise Dieu. Il semble bien qu’ils ne sachent pas ouvrir leurs regards.
Aujourd’hui, sortons à la rencontre de Dieu pour dire cette Bonne Nouvelle qui nous émerveille !

MÉDITATION DU JOUR

Quelqu’un lutta avec lui

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Lundi 5 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 9,18-26

Commentaire :

La foi, autant celle de la malade que celle du Rabbin de la synagogue, est frappante. Jésus lui répond généreusement. Cette foi profonde contraste fortement avec les joueurs de flûte et la foule qui se moquent de la déclaration de Jésus comme quoi la jeune fille n’est pas morte, mais qu’elle dort.

Jésus se rapproche à merveille des gens qui ont la foi. La foi établit une relation forte entre Jésus et nous-mêmes, et c’est ainsi que son énergie se répand sur nous. Je prie pour le genre de foi que le chef de la synagogue et la femme malade ont montré.

À qui dois-je m’identifier sur cette scène surpeuplée? Suis-je comme le dirigeant désespéré ou la femme malade? Ou suis-je comme les gens qui se sont moqué de Jésus parce qu’ils n’avaient pas foi en lui? Ou est-ce que je demande à Jésus simplement de me laisser le toucher, ou de me prendre par la main et m’emmener à la vie? Cet événement remet en cause la profondeur de ma propre foi en la puissance du Christ, qui peut également changer efficacement ma vie, mais il faut que je me tourne vers lui.

SERMON DE SAINT AUGUSTIN 
SUR L’ANCIEN TESTAMENT

« Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé »



Mon crime, dit David, moi, je le reconnais. Si moi, je reconnais, c’est donc à toi de fermer les yeux. Ne prétendons aucunement que notre vie est vertueuse et que nous sommes sans péché. Pour que notre vie mérite l’éloge, demandons pardon. Les hommes sans espérance, moins ils font attention à leurs propres péchés, plus ils sont curieux des péchés d’autrui. Ils ne cherchent pas ce qu’ils vont corriger, mais ce qu’ils vont critiquer. Et puisqu’ils ne peuvent pas s’excuser, ils sont prêts à accuser les autres. Ce n’est pas l’exemple de prière et de satisfaction envers Dieu que nous donne le psalmiste lorsqu’il dit : Car mon crime, moi, je le reconnais ; et mon péché est toujours devant moi. Celui-là n’était pas attentif aux péchés d’autrui. Il invoquait son propre témoignage contre lui-même, il ne se flattait pas, mais il s’examinait, il descendait profondément en lui-même. Il ne se pardonnait pas et c’est justement pour cela qu’il pouvait demander sans impudence d’être pardonné.

Tu veux te réconcilier avec Dieu ? Apprends à te comporter de telle sorte que Dieu se réconcilie avec toi. Remarque ce qu’on lit dans le même psaume : Car, si tu avais voulu un sacrifice, je te l’aurais bien offert ; tu ne prendras pas plaisir aux holocaustes. Tu n’auras donc pas de sacrifice ? Tu n’auras rien à offrir, tu n’auras aucune offrande pour te réconcilier avec Dieu ? Écoute la suite, et dis à ton tour : Le sacrifice pour Dieu, c’est un esprit brisé. Le cœur brisé et humilié, Dieu ne le méprise pas. Après avoir rejeté ce que tu offrais, tu as trouvé quelque chose à offrir. Tu voulais offrir, comme tes pères, des animaux immolés, ce qu’on appelait des sacrifices. Si tu avais voulu un sacrifice, je t’en aurais bien offert. Ce n’est donc pas cela que tu cherches, et pourtant c’est un sacrifice que tu cherches.

