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Mardi 24 novembre

PAROLE DE DIEU DU JOUR : Luc 21,5-11

COMMENTAIRE

Depuis plusieurs jours, l’évangile de Luc nous invite à c entrer notre regard sur le temple, la demeure de Dieu. Le Temple fut construit pour honorer Dieu, un endroit où l’on allait pour le prier. D’un autre côté, certaines personnes ne considéraient que son aspect extérieur. Nous l’avons lu dans les épisodes précédents, quand Jésus se met à chasser les marchands. C’est là que Jésus contemple la veuve qui donne tout ce qu’elle a. Et c’est là où Jésus annonce « la fin des temps ». Un langage que nous retrouvons dans nos évangiles pour apprendre à lire les signes des temps au regard d’un événement qui bouleverse l’histoire de l’humanité : le Fils de l’Homme a été crucifié, Dieu l’a ressuscité.

Nous voyons que beaucoup de signes écrits dans ce morceau de l’écriture se sont déjà produits dans le vingt et unième siècle. Nous sommes peut-être tentés de mettre notre confiance dans des « gourous », qui prétendent savoir quand vient la fin, Il est facile en cas de détresse ou quand les gens sont terrifiés de chercher quelqu’un pour montrer le chemin. Mais Jésus est le chemin et la vérité et la vie… Prenons personnellement conscience des choses qui passent, cela fait réfléchir sur ce qui compte vraiment dans la vie. Jésus nous dit de ne pas nous laisser égarer. Nous le comprendrons encore mieux dans le passage que nous lirons demain.  P.FB

MÉMOIRE DU JOUR : Saints Martyrs du Vietnam

La persécution déclenchée par le roi Tu-Duc dans le Tonkin central fut particulièrement cruelle.
Ce sont des milliers de martyrs qui témoignèrent de leur foi et parmi eux de très nombreux pères dominicains.
Ils ont été béatifiés pour les uns en 1906, pour d’autres en 1951. Ils furent canonisés en 1988.

 

LETTRE DE S. PAUL LE-BAO-TINH 
AUX SEMINARISTES DE KE-VINH (1843)

Moi, Paul, lié de chaînes pour le Christ, je veux vous raconter les tribulations dans lesquelles je suis chaque jour enseveli, afin qu’embrasés de l’amour divin, vous bénissiez avec moi le Seigneur, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.

Cette prison est vraiment une vive figure de l’enfer éternel. Aux liens, aux cangues et aux entraves viennent s’ajouter des colères, des vengeances, des malédictions, des conversations impures, des rixes, des actes mauvais, des serments injustes, des médisances, auxquels se joignent aussi l’ennui et la tristesse. Mais celui qui a déjà délivré les trois enfants des flammes ardentes est aussi demeuré avec moi ; il m’a délivré de ces maux et il me les convertit en douceur, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.

Par la grâce de Dieu, au milieu de ces supplices qui ont coutume d’attrister les autres, je suis rempli de gaieté et de joie, parce que je ne suis pas seul, mais le Christ est avec moi. C’est lui, notre Maître, qui supporte tout le poids de cette croix ; pour moi, mes amis, je n’en ai à soutenir que la plus légère extrémité. Car non seulement il est spectateur du combat, mais encore il est combattant et vainqueur, et c’est lui qui consomme la lutte. C’est pourquoi la couronne de gloire est posée sur son chef, mais le membre peut aussi se réjouir de la gloire de la tête.

Comment puis-je vivre, voyant chaque jour les tyrans et leurs satellites infidèles blasphémer ton saint nom, toi, Seigneur, qui es assis au milieu des Chérubins et des Séraphins ? Vois ta croix foulée aux pieds des mécréants. Où est ta gloire ? À cette vue, enflammé de ton amour, j’aime mieux mourir et que mes membres soient coupés en morceaux en témoignage de mon amour pour toi, Seigneur.

Montre ta puissance, délivre-moi et aide-moi, afin que dans ma faiblesse, ta force se fasse sentir et soit glorifiée devant le monde, pour que tes ennemis ne lèvent pas la tête, si je suis ébranlé.

En entendant ces choses, vous rendrez, remplis de joie, d’immortelles actions de grâces à Dieu, auteur de tous les dons, et vous le bénirez avec moi, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde. Mon âme glorifie le Seigneur et mon esprit a tressailli d’allégresse, parce que Dieu a regardé l’humilité de son serviteur, désormais toutes les générations futures me diront bienheureux parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.

Louez le Seigneur, toutes les nations : louez-le, tous les peuples, parce qu’il a choisi ce qui est faible pour confondre ce qui est fort, il a choisi ce qui est vil pour détruire ce qui est noble, et par ma bouche, son esprit a confondu les philosophes, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.

