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Vendredi 29 janvier

Parole de Dieu du jour : Marc 4,26-34

Commentaire :

Le royaume de Dieu a plusieurs facettes, comme le diamant ; on ne peut pas l’expliquer brièvement et totalement. Comme le dit saint Paul : « Qui a connu la pensée du Seigneur ? » (Rm 11, 34). Mais de nombreux aspects nous en sont révélés : ici, l’accent est mis sur la manière calme et sûre avec laquelle Dieu mène son projet divin pour le salut du monde. Je m’inquiète peut-être de l’état des affaires du monde, surtout en cette période de pandémie où il est très difficile de se projeter dans l’avenir, mais Dieu prend tout en compte et ne panique jamais !

Seigneur, ma tâche consiste peut-être simplement à semer et à te faire confiance en sachant que chaque semence poussera à son rythme et que la récolte viendra au moment voulu par toi. Apprends-moi à semer avec amour, car seul l’amour durera pour l’éternité. Aide-moi à toujours fixer mon regard sur toi : tu es le maître d’œuvre, le responsable de la moisson.

MÉDITATION DU JOUR

Vouloir jusqu’au bout !

Comment parvenir à la vraie et solide vertu ? Le premier moyen, qui paraît le plus aisé, et qui est le plus difficile, est de le vouloir ; mais d’une volonté sincère, entière, efficace et constante. Qu’elle est rare cette bonne volonté ! On se flatte de vouloir, et dans le fait on ne veut pas. Ce sont des désirs, des velléités, des souhaits ; mais ce n’est pas une volonté forte et déterminée. On veut être dévot, mais à sa manière, mais jusqu’à un certain point, mais pourvu qu’il n’en coûte pas trop. On veut, et l’on se borne à vouloir. On ne passe point à la pratique ; on se rebute dès qu’il faut mettre la main à l’œuvre, écarter ou forcer les obstacles, combattre ses défauts, lutter contre la nature et ses penchants vicieux. On veut aujourd’hui, on commence avec ardeur, mais on se relâche bien vite. On entreprend, et on laisse. On ne veut pas voir que tout consiste à persévérer.

Demandons à Dieu cette bonne volonté ; demandons-la tous les jours, et méritons, par notre fidélité d’aujourd’hui, de l’obtenir pour le jour suivant.

Jean-Nicolas Grou, s.j.

Jean-Nicolas Grou († 1803) entre chez les jésuites à 15 ans. Brillant professeur de lettres, il rencontre à Paris la visitandine Pélagie Lévêque, qui l’oriente vers la direction spirituelle, avant que la Révolution ne l’exile en Angleterre. / Manuel des âmes intérieures, Mers-sur-Indre, Centre Saint-Jean-de-la-Croix, 2012, p. 21.

PAPE FRANÇOIS : catéchèse Notre Père ( 11)

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 10 avril 2019

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