Tu ne prendras pas plaisir aux holocaustes, dit-il. Ainsi donc, parce que tu ne prendras pas plaisir aux holocaustes, tu resteras sans sacrifice ? Pas du tout ! Le sacrifice pour Dieu, c’est un esprit brisé ; le cœur brisé et humilié, Dieu ne le méprise pas. Tu possèdes de quoi offrir. N’inspecte pas un troupeau, n’arme pas des navires et ne franchis pas la mer jusqu’à des régions lointaines pour en rapporter des aromates. Cherche dans ton cœur ce qui peut plaire à Dieu. Il faut briser ton cœur. Ne crains pas qu’il en meure ! On te le dit ici : Ô Dieu, crée en moi un cœur pur. Pour que soit créé un cœur pur, il faut briser le cœur impur.

Il faut nous déplaire à nous-mêmes quand nous péchons, parce que les péchés déplaisent à Dieu. Et puisque nous ne sommes pas sans péché, nous ressemblerons à Dieu au moins en ce que le péché nous déplaît, comme à lui. Pour une part tu seras uni à la volonté de Dieu, car ce qui te déplaît en toi, c’est ce que déteste celui qui t’a créé.

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Lien paroissial mensuel

Juillet 2021

Juillet-Août, la grande coupure des vacances, la fin des activités dans beaucoup de domaines… le repos après tout le labeur…. Pour autant, cette année scolaire a été très compliquée avec plusieurs coupures forcées, d’aménagements des plannings, « des jauges », à cause de la crise sanitaire. Osons le dire tout cela a été épuisant, sans doute plus moralement que physiquement….

En ce début d’été, j’ai une pensée particulière pour tous les enseignants et éducateurs de nos enfants et de nos jeunes. Ils ont eu une année difficile avec les emplois du temps et les activités contrariés par les événements de la pandémie. Bonnes vacances à vous chers enseignants.

Ma pensée va aussi vers tous nos soignants, l’année a été aussi très éprouvante, dans les hôpitaux, les centres de soins, les maisons de retraites… Je ne veux oublier aucun soignant, infirmier(e), aide-soignant(e) : Bonnes vacances à vous tous et merci.

Il y a aussi toutes nos familles, la gestion de la vie professionnelle et familiale, n’a certainement pas été toujours simple : Bonnes vacances à toutes nos familles.

Je pense enfin « à tous ancien(nes)… souvent sollicités, mais qu’il fallait aussi protéger… C’est peut-être vous que l’on sollicite maintenant en cette période estivale… Bonnes rencontres familiales.

Et sur notre paroisse, dans notre famille Eglise, certain(e)s d’entre nous vont peut-être s’absenter, d’autres rester. L’année a aussi été difficile pour notre communauté, avec l’impossibilité de se réunir ensemble comme on l’aurait voulu, d’organiser toutes les activités nécessaires notamment pour nos plus jeunes. Mais la mission n’a pas été vaine pour autant. J’ai voulu nous inviter, par le bulletin quotidien, à nous

recentrer sur la prière au quotidien. La foi est une force pour traverser les joies et les épreuves. Dans cette période éprouvante, la Parole de l’Evangile, chaque jour, nous appelle à l’espérance. Nous allons continuer sur ce chemin de la prière les uns pour les autres les uns avec les autres. Ce mois de juillet, où je prends congé de vous, je vais aller prêcher deux retraites spirituelles, l’une en Bretagne dans une communauté de moniales de la règle de saint Augustin, l’autre à Lourdes, dans le centre spirituel de l’Assomption. Ce sont de moments importants en plus dans mon ministère. Je vous porterai dans ma prière.

Sur notre paroisse, au mois d’août, nous allons nous confier à la prière de Marie. Le 1er Août à la fête de Grévilly, le 15 Août après-midi à Notre Dame de Salette à Joux, le 22 Août au traditionnel pèlerinage diocésain à Notre Dame de la Roche, où notre archevêque, monseigneur de Germay, viendra présider la messe.