Je vous écris ces choses pour que nous unissions votre foi et la mienne : au milieu de ces tempêtes, je jette une ancre qui va jusqu’au trône de Dieu ; c’est l’espérance qui vit toujours en mon cœur. Pour vous, mes bien-aimés, courez de telle sorte que vous remportiez la couronne, prenez l’armure de Dieu à droite et à gauche ; revêtez-vous de la cuirasse de la foi, comme l’ordonne mon patron, saint Paul ; il vaut mieux, pour vous, entrer borgnes et infirmes dans le royaume des cieux que d’être jetés dehors, ayant vos membres entiers.

Aidez-moi de vos prières pour que je combatte légitimement, que je combatte le bon combat et que je combatte jusqu’à la fin, pour achever heureusement ma course, afin que, si dans cette vie nous ne pouvons plus nous voir mutuellement, dans le siècle futur nous ayons ce bonheur à jamais, tout près du trône de l’Agneau immaculé, et qu’ainsi nous le louions dans la joie et l’exaltation dans les siècles. Ainsi soit-il.

PAPE FRANÇOIS : CATÉCHÈSE SUR LA PRIÈRE (6)

AUDIENCE GÉNÉRALE

Bibliothèque du palais apostolique
Mercredi 10 juin 2020

[Multimédia]

Catéchèse -6. La prière de Jacob

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Lundi 23 novembre

Parole de Dieu du jour : Apocalypse de saint Jean 14,1-3,4b-5

COMMENTAIRE

Voilà un beau texte que nous pouvons lire et interpréter dans la continuité de la solennité du Christ Roi que nous célébrions hier. Vision de Jean du monde de l’Éternité en Dieu avec le Christ… « Réjouissez vous, car vos noms sont inscrits dans les cieux », proclame l’évangile de Luc (Luc 10,20). Nous voyons dans notre texte l’Agneau se tenir sur la montagne de Sion, la nouvelle Jérusalem, la « Jérusalem céleste ». Et tous les sauvés, sont marqués sur leurs fronts du nom de l’Agneau. Comment ne pas penser ici au beau geste que nous traçons sur le front du nouveau baptisé, par l’onction du Saint Chrême. Le célébrant dit à ce moment là : « vous êtes maintenant baptisés, (saint Paul dira que par le baptême nous appartenons au Christ, nous sommes la demeure de l’Esprit)…, le Dieu tout puissant , Père de Jésus Christ notre Seigneur vous a libéré du péché, (la salut est déjà à l’œuvre) et vous a fait renaître de l’eau et de l’esprit Saint. Désormais vous faites partie de son peuple, vous êtes membres du corps du Christ et vous participez à sa dignité de prêtre, de prophète et de roi. Dieu vous marque de l’huile du salut afin que vous demeuriez dans le Christ pour la vie éternelle ».

Je vous propose une nouvelle fois de contempler, en chacune et chacun d’entre nous, l’œuvre de salut du Christ. Le Royaume des cieux est déjà là. Et dans notre vocation de baptisé, nous sommes appelés à mettre à l’œuvre la parole de l’évangile de Matthieu d’hier. Le service du frère dans l’humilité . P.FB

PAROLE DU PAPE FRANÇOIS

Dimanche nous célébrions la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’univers, avec laquelle se conclut l’année liturgique, la grande parabole où se déploie le mystère du Christ : toute l’année liturgique. Il est l’Alpha et l’Omega, le commencement et l’accomplissement de l’histoire; et la liturgie du jour se concentre sur l’“omega”, c’est-à-dire sur l’objectif final. On comprend le sens de l’histoire en gardant sous les yeux son sommet : la fin est aussi le but. Et c’est justement cela que fait Matthieu, dans l’Evangile de ce dimanche (25,31-46), en plaçant le discours de Jésus sur le jugement universel à l’épilogue de sa vie terrestre : Lui, que les hommes s’apprêtent à condamner, est en réalité le juge suprême. Dans sa mort et sa résurrection, Jésus se montrera le Seigneur de l’histoire, le Roi de l’univers, le Juge de tous. Mais le paradoxe chrétien est que le Juge ne revêt pas une royauté redoutable, c’est un pasteur plein de tendresse et de miséricorde.

MÉDITATION DU JOUR : Homélie de saint Léon le Grand

Si l’on aime Dieu, on se contente de plaire à celui qu’on aime, car on ne doit pas attendre une récompense meilleure que l’amour lui-même. En effet, la charité qui vient de Dieu est telle que Dieu lui-même est charité ; l’âme religieuse et chaste se réjouit tellement d’être comblée par lui qu’elle désire trouver son bonheur en rien d’autre que lui. Car elle est très vraie, la parole du Seigneur : Là où sera ton trésor, là aussi sera ton cœur. Qu’est-ce que le trésor de l’homme, sinon un certain rassemblement de ses récoltes, et le total de ses travaux ? Car chacun récolte ce qu’il a semé, et le bénéfice de chacun correspond à son ouvrage ; là où l’on met son plaisir dans la jouissance, c’est là que le cœur attache son intérêt. Mais comme il y a beaucoup de genres de richesses, et des sources de joie très différentes, chacun a un trésor correspondant au penchant de son désir. Si ce désir se porte sur les biens terrestres, il ne rend pas heureux, mais misérables, ceux qui en jouissent.

