Les évêques de France sont en assemblée plénière par vidéo-conférence. Ils continuent leur réflexion sur l’écologie intégrale, commencée l’année dernière. N’hésitons pas à aller sur le site de la conférence des évêques de France pour lire le fruit de leur réflexion et de leur travail. lien pour aller plus loin ….site de la conférence des évêques de France
Nous entrons dans la lecture du chapitre 15 de saint Luc, où l’auteur développe un certain nombre de paraboles dites de la miséricorde divine. La parabole de la brebis et de la drachme perdues illustre l’amour constant, fidèle et inlassable de Dieu pour chacun de nous, mais particulièrement pour les pécheurs. Dieu n’abandonne jamais personne. Hormis le péché, il y a beaucoup d’autres façons de nous « perdre » sur le chemin de la vie. Par exemple la dispersion dans de multiples activités que nous jugeons plus importantes les unes que les autres mais qui nous empêchent parfois d’aller à l’essentiel, et faire des choix prioritaires et essentiels. Avez-vous fait une telle expérience ? Vous sentez-vous perdu en ce moment ? Nous avons peut être des raisons d’être perdus, alors qu’il est si difficile aujourd’hui de se projeter dans l’avenir… Bien que ces paraboles forment un tout en elles-mêmes, notez le contexte dans lequel Jésus les raconte. Il vient de s’attirer les critiques des pharisiens et des scribes parce qu’il s’attable avec les collecteurs d’impôts et les pécheurs. Contemplons Jésus qui ne se décourage pas devant ses adversaires. Demandons-lui la grâce d’une patience miséricordieuse dans les situations difficiles dans lesquelles nous pourrions nous trouver.
P.FB
MÉDITATION
Reviens à l’essentiel
La rencontre avec Jésus, alors qu’il marchait sur le chemin de Damas, a été fondamentale dans la vie de Paul : le Christ lui apparaît comme une lumière éblouissante, lui parle et conquiert son coeur. L’Apôtre a vu Jésus ressuscité, c’est-à-dire l’homme dans sa stature parfaite. C’est alors que s’est produit en lui un renversement de perspective, et il s’est mis à envisager toute chose à partir de cet état final de l’homme en Jésus Christ : ce qui lui semblait à l’origine essentiel et fondamental ne vaut désormais pour lui pas plus que des « balayures » ; ce n’est plus un gain mais une perte, parce que maintenant ne compte plus que la vie dans le Christ. Il ne s’agit pas d’une simple maturation du « moi » de Paul, mais d’une mort à soi-même et d’une résurrection dans le Christ : en lui, est morte une certaine forme d’existence ; et avec Jésus ressuscité, une forme nouvelle est née. Chers frères et amis, « efforçons-nous de connaître le Seigneur » ressuscité ! Comme vous le savez, Jésus, homme parfait, est aussi le vrai Dieu. En lui, Dieu est devenu visible à nos yeux pour nous rendre participants de sa divinité. De cette façon, surgit avec lui une nouvelle dimension de l’être et de la vie, dans laquelle la matière a elle aussi sa part et par laquelle apparaît un monde nouveau. Mais, dans l’histoire universelle, ce saut qualitatif que Jésus a accompli à notre place et pour nous, comment concrètement rejoint-il l’être humain, en pénétrant sa vie et en l’emportant vers le haut ? Il rejoint chacun d’entre nous à travers la foi et le baptême. Benoît XVI Benoît XVI a été pape de 2005 à 2013. / Homélie, 21 mars 2009.
LA SAINTE DU JOUR
Sainte Bertille (+vers 705)
Toute jeune, elle fut moniale à Jouarre puis première abbesse de Chelles dans la Brie champenoise, choisie par la sainte reine Bathilde. Sa sainteté n’a d’autre source que la réalisation, en quarante cinq ans, de la vie monastique dans la fidélité à tout instant et au quotidien à ses engagements religieux. Elle assuma les charges d´infirmière, de directrice d´école et de prieure
PAROLES DU PAPE FRANÇOIS
Mettons-nous à l’école de Jésus-Christ, maître de prière. De lui, apprenons que la prière est avant tout une écoute et une rencontre avec Dieu, un art à pratiquer avec insistance; elle est le lieu où l’on perçoit que tout vient de Dieu et retourne à Lui.
« Les problèmes de tous les jours ne deviennent pas des obstacles, mais des appels de Dieu lui-même à écouter et rencontrer celui qui est en face de nous
Un jour vécu sans prière, risque de se transformer en une expérience fastidieuse, ou ennuyeuse: tout ce qui nous arrive pourrait tourner pour nous en destin mal supporté et aveugle.
