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Lundi 16 novembre

PAROLE DE DIEU DU JOUR: Évangile selon Saint Luc 18,35-43

COMMENTAIRE

« Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Quelle belle prière : je peux facilement la faire mienne, aujourd’hui et à tous les jours. En présence de Jésus, je lui demande de me venir en aide, dans tous mes besoins et particulièrement dans mes faiblesses.

J’entends peut-être aussi Jésus me demander : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? ». Je prends le temps d’écouter la question de Jésus: J’entends la patience et l’amour avec lesquels Il s’adresse à moi et Il prend le temps pour répondre au désir de mon cœur. Suis-je aussi rapide que l’aveugle pour répondre ? Ce que j’attends de Jésus est-il aussi clair pour moi ? Je peux également demander de voir à nouveau ; voir la présence de Dieu dans ma vie et dans la vie du monde ; voir ce que le Seigneur veut que je fasse. Je remercie Jésus pour sa présence miséricordieuse et rassurante dans ma vie.

FÊTE DU JOUR : Sainte Marguerite d’Ecosse (+1135)

Petite-fille du roi d’Angleterre, elle se réfugia en Ecosse lors de l’invasion normande. Elle deviendra l’épouse du roi Malcom III dont la piété était fort grande. Il associait sa femme aux affaires du royaume et son règne durant quarante ans fut des plus heureux : huit enfants dans un foyer très uni et un pays bien géré malgré des luttes avec les envahisseurs normands. Elle meurt quelques jours après l’assassinat de son époux par les Normands d’Angleterre. Elle introduisit la liturgie romaine dans l’Eglise écossaise.

MÉDITATION DU JOUR

Ose l’approcher

Plus encore que la maison du peuple chrétien, l’église est la maison du Christ. Un mystère, une présence, remplit la plus pauvre des églises catholiques. Elle est habitée. Elle ne vit pas d’abord du mouvement que lui apporte le va-et-vient des foules. Elle est elle-même, antérieurement, source de vie et de pureté pour ceux qui franchissent son enceinte. Elle possède la présence réelle, la présence corporelle du Christ, le « lieu » où le suprême Amour a touché notre nature humaine pour contracter avec elle des noces éternelles, le foyer de rayonnement capable d’illuminer tout le drame du temps et de l’aventure humaine. Chacun peut entrer là et rencontrer personnellement et silencieusement, intimement le Jésus de l’Évangile. Chacun, quelles que soient ses ignorances, les fautes dont le souvenir peut l’accabler, ses secrètes détresses intérieures, ose l’approcher, comme jadis la pécheresse dans la maison de Simon le pharisien. Chacun peut crier vers lui comme l’aveugle de Jéricho, et dire : Seigneur, que je voie !

Card. Charles Journet 

Mgr Charles Journet († 1975), théologien catholique, suisse francophone, fut créé cardinal par le pape Paul VI en 1965. Il a joué un rôle considérable au concile Vatican II, notamment dans la rédaction de la constitution Gaudium et spes. / Le mystère de l’eucharistie, Paris, Téqui, 1981, p. 27.

Paroles du pape François

lors de la prière de l’Angélus , dimanche 15 Novembre

En cet avant-dernier dimanche de l’année liturgique, l’Evangile nous présente la fameuse parabole des talents (cf. Mt 25, 14-30). Elle fait partie du discours de Jésus sur la fin des temps, qui précède immédiatement sa passion, sa mort et sa résurrection. La parabole raconte l’histoire d’un riche seigneur qui doit partir et, prévoyant une longue absence, qui confie ses biens à trois de ses serviteurs: au premier il confie cinq talents, au second deux, au troisième un. Jésus précise que la distribution se fait « selon la capacité de chacun » (v. 15). C’est ce que le Seigneur a été faite avec nous tous: il nous connaît bien, il sait que nous ne sommes pas pareils et il ne veut favoriser personne au détriment des autres, mais il confie à chacun un capital à la mesure de ses capacités.

Pendant l’absence du maître, les deux premiers serviteurs se donnent du mal, au point de doubler la somme qui leur avait été confiée. Il n’en est pas de même du troisième serviteur, qui cache son talent dans un trou: pour éviter les risques, il le laisse là, à l’abri des voleurs, mais sans le faire fructifier. Le moment est venu du retour du maître, qui appelle les serviteurs à rendre des comptes. Les deux premiers présentent le bon fruit de leur engagement, ils ont travaillé et le maître les loue, les récompense et les invite à participer à sa fête, à sa joie. Le troisième, cependant, se rendant compte qu’il est en faute, commence aussitôt à se justifier en disant: «Seigneur, je sais que tu es un homme dur, qui moissonne là où tu n’as pas ensemencé et qui moissonne là où tu n’as pas semé. J’avais peur et suis allé cacher ton talent sous terre: voilà ce qui t’appartient » (vv. 24-25). Il se défend de sa paresse en accusant son patron d’être « dur ». C’est une habitude que nous avons aussi: nous nous défendons, si souvent, en accusant les autres. Mais eux ne sont pas fautifs: c’est nous qui sommes enfantes, le défaut vient de nous. Et ce serviteur accuse les autres, accuse le maître de se justifier. Nous aussi, souvent, faisons de même. Alors le maître le réprimande: il l’appelle un serviteur «mauvais et paresseux» (v. 26); il lui fait enlever son talent et le fait jeter hors de sa maison.