Quant à ceux qui ont le goût des biens d’en haut, non des biens de la terre, qui ne s’intéressent pas aux biens périssables, mais aux biens éternels, ils ont en réserve des ressources incorruptibles en celui dont le prophète nous dit : Notre trésor, notre salut nous advient ; sagesse, doctrine et piété viennent du Seigneur : ce sont des trésors de la justice. Par eux, avec le secours de la grâce de Dieu, les biens de la terre eux-mêmes se transforment en biens célestes ; car beaucoup d’hommes emploient les richesses dont ils ont légitimement hérité ou qu’ils ont acquises autrement, au service de la bienfaisance. Et lorsqu’ils distribuent leur superflu pour le soulagement des pauvres, ils accumulent pour eux-mêmes des richesses inaliénables ; ce qu’ils ont mis de côté par leurs aumônes ne risque plus de se perdre ; et il est bien juste qu’ils aient leur cœur là où est leur trésor, car le plus grand bonheur est de faire valoir de telles richesses pour qu’elles s’accroissent, et de ne pas craindre qu’elles disparaissent.

Annonce paroissiale : Reprise des messes ?

Les messes vont-elles reprendre le week-end du 28-29 Novembre ? Rien n’est officiel, mais nous pouvons l’espérer. Aurons nous de nouvelle consignes sanitaires ? Là encore rien d’officiel, mais nous pouvons le supposer (notamment de distanciation)… Alors serons nous prêts à accueillir dans les règles sanitaires, notre communauté, ce qui suppose un aménagement et une signalétique dans nos églises, je ne vous cache pas que la décision se prendra un peu au dernier moment.

Ce bulletin quotidien sera là pour vous donner toutes les informations.

Nous envisageons un scénario de modification des heures de messes pour sans doute rajouter une messe dans un village le dimanche. C’est avec l’équipe d’animation paroissiale qu’une telle réflexion va être menée dès mardi soir.

En attendant les règles de confinement demeurent. Nos églises sont ouvertes pour la prière personnelle. P.FB

PAPE FRANÇOIS : CATÉCHÈSE SUR LA PRIÈRE (5)

AUDIENCE GÉNÉRALE

Bibliothèque du palais apostolique
Mercredi 3 juin 2020

Catéchèse – 5. La prière d’Abraham

Chers frères et sœurs, bonjour!

Il y a une voix qui retentit à l’improviste dans la vie d’Abraham. Une voix qui l’invite à entreprendre un chemin qui semble absurde: une voix qui le pousse à se déraciner de sa patrie, des racines de sa famille, pour aller vers un nouvel avenir, un avenir différent. Et tout cela sur la base d’une promesse, dans laquelle il faut seulement avoir confiance. Et avoir confiance dans une promesse n’est pas facile, il faut du courage. Et Abraham eut confiance.

La Bible est muette sur le passé du premier patriarche. La logique des choses laisse supposer qu’il adorait d’autres divinités; peut-être était-ce un homme savant, habitué à scruter le ciel et les étoiles. En effet, le Seigneur lui promet que sa descendance sera nombreuse comme les étoiles qui constellent le ciel.

Et Abraham part. Il écoute la voix de Dieu et se fie à sa parole. Cela est important: il se fie de la parole de Dieu. Et avec son départ naît une nouvelle manière de concevoir la relation avec Dieu; c’est pour cette raison que le patriarche Abraham est présent dans les grandes traditions spirituelles juive, chrétienne et islamique comme le parfait homme de Dieu, capable de se soumettre à Lui, même quand sa volonté se révèle difficile, voire même incompréhensible. 

Abraham est donc l’homme de la Parole. Quand Dieu parle, l’homme devient le récepteur de cette Parole et sa vie le lieu où celle-ci décide de s’incarner. Il s’agit d’une grande nouveauté dans le chemin religieux de l’homme: la vie du croyant commence à se concevoir comme vocation, c’est-à-dire comme appel, comme lieu où se réalise une promesse; et il n’agit pas tant dans le monde sous le poids d’une énigme, mais avec la force de cette promesse, qui un jour se réalisera. Et Abraham crut à la promesse de Dieu. Il crut et il partit, sans savoir où il allait — c’est ce que dit la Lettre aux hébreux (cf. 11, 8). Mais il eut confiance.