« Chaque personne a besoin d’un espace pour elle-même, où cultiver sa propre vie intérieure, où les actions retrouvent un sens. Sans vie intérieure nous devenons superficiels, agités, anxieux – comme l’anxiété nous fait mal! C’est pourquoi nous devons pratiquer la prière.
Mgr Éric de Moulins-Beaufort a déposé un recours au Conseil d’État : celui-ci plaidera le 5 Novembre.
Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Président de la Conférence des évêques de France va déposer un référé liberté au Conseil d’État, estimant que le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, porte atteinte à la liberté de culte qui est l’une des libertés fondamentales dans notre pays.
En effet, Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, après consultation de tous les évêques de France réunis en Assemblée plénière ce lundi 2 novembre, estime hors de proportion l’interdiction de célébrer la messe et d’autres sacrements en communauté. Pour les fidèles, ces célébrations sont vitales parce qu’elles sont une rencontre avec le Seigneur et avec leurs frères. Les fidèles catholiques restent totalement mobilisés contre l’épidémie et respectent l’ensemble des consignes sanitaires qui pèsent sur le pays depuis le début.
INTENTIONS DE PRIÈRES
Nous prions pour Eric Débard (60 ans) dont les funérailles sont célébrées aujourd’hui à 15h en l’église sainte Madeleine de Tarare.
Nous prions pour Renaud (neveu de Jean-Wilfrid Mahieux) gravement malade
Saint Charles Borromée , Archevêque de Milan (+1584)
Fils cadet d’une noble famille italienne, il avait tout pour se laisser
entraîner dans une vie facile et fastueuse.
Neveu d’un pape, nommé cardinal à 22 ans, il est submergé de charges
honorifiques très lucratives: son revenu annuel était de 52.000 écus(*).
Il reçoit les revenus du diocèse de Milan, des abbayes de Mozzo, Folina,
Nonatella, Colle et de quelques autres légations: Bologne, Spolète, Ravenne,
etc … Il reste laïc, grand amateur de chasse et de musique de chambre.
Mais la conscience de son devoir est telle qu’il s’impose dans la vie mondaine
et brillante de Rome, par sa rigueur et son travail. Il collabore efficacement
à la reprise du Concile de Trente, interrompu depuis huit ans. Au moment de la
mort subite de son frère aîné, alors qu’il pourrait quitter l’Église pour la
charge de chef d’une grande famille, il demande à devenir prêtre.
Désormais il accomplit par vocation ce qu’il réalisait par devoir. Devenu
archevêque de Milan, il crée des séminaires pour la formation des prêtres. Il
prend soin des pauvres alors qu’il vit lui-même pauvrement. Il soigne lui-même
les pestiférés quand la peste ravage Milan en 1576. Il demande à tous les
religieux de se convertir en infirmiers. Les années passent. Malgré le poids
des années, il n’arrête pas de se donner jusqu’à l’épuisement.
Parole du pape François
J’exprime ma douleur et consternation pour l’attaque terroriste à Vienne, et je prie pour les victimes et leurs familles. Ça suffit avec la violence ! Construisons ensemble la paix et la fraternité. Seul l’amour éteint la haine.
Pape François
Pour aller plus loin
S’asseoir pour bâtir sa tour : l’Evangile en temps de confinement
par Agnès Desmazières
« Retourner à
l’Evangile pour construire »
S’asseoir pour bâtir sa tour : l’Evangile en temps de
confinement
L’Evangile
du mercredi 4 novembre offre des clés pour vivre avec le Seigneur ce
confinement – que nombre de pays vivent actuellement sous des modalités
diverses comme un temps de construction et de maturation : « Quel est
celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour
calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? »
(Lc 14, 28). La situation d’incertitudes dans laquelle nous vivons nous fait
entrer dans un nouveau rapport au temps : temps certes de l’immédiateté et
de l’urgence des décisions politiques pour freiner la pandémie, temps également
– si l’on en saisit l’opportunité – de la maturation de nos projets de vie,
d’une société plus fraternelle, d’une Eglise plus sainte et plus accueillante.
Il
y a en effet une occasion à saisir dans ce temps de retrait, auquel la
situation nous contraint, mais que nous pouvons également habiter par nos choix
et transformer en temps de croissance et de vie. Cette année, nous allons vivre
en quelque sorte un long Avent – qui débute liturgiquement le 29 novembre.
Ces deux mois qui s’annoncent sont une chance : nous avons deux mois pour
nous préparer à Noël, en prêtant attention à tous les signes de la venue de
notre Sauveur en ce monde, signes qui sont autant de balises pour mûrir nos
projets personnels, familiaux, communautaires.