Déjà pointent les projets de la rentrée de septembre. Les inscriptions pour tous les enfants et les jeunes (éveil à la foi, catéchèse, aumônerie des collèges et lycées) se feront les samedis dans les différents pôles de notre paroisse. Le dimanche 12 Septembre sera notre messe de rentrée paroissiale, je serai officiellement installé comme curé de la paroisse par monseigneur Gobillard. Enfin, le vendredi 17 Septembre, à 20h en l’église sainte Madeleine, je souhaite que nous soyons très nombreux à l’assemblée paroissiale durant laquelle je présenterai le projet pastoral pour notre Eglise locale. Chaque baptisé est concerné, et sera écouté et invité à réagir. 

Demandons au Seigneur, durant cet été, qu’il nous enracine et nous confirme par son Esprit, dans tous les appels et les sollicitations dont nous devrons continuer à répondre jour après jour.

Je vous assure de ma prière

                                                                                                                                                                            Père Frédéric Benoist

Annonces des baptêmes de juillet

  • Samedi 3 juillet à 16h30 à Pontcharra : Théo RAMPAL.
  • Dimanche 4 juillet à 11h30 à Tarare : Chloé CHAMPIN-GAUTIER.
  • Dimanche 4 juillet à 12h à la chapelle de Grévilly (St Forgeux) : Lina MAILLOT & Alice JUNET.
  • Samedi 10 juillet à 10h00 à Ancy : Liam BRULLIARD VALOT.
  • Samedi 10 juillet à 17h Eglise Ste Madeleine : Maxence et Ambre BRAILLON
  • Dimanche 11 juillet à 11h30 à St Loup : Jade REYNAUD, Abby & Maé PETOUX.
  • Dimanche 11 juillet à 12h à Pontcharra : Fanny COQUARD
  • Samedi 17 juillet 17h à Pontcharra : Mélina MAYNAUD ; Jade GISBOURG
  • Dimanche 18 juillet 11h30 à Pontcharra : Jazon FAYARD
  • Dimanche 25 juillet 11h30 à la Chapelle de Grévilly : Lysia CERVOS
  • Dimanche 25 juillet 11h30 à Ancy : Manon BOUCHET

Informations paroissiales

  • la permanence du lundi au vendredi de 9h à 11h30 et le samedi de 10h à 11h30 est assurée en juillet. En Août, la maison paroissiale sera fermée à l’accueil en raison de vacances du lundi 2 août au 25 août inclus. Le père Edgard sera présent en juillet et le père Frédéric en août.  
  • en juillet et août – Un seul bulletin mensuel sera édité l’un début juillet et l’autre pour août.
  • Samedi matin : exposition du saint Sacrement de 10h à 12h en l’église sainte Madeleine avec possibilité de faire une démarche du sacrement de la réconciliation.

MESSES DOMINICALES du dimanche 4 juillet au dimanche 1er août

Rappel : horaires des messes du dimanche à 9h en village et à 10h30 à l’église St André de Tarare

HorairesSamedi 18h00 ND de la Roche 18h30 PontcharraDimanche
9h 10h30 St André
3-4 juilletND de la Roche PontcharraLes OlmesSt André
10-11 juilletND de la Roche PontcharraValsonneSt André
17-18 juilletND de la Roche PontcharraJouxSt André
24-25 juilletND de la Roche PontcharraSt Romain-de-PopeySt André
31 juillet 1er aoûtND de la Roche PontcharraDareizéSt André

MESSES EN SEMAINE : Chaque jeudi à 9h église Sainte Madeleine

LE COIN DES FAMILLES

Inscription 2021-22 pour tous de 3 ans à la terminale

La paroisse St Jean XXIII propose un groupe pour les enfants et les jeunes en fonction de leur âge de 3 ans à la terminale. Parce que votre enfant se pose des questions sur sa vie, sa relation aux autres, sur le monde, sur Dieu, il est important de les prendre en compte et de l’accompagner. La proposition a été repensé en équipe avec le père Frédéric BENOIST , curé pour mieux répondre à leurs attentes, à vos attentes. Ainsi, avec vous, votre enfant vivra des temps de rencontre en groupe, des rassemblements par niveau, des actions de solidarité …Un nouveau parcours sera proposé en cette rentrée pour les enfants de primaire et pour les ados des nouveautés par tranche d’âge, des sorties, un engagement solidaire…