En lisant le livre de la Genèse, nous découvrons qu’Abraham vécut la prière dans la fidélité incessante à cette Parole, qui se présentait périodiquement sur son chemin. En synthèse, nous pouvons dire que dans la vie d’Abraham, la foi devient histoire. La foi devient histoire. Plus encore, Abraham, avec sa vie, avec son exemple, nous enseigne d’ailleurs ce chemin, cette route sur laquelle la foi se fait histoire. Dieu n’est plus seulement vu dans les phénomènes cosmiques, comme un Dieu lointain, qui peut susciter la terreur. Le Dieu d’Abraham devient «mon Dieu», le Dieu de mon histoire personnelle, qui guide mes pas, qui ne m’abandonne pas; le Dieu de mes jours, le compagnon de mes aventures; le Dieu Providence. Je me demande et je vous demande: avons-nous cette expérience de Dieu? «Mon Dieu», le Dieu qui m’accompagne, le Dieu de mon histoire personnelle, le Dieu qui guide mes pas, qui ne m’abandonne pas, le Dieu de mes jours? Avons-nous cette expérience? Réfléchissons-y un peu.

Cette expérience d’Abraham est témoignée également par l’un des textes les plus originaux de l’histoire de la spiritualité: le Mémorial de Blaise Pascal. Ce dernier commence ainsi: «Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et des savants. Certitude. Certitude. Sentiment. Joie. Paix. Dieu de Jésus Christ». Ce mémorial, écrit sur un petit parchemin, et retrouvé après sa mort cousu à l’intérieur d’un vêtement du philosophe, n’exprime pas une réflexion intellectuelle qu’un homme savant comme lui peut concevoir sur Dieu, mais le sentiment vivant, expérimenté, de sa présence. Pascal note même le moment précis où il sentit cette réalité, l’ayant finalement rencontrée: le soir du 23 novembre 1654. Ce n’est pas le Dieu abstrait ou le Dieu cosmique, non. C’est le Dieu d’une personne, d’un appel, le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, le Dieu qui est certitude, qui est sentiment, qui est joie.

«La prière d’Abraham s’exprime d’abord par des actes: homme de silence, il construit, à chaque étape, un autel au Seigneur» (Catéchisme de l’Eglise catholique, n. 2570). Abraham n’édifie pas un temple, mais il dissémine le chemin de pierres qui rappellent le passage de Dieu. Un Dieu surprenant, comme lorsqu’il lui rend visite dans la figure de trois hôtes, que lui et Sarah accueillent avec attention et qui leur annoncent la naissance de leur fils Isaac (cf. Gn 18, 1-15). Abraham avait cent ans, et sa femme quatre-vingt-dix, plus ou moins. Et ils crurent, ils eurent confiance en Dieu. Et Sarah, sa femme, conçut un enfant. A cet âge! Voilà qui est le Dieu d’Abraham, notre Dieu, qui nous accompagne.

Ainsi, Abraham devient un proche de Dieu, également capable de discuter avec Lui, mais toujours fidèle. Il parle avec Dieu et discute. Jusqu’à l’épreuve suprême, quand Dieu lui demande de sacrifier son propre fils Isaac, le fils de sa vieillesse, l’unique héritier. Abraham vit alors la foi comme un drame, comme marcher à tâtons dans la nuit, sous un ciel cette fois-ci privé d’étoiles. Et cela nous arrive très souvent à nous aussi, de marcher dans l’obscurité, mais avec la foi. Dieu lui-même arrêtera la main d’Abraham déjà prête à frapper, car il a vu sa disponibilité vraiment totale (cf. Gn 22, 1-19).

Frères et sœurs, apprenons d’Abraham, apprenons à prier avec foi: écouter le Seigneur, marcher, dialoguer jusqu’à discuter. N’ayons pas peur de discuter avec Dieu! Je vais même dire quelque chose qui pourra sembler une hérésie. Souvent, j’ai entendu des gens qui me disaient: «Vous savez, il m’est arrivé cela et je me suis mis en colère contre Dieu» — «Tu as eu le courage de te mettre en colère contre Dieu?» — «Oui, je me suis mis en colère» — «Mais il s’agit d’une forme de prière». Car seul un enfant est capable de se fâcher avec son père et ensuite de le rencontrer à nouveau. Apprenons d’Abraham à prier avec foi, à dialoguer, à discuter, mais toujours disposés à accueillir la parole de Dieu et à la mettre en pratique. Avec Dieu, nous apprenons à parler comme un enfant avec son père: à l’écouter, à répondre, à discuter. Mais en étant transparents, comme un enfant avec son père. C’est ainsi qu’Abraham nous enseigne à prier. Merci.

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Dimanche 22 novembre

Parole de Dieu de ce dimanche

  • Ezechiel 34,11-12.15-17
  • Psaume 22
  • Première lettre de Paul aux Corinthiens 15,20-26.28
  • Evangile selon saint Matthieu 25,31-46

COMMENTAIRE

Chers paroissiens


En ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous célébrons la solennité du Christ Roi de l’univers. Sa royauté est une royauté d’orientation, de service, et aussi une royauté qui s’affirmera, à la fin des temps, comme jugement. Aujourd’hui, nous avons devant nous le Christ comme roi, pasteur et juge, qui montre les critères d’appartenance au Royaume de Dieu. Voilà les critères.