Les
regards de nombre de nos concitoyens sont d’ailleurs pour beaucoup déjà tournés
vers Noël. Noël a sans doute rarement été aussi attendu : attente de la
joie du don, des retrouvailles familiales. Il y a quelque chose de la joie de
la fête, de la rencontre, de la famille à accueillir dans cette attente. Un
certain retour à l’essentiel. Un appel aussi à se montrer réceptifs en Eglise à
ces requêtes. Comment préparer – et se préparer à – un Noël qui ne sera sans
doute pas comme les autres – impacté par la pandémie et par la crise sociale –
mais où pourra se vivre de manière particulièrement intense la
fraternité ?
L’image
de la tour est parlante. La tour est dressée vers le ciel. Elle est une
construction qui relie à Dieu. Rien d’étonnant à ce qu’on ait jugé nécessaire
d’adjoindre un clocher aux églises. Pour qu’une tour tienne debout, il est
nécessaire que ses fondations soient solides et profondes. Le choix du sol est
important. Les pierres doivent également être jointes avec précision et
robustesse. C’est tout un art qui réclame des compétences, de la réflexion et
donc du temps. Il y a un discernement à réaliser sous le regard de Dieu :
la tour que je veux construire a-t-elle de bonnes assises, est-elle bien orientée
vers Dieu ? Est-ce que j’accepte que sa construction prenne du temps,
nécessite des sacrifices ?
Ce
nouveau confinement est l’occasion d’un tel discernement : je mets
davantage mes actions – réalisées, pour beaucoup d’entre nous, dans l’espace
domestique – sous le regard de Dieu. Je mûrirai des décisions, peut-être en
réflexion depuis le premier confinement. Pour nous aider à discerner, nous
avons aussi souvent besoin d’amis, de frères et sœurs dans la foi. Il ne s’agit
donc pas de ressasser dans la solitude nos hésitations – souvent alimentées par
nos peurs – mais de profiter des moyens de communication à disposition – même
s’ils ne remplacent pas tout à fait bien sûr la présence physique – pour
avancer sur le chemin.
Nos
projets personnels ne connaissent d’ailleurs toute leur fécondité que quand ils
sont reliés aux projets d’autres amis ou connaissances, à des projets
communautaires. Je m’ouvre ainsi aux autres, à leurs préoccupations que je fais
mienne car je me soucie d’eux. L’heure est ainsi à penser davantage nos projets
de vie en relation, de façon à construire une société où il fait bon vivre
ensemble, une Eglise qui rayonne de la joie de l’Evangile. Je suis émerveillée
par le courage et la dignité dont font preuve ceux et celles dont les professions
sont les plus affectées par la crise.
Cette
crise nous rappelle l’importance cruciale de la solidarité, qui ne relève pas
seulement d’une responsabilité étatique, mais exige la collaboration de tous et
toutes. Comme chrétiens, nous ne sommes pas exempts d’une telle solidarité qui
ne se limite pas au seul cercle catho’ (et trop souvent catho’ de telle ou
telle chapelle). Elle réclame de chacun et chacune une nouvelle proximité avec
le peuple – des personnes que nous côtoyons et également, parfois, que nous ne
côtoyons jamais ou auxquelles nous ne prêtons pas attention – volontairement ou
involontairement. Les « gilet jaune » ou les jeunes des
« banlieues » sont aussi mon prochain, nous sommes membres d’un même
peuple. Comment irai-je à leur rencontre ? Comment découvrirai-je leur
quotidien, leurs désirs, leurs angoisses ?
Obligés
de limiter nos déplacements, nous redécouvrons notre voisinage. Nous y faisons
l’expérience d’une nouvelle proximité où peut s’exprimer de manière
particulière cette solidarité. Comment puis-je rendre service à mes voisins en
cette période de confinement ? Oserai-je également leur demander, le cas
échéant, leur aide ? Est-ce que je prendrai de leurs nouvelles ?
Comment construire dans la durée les nouvelles relations nouées ? Dans
notre voisinage, certains et certaines risquent de perdre leur emploi. Comment
puis-je les soutenir ? Je peux aussi prendre le temps de m’asseoir pour
réfléchir à comment je peux soutenir, par mes achats, les commerces de
proximité, spécialement en difficulté, et à donner de mon temps et de mon
argent à des associations caritatives. Comment est-ce que je vais aussi
témoigner de ma gratitude pour les soignants ?
La
solidarité implique des gestes concrets, y compris en mettant la main au
porte-monnaie. La parabole de la tour le rappelle bien : il s’agit de s’asseoir
« pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ».