Pour découvrir, se renseigner, s’inscrire nous vous donnons rendez-vous en septembre à la date correspondant à votre lieu d’habitation (en cas d’indisponibilité vous pouvez bien sûr vous rendre sur un autre lieu).  Le caté sera pour lui une chance en plus pour grandir, s’épanouir et être heureux. Notre souhait est de permettre une catéchèse de proximité avec une proposition dans votre ville ou village

  • Samedi 4 septembre 14h 18h : Pôle VAL DE TURDINE (Pontcharra, St Loup, Dareizé, Les Olmes) salle St Joseph de Pontcharra 21 rue Rollet
  • Samedi 11 septembre 14h 18h : Pôle Les Cerisiers (St Forgeux, St Romain de Popey, Ancy) salle KT de St Forgeux (à côté de l’église)
  • Samedi 18 septembre 9h 12h : Pôle des Mousselines (Tarare) salle Belfort 24 rue Pelletier à Tarare
  • Samedi 25 septembre * 9h 12h :Pôle des collines (Affoux, St Marcel l’Eclairé, Joux, Les Sauvages) salle de la mairie à St Marcel * 14h 18h : Pôle du Soanan salle Jeanne d’Arc 45 route de Lyon à Valsonne

En vous souhaitant un bel été, nous restons disponible .

Contact : Evelyne Maënhaut e.maenhaut@lyon.catholique.fr

Dimanche 1 er août :Fête paroissiale à notre Dame de Grevilly

Pour ceux qui veulent : marche vers Notre dame de Grevilly.

Rendez-vous à 10 h30 place de la mairie à saint Forgeux

12 h : temps de prière devant la chapelle

12 h 15 : apéritif

 13 h : pique-nique (apporte par chacun)

 15 h : messe votive à Notre Dame du mont Carmel

16 h : fin

Mgr Olivier de Germay a reçu le pallium

Mardi 29 juin, en la solennité des saints Pierre et Paul, Mgr Olivier de Germay a reçu le pallium des mains du pape François, en tant qu’archevêque métropolitain.

Comme le veut la tradition en la Solennité des saints Pierre et Paul, le Pape François a remis les pallia bénis aux archevêques métropolitains nommés au cours de l’année. Le pallium remis à 12 archevêques métropolitains

Qu’est-ce que le pallium ?

Traditionnellement tissé à Rome par des religieuses du couvent Sainte Agnès, le pallium est une fine écharpe de laine blanche d’agneau. Il symbolise le pouvoir pontifical et l’union étroite des archevêques avec le Pape. Avant leur bénédiction, les pallia sont placés auprès du tombeau de Pierre. Au moment de recevoir le pallium, les archevêques prononcent un serment solennel de fidélité au Souverain Pontife devant le tombeau de saint Pierre.

Dans une lettre envoyée à toutes les nonciatures apostoliques et datée du 12 janvier 2015, le maître des cérémonies pontificales, Mgr Guido Marini, avait fait connaître la décision du Pape de changer la façon dont le pallium est remis aux nouveaux archevêques métropolitains. Les Églises sont ainsi appelées à être plus impliquées dans la remise du pallium : ce n’est plus le Pape qui impose les pallia pendant cette célébration romaine, ils sont bénis et remis, mais imposés aux nouveaux archevêques dans leur Église locale, sauf exception.