La page évangélique s’ouvre par une vision grandiose. S’adressant à ses disciples, Jésus dit: «Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, escorté de tous les anges, alors il prendra place sur son trône de gloire» (Mt 25, 31). Il s’agit de l’introduction solennelle du récit du jugement universel. Après avoir vécu l’existence terrestre dans l’humilité et la pauvreté (nous pouvons une nouvelle fois relire le discours des Béatitudes Matthieu 5), après avoir appelé ces disciples à cette même humilité, Jésus apparaît à présent dans la gloire divine qui lui appartient, entouré par des foules d’anges. L’humanité tout entière est convoquée devant lui et il exerce son autorité en séparant les uns et les autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres.


A ceux qu’il a placés à sa droite, il dit: «Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir» (vv. 34-36). Les justes sont surpris parce qu’ils ne se rappellent pas avoir jamais rencontré Jésus, et encore moins l’avoir aidé de
cette façon; mais lui déclare: «Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (v. 40). Cette parole ne finit jamais de nous frapper, parce qu’elle nous révèle à quel point arrive l’amour de Dieu: au point de s’identifier à nous, mais pas quand nous allons bien, quand nous sommes en bonne santé et heureux, non, mais quand nous sommes dans le besoin. Et c’est de cette façon cachée qu’il se laisse rencontrer, qu’il nous tend la main en tant que mendiant. Jésus révèle ainsi le critère décisif de son jugement, c’est-à-dire l’amour concret pour le prochain en difficulté. Et ainsi se révèle le pouvoir de l’amour, de la royauté de Dieu: solidaire avec qui souffre pour susciter partout des attitudes et des œuvres de miséricorde.


La parabole du jugement se poursuit en présentant le roi qui éloigne de lui, ceux qui, durant leur vie, ne se sont pas préoccupés des besoins de leurs frères. Dans ce cas aussi, ceux-là sont surpris et demandent: «Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé ou assoiffé, étranger ou nu, malade ou prisonnier, et de ne te point secourir?» (v. 44). Sous-entendu: «Si nous t’avions vu, nous t’aurions sûrement aidé!». Mais le roi répondra: «Dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait» (v. 45). A la fin de notre vie, nous serons jugés sur l’amour, c’est-à-dire sur notre engagement concret à aimer et à servir Jésus dans nos frères les plus petits et le plus dans le besoin. Ce mendiant, ce nécessiteux qui tend la main est Jésus; ce malade que je dois visiter est Jésus; ce prisonnier est Jésus; cet affamé est Jésus. Pensons à cela.


Jésus viendra à la fin des temps pour juger toutes les nations, mais il vient à nous chaque jour, de tant de façons, et nous demande de l’accueillir. Que la Vierge Marie nous aide à le rencontrer et à le recevoir dans sa Parole, et dans le même temps dans nos frères et sœurs qui souffrent de la faim, de la maladie, de l’oppression, de l’injustice. Puissent nos cœurs l’accueillir dans l’ aujourd’hui de notre vie, afin que nous soyons accueillis par Lui dans l’éternité de son Royaume de lumière et de paix.


Père Frédéric Benoist, curé de la paroisse.

Lettre de saint Paul aux confinés qui attendent le retour de la messe

Voici un étrange manuscrit. Pierre Durieux a imaginé la dernière épître (virtuelle) de saint Paul s’adressant du Ciel aux Gallo-romains éprouvés par l’épidémie et le confinement. En l’attente de la reprise de la messe, l’apôtre des nations propose de retrouver le chemin de l’adoration. Inspirant et exclusif.

Frères et soeurs, on me rapporte que vous vous sentez faibles… On me dit que la situation de votre pays est complexe en ce moment. Votre Église vient de demander à vos gouvernants s’il était possible de célébrer la messe, dans vos églises qui ne vous appartiennent plus depuis l’édit de séparation de l’an 1905 après la naissance du Christ. C’est ça ? Et vos autorités auraient refusé à votre Église la célébration des messes en raison des normes sanitaires, tout en permettant des moments de prière. C’est bien ça ! Comme cela risque de durer ou de se reproduire, vous me demandez mon avis… Tout cela est effroyablement compliqué pour moi qui suis un vieil homme… Mais puisque vous insistez, moi, Paul, j’écris ces mots de ma propre main.

Venez, adorez !


Comme je le disais à Tite (3, 1), « rappelle à tous qu’ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien ». Tant que vos évêques n’auront pas obtenu gain de cause pour célébrer la messe dans vos églises, mais tant que vous pouvez y prier, organisez donc des grands moments d’adoration ! Vous ne pouvez pas manger le corps du Christ mais vous pourrez ainsi Le déconfiner de son tabernacle et Le voir.