Est-ce que je suis prêt à vivre l’amour du prochain en me dépossédant un
peu ou beaucoup ? Avec beaucoup d’à propos le pape François, dans Fratelli
tutti la « destination universelle des biens créés » (n.
120). Les biens que je possède sont destinés à être partagés avec les plus
pauvres. Comment est-ce que je vais me rendre attentif au plus pauvre que
je ne croise peut-être plus quotidiennement parce que je ne prends plus le
métro ?
L’arrêt
temporaires des célébrations liturgiques ne signifie donc pas l’arrêt de la vie
chrétienne, mais doit nous encourager à la vivre de manière plus intense en
prenant davantage conscience que toute notre vie est eucharistique. De manière
spéciale, nous sommes invités à réfléchir à comment sanctifier nos dimanches un
peu particuliers – qui ne sont pas seulement des jours où les enfants ne vont
pas à l’école et où l’on regarde la messe sur la télé ou sur Youtube. Cela peut
être par un temps de catéchèse familiale, de formation chrétienne via Podcasts
ou MOOC, de partage d’évangile en visioconférence avec des amis. Cela peut être
aussi du temps donné à la culture qui élève l’âme : lire un bon roman,
écouter ou regarder un concert virtuel, choisir un bon film plutôt que regarder
passivement en boucle des chaînes d’information ou des séries. Cela peut être
également prévoir un moment réservé à des appels ou visio à la famille, aux
amis, à des personnes isolées.
Enfin,
pensons à faire vivre nos paroisses, nos églises. Si celles-ci sont ouvertes et
à proximité, ne pouvons-nous pas lier activité physique et prière individuelle
en y prévoyant des petites balades quotidiennes ? Ma vie eucharistique se
trouvera ainsi alimentée à sa source, au contact avec la présence réelle du
corps du Christ. Il s’agit également de promouvoir la vie fraternelle en
prenant des nouvelles les uns les autres, en maintenant en distanciel les
réunions prévues au calendrier. Cela peut être aussi un temps où mûrir des
projets paroissiaux en soumettant à la réflexion des initiatives possibles.
L’émotion
suscitée par le confinement et par les récents attentats contre des églises en
France ne doit ni nous faire nous assoupir ni nous révolter. Elle doit nous
inciter à retourner à l’Evangile pour construire notre tour, pour mettre
nos projets en relation pour expérimenter davantage la fraternité, à l’exigence
parfois crucifiante, mais qui ne peut se vivre authentiquement que dans l’esprit
des Béatitudes. Prêtons attention aux signes de la venue du Christ, signes
d’espérance pour nous-mêmes, pour notre Eglise, pour le monde.
Agnès
Desmazières
Agnès Desmazières enseigne
la théologie au Centre Sèvres (Paris, France) et elle a réfléchi notamment à la
pensée du dialogue du pape François dans son livre « Le dialogue pour surmonter la crise :
le pari réformateur du pape François » (Salvator 2019), avec une préface du p.
Alain Thomasset, s.j. et une postface du p. François-Marie Léthel, ocd.
La
théologienne française a aussi réfléchi, entre autres, à l’apostolat des laïcs
et à la coresponsabilité des baptisés, et donc des femmes dans l’Eglise: des
propos qui sont autant de pierres d’attente pour la réflexion du prochain synode des
évêques, en octobre 2022, sur la « synodalité ».
A partir d’aujourd’hui , nous ne célébrons plus de messes en public. Mais nos églises resteront ouvertes le plus possible. La force pour vivre cette époque difficile est la prière. Elle nous ouvre la porte de l’espérance. Aussi, quotidiennement, nous allons vous envoyer une feuille pour vous aider dans la prière. Cette feuille diffusera aussi un certain nombre d’informations si nécessaire. Il va falloir s’armer de patience. Pensons à toutes celles et ceux atteints de la maladie du Covid, mais aussi tous les autres malades dans nos hôpitaux. Pensons à tous les personnels soignants de nouveau en sur-activité. Continuons à respecter les gestes barrières surtout si nous côtoyons des personnes qui, de par leurs activités, circulent et fréquentent du monde. Surtout gardons l’Espérance, elle est un des piliers de notre foi. Prenons le temps d’aller prier dans nos églises avec la Parole de Dieu chaque jour. Demandons à Marie de nous fortifier chaque jour dans cette vie de prière et de fidélité à la Parole de son Fils.