Un office est prévu pour cet évènement le 26 septembre à la cathédrale St Jean Baptiste

Lire la suite https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2021-06/pallium-pallia-remis-douze-archeveques-pape-francois-pierre-paul.html

A NOTER pour la rentrée

  •  Dimanche 12 septembre 10h St André: messe (unique) de rentrée et d’installation de notre curé célébrée par Mgr GOBILLARD 
  • Vendredi 17 septembre 20h Eglise Ste Madeleine  :Tous les baptisés sont invités à participer à cette assemblée. Le père Frédéric présentera l’orientation pastorale. Venons nombreux notre participation est essentielle
  • Jeudi 7 Octobre 20h : : Conseil Pastoral Paroissial, salle St Joseph (les membres recevront l’invitation :  référent de service comme funérailles, santé…, délégué Equipe Relais de Proximité, responsable de mouvement …)

REMERCIEMENTS

Merci à Emmanuelle VEAU pour sa belle collaboration depuis septembre !

Nous lui souhaitons une bonne continuation

Merci de ne plus la contacter pour la paroisse sur son numéro personnel 😊

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Samedi 3 juillet : Fête de Saint Thomas

Parole de Dieu : Jean 20,24-29

Commentaire :

Devenir croyant, être croyant… Il n’est pas si facile de croire, n’est ce pas ? La foi est un chemin qui n’épargne pas les doutes et parfois les exigences de preuve de notre part. Avec Thomas, Jésus ressuscité nous met à l’aise très vite après ce mystère de la Résurrection. Mais il convient de décider à croire ce qui nous dépasse. Jésus invite à décider de devenir un croyant. Il invite à grandir, à décider de devenir ce que nous sommes en profondeur, ce qui est semé en nous, ce qui n’est que graine de moutarde à nos yeux.

Le Ressuscité propose un chemin de Vie. Comme dans le Deutéronome, Dieu suscite en nous la vie : « J’ai mis devant toi la Vie et la mort, choisis la Vie afin que tu vives ! » Dt 30,19. Choisissons ensemble et personnellement de devenir aujourd’hui croyant pour nous exclamer avec Thomas et tant d’autres « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Plus que d’autres apôtres, Thomas bénéficie d’une certaine sympathie de la part de nos contemporains parce qu’il est celui qui doute et qui accède malgré cela à la foi. Il est pourtant bien plus que cette belle image qui réduit sa place et son rôle dans l’histoire de l’Église. L’Évangile de Jean le met en scène à plusieurs reprises et lui attribue en effet un rôle singulier. 

Le plus courageux : Ainsi, alors que Jésus, menacé de mort par les pharisiens, annonce qu’il va se mettre en route vers Jérusalem au péril de sa vie, Thomas se révèle le plus courageux, et il entraîne les apôtres à la suite de Jésus, avec une fidélité aveugle en les exhortant : « Allons, nous aussi, mourir avec lui ! » (Jn 11, 16). Il est déjà prêt à suivre Jésus quoi qu’il arrive : son engagement est total. Et quand Jésus, annonçant sa mort future, leur dit : « Pour aller où je vais, vous savez le chemin » (Jn 14, 4), Thomas dit à haute voix ce que les autres pensent tout bas : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » (Jn 14, 5). Il a le courage d’avouer son ignorance, et il demande à Jésus de l’éclairer. N’est-il pas déjà à ce moment le modèle du croyant, qui cherche à orienter son action, et demande dans sa prière à Jésus d’être éclairé ? La réponse fameuse du Christ ouvre un immense horizon théologique : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6).

De quoi doute-t-il vraiment ? Mais il y a la crucifixion, et comme presque tous les autres, il se cache. Le troisième jour, Jésus ressuscité apparaît  aux apôtres, en l’absence de Thomas. Mais il ne veut pas les croire : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque de ses clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas » (Jn 20, 25). La violence de ses propos interroge. De quoi doute-t-il vraiment ? Il a été le témoin de la résurrection de Lazare (Jn 11, 43-44), et sait donc la chose possible. Mais qui a ressuscité Jésus ? Il faudrait qu’Il soit Dieu lui-même, et peut-être Thomas est-il en voie de le croire. Mais un autre doute, plus subtil, l’assaille : celui de la résurrection de la chair, du fait que Jésus n’est pas un pur esprit revenu sur terre, mais bien ressuscité dans son corps. Le corps du ressuscité a d’ailleurs tout d’une créature spirituelle : il apparaît dans des lieux clos, et jouit de la bilocation. L’incrédulité de Thomas à ce sujet est aussi celle des autres apôtres qui ont besoin de pouvoir toucher pour être confirmés dans leur foi en Jésus ressuscité dans sa chair (Mt 28, 17 ; Lc 24, 39). Mais là aussi, il l’exprime avec une vigueur exceptionnelle. 