Vous vous préparerez ainsi à votre vie éternelle, comme l’a justement dit Jean : « Nous serons semblables à Lui, parce que nous Le verrons tel qu’Il est » (1 Jn 3, 2). Pour l’instant, regardez-Le donc, et configurez-vous à ce bout de pain descendu du Ciel, consacré, démuni et nourrissant.

Les canaux de la grâce


Le Conseil d’État vous a demandé de cocher, dans l’attestation de sortie, la mention « motif familial impérieux » pour aller prier dans votre lieu de culte. Rien n’est plus vrai : vous allez en effet rencontrer Dieu, votre Père, et Jésus, votre frère, sous le regard de votre mère, Marie, au beau milieu de la grande famille invisible des croyants, cette fraternité qui est la définition même de l’Église. Quant à l’adjectif « impérieux », il me rappelle le mot « commandement », dont le premier est justement… l’adoration !

Si donc, il advenait que des gens d’armes vous interrogent sur le chemin de votre paroisse, vous saurez, en vous expliquant, témoigner de votre foi. Ce ne sera peut-être pas simple ! Moi-même j’ai été conduit au tribunal, car on disait que « la manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi » (Ac, 18, 13) ! Cela m’a valu bien des confinements à moi aussi, tant comme bourreau que comme prisonnier ! Quant à vous, vos confinements pourront se durcir encore beaucoup avant que vous ayez bouché les canaux de la grâce : « Notre homme extérieur dépérit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour » (2 Co 4, 16).

Tenez bon !


Bon courage mes amis : tenez bon, tenez ferme dans l’attente du prochain repas du Seigneur. Continuez à exprimer que vous en avez besoin ! Car votre faim de ce jour est aussi un témoignage. Dans l’invraisemblable débat sur les biens « essentiels » ou non, dites et redites que s’il n’y avait qu’un Bien absolument essentiel, même s’il ne se voit pas (2 Co 4, 18), c’est ici, c’est le Royaume, et c’est la messe ! Que votre chemin de Damas vous donne, comme moi, d’ouvrir les yeux ! Je me répète, mais si vous vous sentez faibles… c’est alors que vous êtes forts (2 Co 12, 10) !


Bon courage mes amis : tenez bon, tenez ferme dans l’attente du prochain repas du Seigneur. Continuez à
exprimer que vous en avez besoin ! Car votre faim de ce jour est aussi un témoignage. Dans
l’invraisemblable débat sur les biens « essentiels » ou non, dites et redites que s’il n’y avait qu’un Bien
absolument essentiel, même s’il ne se voit pas (2 Co 4, 18), c’est ici, c’est le Royaume, et c’est la messe !
Que votre chemin de Damas vous donne, comme moi, d’ouvrir les yeux ! Je me répète, mais si vous vous
sentez faibles… c’est alors que vous êtes forts (2 Co 12, 10) !

Lien quotidien paroissial

Samedi 21 novembre

Parole de Dieu du jour : Luc 20,27-40

COMMENTAIRE

Dans ce passage, Jésus écarte le problème soumis par ses contradicteurs, ici les Sadducéens, car dans la vie éternelle, il n’y a pas de mariage. Nous serons face à face avec Dieu dans une vie qui ne finit jamais, tous, également enfants de Dieu, frères et sœurs les uns pour les autres, recevant de lui notre existence. Il sera le centre de toute relation et c’est à travers cette relation que nous serons reliés. Comprenons bien une telle affirmation… Nous disons, nous croyons, cependant que dans l’éternité nous retrouverons tous les membres de nos familles qui nous ont précédés. En effet ces liens ont été signes de la présence de l’amour de Dieu ici bas. Ce n’est pas contradictoire avec l’affirmation de Jésus. Cette communion avec Dieu donne un autre sens à tous les liens que nous aurions pu tissés tout au long d’une vie. Ceux-ci demeurent importants, et je dirais même, sacrés, mais ils sont envahis de l’amour infini, éternel et premier de Dieu dans cette grande communion de tous les saints.

En ces temps difficiles où de nombreuses familles sont éprouvées par un deuil, prions en toute confiance pour tous nos frères défunts.  P. FB

Fête du jour : Présentation de la Vierge Marie au Temple

Cet épisode de la vie de la Vierge Marie ne se trouve pas dans les quatre évangiles, mais dans un livre apocryphe, le « protévangile de Jacques ». La piété populaire et la spiritualité mariale en furent marquées, car elle soulignait bien la disponibilité de la Vierge Marie, à l’égard de la volonté divine. Tant en Orient qu’en Occident, cette fête connut un grand succès. Marie est bien prédestinée à devenir le temple vivant de la divinité. La scène est toute simple, selon cet évangile apocryphe: Anne et Joachim voulurent remercier Dieu de la naissance de cette enfant. Ils la lui consacrèrent. Lorsqu’elle eut trois ans, Marie fut conduite au Temple, un prêtre l’accueille par des paroles qui ressemblent au Magnificat et l’enfant s’assied sur les marches de l’autel. « Tout le peuple d’Israël l’aima ». Cette fête est attestée dès le VIe siècle.