N’hésitons pas à partager cette feuille autour de nous. Nous ne
disposons pas à l’heure actuelle de fichiers complets d’adresses email et
beaucoup de paroissiens n’ont pas d’adresses emails. Merci pour ce lien les uns
avec les autres qui serra efficace grâce à la petite contribution de chacune et
chacun.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,15-24 Comparer le royaume de Dieu à un festin est courant dans la Bible. Nous recevons l’invitation : « Venez, tout est prêt. » Quelle est notre réponse ? Le repas peut bien être prêt, mais le sommes-nous ? Où sont nos priorités ? Voulons-nous entrer dans le Royaume où Dieu règne et nous attend, ou préférons-nous suivre nos emplois du temps parfois surchargés ? Qu’on le veuille ou non, Jésus nous fait un petit clin d’œil aujourd’hui : ou sont tes priorités ? quelles sont tes priorités ?…Qui n’a pas écrit une lettre exprimant « mes regrets » quand il ne voulait pas accepter une invitation ? Ce n’est pas différent ici. Remarquez comment l’invitation s’adresse de plus en plus à tous à mesure que l’histoire se développe dans notre évangile. A la fin tout le monde est invité. Ce jeûne eucharistique que nous devons accueillir ces quelques semaines est peut être là pour reprendre conscience de la nécessité de tous nous sentir invités au repas du Seigneur et de réorganiser nos carnets de rendez-vous. Le Seigneur sera heureux de tous nous accueillir le dimanche à son festin de l’eucharistie. P. FB
Ô Seigneur, dit-elle donc alors, vous avez été avec moi et m’avez gardée en la voie par laquelle je suis venue ; vous m’avez donné le pain de vos sacrements pour ma nourriture, vous m’avez revêtue de la robe nuptiale de charité, vous m’avez heureusement amenée en ce séjour de gloire qui est votre maison, ô mon Père éternel. Hé, que reste-t-il, Seigneur, sinon que j’affirme que vous êtes mon Dieu pour les siècles des siècles ! Amen. St François de Sales (+1622)
Le saint du jour :
Saint Hubert (3 Novembre)
On le dit apparenté à Charles Martel. Il est
vrai qu’on le trouve à la cour de Pépin d’Hérstal, maire du Palais. Il épouse
Floribanne, la fille du roi Dagobert, et les chroniqueurs nous disent qu’il
était connu par « les folles joies de sa vie mondaine » peu
édifiante, jusqu’au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert, évêque de
Maestricht, l’entraînèrent vers la sainteté. La tradition légendaire raconte
cette belle histoire du cerf qu’il vit durant une chasse, un jour de
Vendredi-saint, et qui lui apparut avec une croix entre ses bois « Chasser
un jour pareil ? pourquoi ne vas-tu pas prier? » Dès le XIe siècle, il
était le patron des chasseurs. Ce qui est historique, c’est qu’en 688, il
abandonne le duché d’Aquitaine à son frère pour se consacrer totalement à Dieu.
Après une vie monastique exemplaire, il est élu évêque de Liège-Maestricht et
Tongres, puisque saint Lambert venait d’être martyrisé. Saint Hubert fut un
grand évêque, proche de ses fidèles qu’il rejoignait là où ils vivaient, dans
les clairières, sur les rivières, dans les villages. Attentif à toute misère,
il aidait les malheureux et les prisonniers. Il mourut des suites d’une
blessure occasionnée par un ouvrier maladroit qui lui écrasa la main gauche.
Paroles du pape François :
Le meilleur témoignage que les chrétiens puissent donner ? Qu’ils sont « des hommes et des femmes que Jésus, la miséricorde du père, a rencontrés et pardonnés
« Nous sommes appelés à nous faire les prochains de tous et de toutes les situations, au nom de la solidarité qui naît de la compassion du Seigneur. J’aime penser que le chrétien dans le monde est une personne réaliste, très réaliste… avec le réalisme de l’Evangile ».
« On ne sort pas indemne d’une crise. On peut en sortir meilleur ou pire, mais pas le même. La crise a la capacité « d’empirer les injustices existantes » ou de « renforcer les meilleurs pratiques et réactions ».
Samedi 31 octobre 18h30 messe à Pontcharra s/Turdine
Dimanche 1er novembreFête de la Toussaint 9h30 messe à St Clément
Lundi 2 novembreFête des défunts 19h messe à St André
Pour le déplacement : préciser sur l’attestation « participe à la messe » avec l’heure et le lieu
A compter du 3 et non plus du 2 Novembre et jusqu’au 1er Décembre: aucune messe, aucun baptême, aucun mariage ne sera célébré en communauté. Les cérémonies de funérailles sont maintenues et célébrées dans nos églises dans la limite fixée par le gouvernement à 30 personnes.