 Un zèle apostolique exceptionnel : Et sa réponse à Jésus, lorsqu’Il lui apparaît et L’invite à toucher ses saintes plaies, le hisse à une hauteur théologique exceptionnelle lorsqu’il proclame : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20, 28). De la plaie du côté du Christ, il va recevoir la grâce d’un zèle apostolique extraordinaire. Remontant vers l’Est la route de la soie, il évangélise l’Asie centrale, puis descend vers le continent indien. Et des mains et pieds transpercés, il gagnera le martyre dans l’Inde du sud, en l’an 72. 

 Plusieurs Églises tiennent Thomas pour leur fondateur : l’Église chaldéenne, l’Église assyrienne, et toutes les Églises indiennes. Il a été « l’athlète du christ », celui qui, toute sa vie, a porté au loin la Bonne nouvelle. Et en ces temps difficiles, il demeure pour nous un modèle de foi et d’espérance.

Le doute fait grandir la foi, saint Thomas n’est en rien différent de nous

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Vendredi 2 juillet

Parole de Dieu : Matthieu 9,9-13

Commentaire :

« Matthieu est un publicain méprisé par les pharisiens, par les bons juifs de son époque. Et voilà que le Seigneur l’appelle et bouleverse sa vie. Et immédiatement, il répond et il convoque ses amis. Et voilà que Jésus s’assied à la table des pécheurs.

Le Seigneur dépasse toujours tout ce que nous pouvons imaginer de lui. Il nous appelle toujours au-delà. Il nous appelle toujours à l’élargir l’espace de notre tente. Les pécheurs considérés comme impurs étaient rejetés et voilà que le seigneur devient leur compagnon ». (extrait d’une homélie du Père Gui Lauraire, frère Carme)

Aujourd’hui encore, le pape François nous invite à rompre nos « schémas ennuyeux », à aller aux périphéries humaines, vers les plus « pauvres », vers les « rejetés », à découvrir le Christ en eux, à se laisser évangélisés par eux, à découvrir que le Christ a pris place à leur table, en leur vie. Nos églises sont comme des « hôpitaux de campagne ». Et nous-mêmes dans notre propre démarche spirituelle sachons reconnaître et accueillir nos fragilités comme un chemin de croissance humaine et spirituelle (exhortation Amoris Laetitia sur la famille).Chaque fois que nous revenons à la source, à cet appel premier « suis-moi », nous nous reconnaissons pécheurs pardonnés, pèlerins de la miséricorde, invités pour vivre non pour nous-mêmes mais pour Dieu et pour nos frères et surtout à ne pas regarder en arrière et toujours allez de l’avant pour accueillir la grâce de l’Esprit saint.  P.FB

Adieu Xavier Lacroix :

Le théologien de la famille Xavier Lacroix est retourné à Dieu ce mardi 29 juin à l’âge de 74 ans. Inspirateur d’une éthique du mariage et de la famille ancrée dans une mystique, il voyait dans le corps une ouverture à l’autre. Notre chroniqueur Henri Quantin lui rend hommage.
Le mardi 29 juin restera comme un jour de double deuil pour « l’éthique » : jour de l’adoption par l’Assemblée nationale de lois qui font du mot un alibi de plus en plus grossier pour une science sans conscience ; jour de la mort de Xavier Lacroix, philosophe et théologien moraliste, qui, lui, ne brandissait jamais cette même éthique pour se débarrasser de la morale. D’autres, qui l’ont mieux connu que nous, évoqueront le professeur, au lycée des Maristes de Lyon, puis à l’Institut des sciences de la famille à la Catho de Lyon. Nous nous contenterons de conseiller la lecture ou la relecture de ses livres. Les plus importants sont sans doute Le Corps de chair(Cerf), sa belle thèse parue en 1992, et Les Mirages de l’amour (Bayard),publié trois ans plus tard, lecture moins exigeante pour le non-philosophe et également très nourrissante.
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Jeudi 1er juillet

Parole de Dieu : Matthieu 9,1-8

Commentaire :

La guérison du paralytique se termine par verset suivant : « Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes. » (v.8). 