MÉDITATION DU JOUR

Qu’allons-nous offrir ?

Saint Bernard de Clairvaux médite ici sur la présentation de Jésus au Temple (Lc 2, 22-35), qui nous donne à penser sur l’offrande de Marie.

Cette offrande-ci, mes frères, paraît bien facile : on se contente de la présenter au Seigneur, de la racheter avec des oiseaux, et aussitôt on la remporte. Viendra le jour où ce n’est plus dans le Temple, ni entre les bras de Syméon que le Christ sera offert, mais en dehors de la ville et entre les bras de la croix. Viendra le jour où il ne sera plus racheté par du sang étranger, mais où lui-même rachètera les autres par son propre sang (He 9, 12).

De plein gré je vais t’offrir mon sacrifice, Seigneur (Ps 53, 8), parce que toi-même, c’est de plein gré, et non en raison de quelque contrainte, que tu as été offert pour mon salut. Mais qu’allons-nous offrir, nous, mes frères, et que rendrons-nous au Seigneur pour tout ce qu’il nous a donné ? (Ps 115, 12) Lui, il a offert pour nous la plus précieuse victime qu’il possédait ; en vérité il ne pouvait en être de plus précieuse. Nous aussi donc, faisons ce que nous pouvons : offrons-lui ce que nous avons de meilleur : nous-mêmes ! Lui s’est offert lui-même : qui es-tu, toi, pour hésiter à t’offrir toi-même ?

Qui pourrait m’accorder qu’une si haute Majesté veuille accueillir mon offrande ? Je ne possède que deux piécettes(Mc 12, 42), Seigneur, je veux dire mon corps et mon âme : puissé-je te les offrir parfaitement en sacrifice de louange !

St Bernard de Clairvaux

Consulté par les princes et les papes, saint Bernard († 1153), moine de Cîteaux, a fait rayonner, au xiie siècle, l’ordre cistercien dans toute l’Europe. / 3e Sermon sur la purification de la Vierge Marie, 2-3, trad. M.-I. Huille, Paris, Cerf, coll. « Sources Chrétiennes » 481, 2004, p. 281-283.

Messes du dimanche :

Dimanche à 11h ; vos prêtres célèbreront la messe en communion avec vous. Ils confieront toutes les intentions particulières qui leur ont été transmises.

Dimanche messe télévisée sur France 2 à 11h.

Messe du diocèse : sur la chaine Youtube du diocèse de Lyon.null

PAPE FRANÇOIS CATÉCHÈSE SUR LA PRIÈRE (3)

AUDIENCE GÉNÉRALE

Bibliothèque du palais apostolique
Mercredi 27 mai 2020

Catéchèse – 4. La prière des justes

Chers frères et sœurs, bonjour!

Nous consacrons la catéchèse d’aujourd’hui à la prière des justes

Le dessein de Dieu à l’égard de l’humanité est bon, mais dans notre vie quotidienne nous faisons l’expérience de la présence du mal: c’est une expérience de tous les jours. Les premiers chapitres du livre de la Genèse décrivent l’extension progressive du péché dans l’histoire humaine. Adam et Eve (cf. Gn 3, 1-7) doutent des intentions bienveillantes de Dieu, en pensant avoir affaire à une divinité envieuse, qui empêche leur bonheur. D’où la rébellion: ils ne croient plus en un Créateur généreux, qui désire leur bonheur. Leur cœur, cédant à la tentation du malin, est pris par des délires de toute-puissance: «Si nous mangeons le fruit de l’arbre, nous deviendrons comme Dieu» (cf. v. 5). Et ceci est la tentation: c’est l’ambition qui entre dans le cœurMais l’expérience va dans un sens opposé: leurs yeux s’ouvrent et ils découvrent qu’ils sont nus (v. 7), sans rien. N’oubliez pas cela: le tentateur est un mauvais payeur, il paye mal.

Le mal devient encore plus violent avec la deuxième génération humaine, il est plus fort: c’est l’histoire de Caïn et Abel (cf. Gn 4,1-16). Caïn est envieux de son frère: il y a le vers de l’envie; bien qu’étant l’aîné, il voit Abel comme un rival, quelqu’un qui menace sa primauté. Le mal apparaît dans son cœur et Caïn n’arrive pas à le dominer. Le mal commence à entrer dans le cœur: dans les pensées on regarde toujours l’autre mal, avec soupçon. Et cela a aussi lieu par la pensée: «Celui-là est méchant, il me fera du mal». Et cette pensée entre dans le cœur… Et ainsi, l’histoire de la première fraternité se conclut par un homicide. Je pense, aujourd’hui, à la fraternité humaine… des guerres partout.

Dans la descendance de Caïn, les métiers et les arts se développent, mais se développe également la violence, exprimée par le sinistre cantique de Lamek, qui retentit comme un hymne de vengeance: «J’ai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure […]. C’est que Caïn est vengé sept fois, mais Lamek, septante-sept fois» (Gn 4, 23-24). La vengeance: «Tu l’as fait, tu payeras». Mais ce n’est pas un juge qui dit cela, c’est moi qui le dis. Et je me fais le juge de la situation. Et ainsi le mal se répand comme une tache d’huile, jusqu’à occuper toute la scène: «Yahvé vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre et que son cœur ne formait que de mauvais desseins à longueur de journée» (Gn 6, 5). Les grandes fresques du déluge universel (chap. 6-7) et de la tour de Babel (chap. 11) révèlent qu’il y a besoin d’un nouveau début, comme d’une nouvelle création, qui aura son accomplissement en Jésus Christ.

Pourtant, une autre histoire est aussi écrite dans ces premières pages de la Bible, moins visible, beaucoup plus humble et pieuse, qui représente le rachat de l’espérance. Même si presque tous se comportent de manière atroce, en faisant de la haine et de la conquête le grand moteur de l’histoire humaine, il y a des personnes capables de prier Dieu avec sincérité, capables d’écrire de manière différente le destin de l’homme. Abel offre à Dieu un sacrifice de prémices. Après sa mort, Adam et Eve eurent un troisième fils, Seth, dont naquit Enosh (qui signifie «mortel»), et il est dit: «Celui-ci fut le premier à invoquer le nom de Yahvé» (4, 26). Ensuite apparaît Hénok, un personnage qui «marche avec Dieu» et qui est enlevé au ciel (cf. 5, 22.24). Et enfin, il y a l’histoire de Noé, un homme juste qui «marchait avec Dieu» (6, 9), devant lequel Dieu se retient de son intention d’effacer l’humanité (cf. 6, 7-8).

En lisant ces récits, on a l’impression que la prière est la digue, est le refuge de l’homme face à la vague du mal qui grandit dans le monde. Si l’on regarde bien, nous prions aussi pour être sauvés de nous-mêmes. Il est important de prier: «Seigneur, s’il te plaît, sauve-moi de moi-même, de mes ambitions, de mes passions». Les orants des premières pages de la Bible sont des hommes artisans de paix: en effet, la prière, lorsqu’elle est authentique, libère des instincts de la violence et elle est un regard adressé à Dieu, pour qu’Il recommence à prendre soin de l’homme. On lit dans le Catéchisme: «Cette qualité de la prière est vécue par une multitude de justes dans toutes les religions» (CEC, n. 2569). La prière cultive des oasis de renaissance dans des lieux où la haine de l’homme n’a été capable que d’agrandir le désert. Et la prière est puissante, parce qu’elle attire le pouvoir de Dieu et le pouvoir de Dieu donne toujours la vie: toujours. Il est le Dieu de la vie et il fait renaître. 

Voilà pourquoi la seigneurie de Dieu passe à travers la chaîne de ces hommes et de ces femmes, souvent incompris ou exclus du monde. Mais le monde vit et grandit grâce à la force de Dieu que ces serviteurs attirent par leur prière. Ils sont une chaîne qui n’est pas du tout bruyante, qui apparaît rarement sur la première page des journaux, et pourtant elle très importante pour rendre la confiance au monde! Je me souviens de l’histoire d’un homme: un chef de gouvernement, pas de notre époque, des temps passés. Un athée qui n’avait pas de sentiment religieux dans le cœur, mais qui enfant entendait sa grand-mère qui priait, et cela était resté dans son cœur. Et à un moment difficile de sa vie, ce souvenir est revenu dans son cœur et il s’est dit: «Mais ma grand-mère priait…». Il commença ainsi à prier avec les formules de sa grand-mère et là, il a trouvé Jésus. La prière est une chaîne de vie, toujours; tant d’hommes et de femmes qui prient sèment la vie. La prière sème la vie, la petite prière: c’est pourquoi il est si important d’apprendre aux enfants à prier. J’éprouve de la douleur quand je vois des enfants qui ne savent pas faire le signe de croix. Il faut leur apprendre à bien faire le signe de croix, car c’est la première prière. Il est important que les enfants apprennent à prier. Ensuite, peut-être oublieront-ils, prendront-ils un autre chemin; mais les premières prières apprises enfants restent dans le cœur, parce qu’elles sont une semence de vie, la semence du dialogue avec Dieu. 

Le chemin de Dieu dans l’histoire de l’homme est passé à travers eux: il est passé par un «reste» de l’humanité qui ne s’est pas conformé à la loi du plus fort, mais qui a demandé à Dieu d’accomplir ses miracles, et surtout de transformer notre cœur de pierre en un cœur de chair (cf. Ez 36, 26). Et cela aide la prière: parce que la prière ouvre la porte à Dieu, en transformant notre cœur très souvent de pierre, en un cœur humain. Et il y a besoin de tant d’humanité, et avec l’humanité on prie bien.