Nous pouvons interroger la forme plurielle « aux hommes », puisque, dans ce récit, le pouvoir de pardonner les péchés et de guérir a été, semble t-il, donné à Jésus seulement.

Or une lecture attentive nous montre la compassion de ceux qui ont présenté le paralytique à Jésus (v.1), la confiance du paralytique (v.7), et l’action de grâce des foule (v.8).

Jésus n’est pas seul, sa puissance de guérison se déploie dans la faiblesse de ceux qui s’en remettent totalement à lui, et ce dans une totale confiance (le contrexemple étant l’attitude des scribes au verset 3).

Voilà le pouvoir donné aux hommes, celui de la puissance divine se manifestant à travers leurs attitudes de compassion, de confiance et de louange. Sommes nous attentifs dans nos vies à cette initiative divine dans nos démarches de miséricorde et de pardon ?

Parole du pape François :

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Mercredi 30 juin

Parole de Dieu : Matthieu 8,38-34

Commentaire :

La défaite du mal est annoncée dans le cri des deux possédés : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? » (v.29). Aveu de faiblesse et d’une retraite proche, on peut y entendre en sous-entendu, « laisse-nous profiter du peu de temps qu’il nous reste pour semer encore un peu plus la peur et la haine ». 
Mais l’ombre de la Croix se profile déjà, menaçante pour les ténèbres et le chaos vaincus par avance. Oui ! Le Salut est en marche et rien ne peut arrêter sa force et sa victoire. Il aura le dernier mot par le puissance de la Résurrection.
La présence de Jésus déroute, trouble, met en lumière. Reconnu par ses deux détracteurs comme le « Fils de Dieu » (v.29), il est le Verbe, traversant, depuis l’origine du monde, la création et continuant son œuvre de séparer et de « bien-dire ». Limité dans le temps de son Incarnation, il porte en lui l’éternité de sa victoire consommée dès avant les siècles. Tout le mystère de sa personne comprend déjà la victoire inaliénable de la lumière.
La réaction de la foule est plus surprenante, après être venue à sa rencontre, pourquoi le supplie-t-elle de quitter leur territoire, comme si elle se positionnait en ennemi du bien ?
Nous pouvons noter toutefois, qu’il ne s’agit pas d’une menace ou d’une intimidation à la manière des possédés, mais d’une supplication, comme d’une prière.
Les Gadaréniens attendent aussi le « moment fixé », ils ne se résoudront pas à une guérison à la sauvette, Jésus est venu en terre païenne jusqu’à eux, ils se sont déplacés en masse pour le voir. Ils l’ont vu. Ils ont reçu un acompte de leur libération par la mort des porcs et la délivrance des deux possédés. Ils sont maintenant dans la promesse du Salut universel et total.
Aveu de leur faiblesse, leur demande de mise en distance peut s’interpréter comme la distance intégrée entre leur pauvreté de créatures (et d’autant plus qu’ils sont païens face à un Juif) et la puissance du Créateur. Ce n’est pas forcément le non-accueil d’une porte fermée plutôt qu’une distanciation de reconnaissance. Le choc de la mise en présence de la Victoire met en branle leurs soubassements charnels, comme Pierre lui-même a demandé à Jésus de s’éloigner : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur » (Lc 5,8).

Aujourd’hui : Mémoire des premiers martyrs chrétiens 

Connaissez-vous le visage des premiers martyrs chrétiens français ?
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