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Dimanche 15 novembre

PAROLE DE DIEU

Textes de la liturgie du dimanche :       

  • Livre des Proverbes 31,10-13.19-20.
  • Psaume127,1-5                                                                                                   
  • Première lettre de Paul aux Thessaloniciens :5,1-6                        
  • Évangile de Matthieu 25,14-30

HOMÉLIE DU JOUR

L’Évangile de ce dimanche est la parabole des talents, tirée de saint Matthieu (25, 14-30). Elle raconte l’histoire d’un homme qui, avant de partir en voyage, convoque ses serviteurs et leur confie son patrimoine en talents, des pièces de monnaie anciennes de grande valeur. Ce maître confie cinq talents au premier serviteur, deux au second, un au troisième. Pendant l’absence de leur maître, les trois serviteurs doivent faire fructifier ce patrimoine. Le premier et le second serviteur doublent chacun le capital de départ ; le troisième, au contraire, par peur de tout perdre, enterre le talent reçu dans un trou. Au retour de leur maître, les deux premiers reçoivent louange et récompense, quant au troisième, qui ne restitue que l’argent reçu, il est réprimandé et puni.

La signification de cela est claire. L’homme de la parabole représente Jésus, les serviteurs, c’est nous, et les talents, c’est « le patrimoine d’amour » que le Seigneur nous confie. Quel est ce patrimoine ? Sa Parole, l’Eucharistie et les sacrements (même si nous en sommes momentanément privés), la foi en notre Père céleste, son pardon… en somme, beaucoup de choses, ses biens les plus précieux dont il nous fait le don. Voilà le patrimoine qu’il nous confie. Non seulement à conserver, mais à faire fructifier ! Alors que dans l’usage courant, le terme « talent » indique une qualité individuelle notable — par exemple un talent pour la musique, le sport, etc —, dans la parabole, les talents représentent les biens que le Seigneur nous confie afin que nous les fassions fructifier. Le trou creusé dans le sol par le « serviteur mauvais et paresseux » (v. 26) indique la peur du risque qui bloque la créativité et la fécondité de l’amour, mais avant tout la peur de confier sa vie à l’auteur même de l’amour : Dieu lui-même. Jésus ne nous demande pas de conserver sa grâce dans un coffre-fort, mais il veut que nous l’utilisions pour le bien des autres. Tous les biens que nous avons reçus, toutes les grâces que Dieu nous donne, c’est pour les donner aux autres, et ainsi qu’ils fructifient. C’est comme s’il nous disait : « Voici ma miséricorde, ma tendresse, mon pardon: prends-les, et fais-en un large usage dans ta vie ». Et nous, qu’avons-nous fait ? Qui avons-nous « contaminé » par notre foi ? Combien de personnes avons-nous encouragées par notre espérance ? Combien d’amour avons-nous partagé avec notre prochain ? Ce sont des questions qu’il serait bon de nous poser. N’importe quel milieu, même le plus éloigné et inaccessible, peut devenir le lieu où faire fructifier les talents. Il n’y a pas de situations ou de lieux fermés à la présence et au témoignage chrétien. Le témoignage que Jésus nous demande n’est pas fermé, il est ouvert, il dépend de nous.

Cette parabole nous pousse à ne pas cacher notre foi et notre appartenance au Christ, à ne pas enterrer la parole de l’Évangile, mais à la faire circuler dans notre vie, dans les relations, dans les situations concrètes, comme une force qui interpelle, qui purifie, qui renouvelle. De même que le pardon que le Seigneur nous donne spécialement dans le sacrement de la réconciliation: ne le gardons pas enfermé en nous-mêmes, mais laissons-le déployer sa force, qu’il fasse tomber les murs de désaccord, qu’il nous fasse faire le premier pas dans les relations bloquées, reprendre le dialogue là où il n’y a plus de communication… Et ainsi de suite. Faire en sorte que ces talents, ces cadeaux, ces dons que le Seigneur nous a donnés, soient pour les autres, croissent, portent du fruit, par notre témoignage.

Puis-je vous proposer maintenant une belle démarche : que chacune et chacun de vous relise l’Évangile, à la maison, l’évangile de saint Matthieu, chapitre 25, versets 14 à 30. Et si vous le lisiez…  Et si vous le méditiez un peu : « Les talents, les richesses, tout ce que Dieu m’a donné de spirituel, de bonté, la Parole de Dieu, que fais-je pour qu’ils grandissent chez les autres ? Ou est-ce que je me contente de les garder dans un coffre-fort ? ».

Enfin, le Seigneur ne donne pas à tous les mêmes choses ni de la même manière : il nous connaît personnellement et il nous confie ce qui est juste pour nous; mais en tous, en tous, il y a quelque chose d’égal : la même et immense confiance que Dieu nous fait. Dieu croit en nous ! Et il est le même pour tous. Ne le décevons pas ! Ne nous laissons pas tromper par la peur, mais rendons confiance pour confiance ! La Vierge Marie incarne cette attitude de la façon la plus belle et la plus complète. Elle a reçu et accueilli le don le plus sublime, Jésus en personne, et à son tour, elle l’a offert à l’humanité avec un cœur généreux. Demandons-lui de nous aider à être « des serviteurs bons et fidèles » pour participer à « la joie de Notre Seigneur ».         

                                                                                                                            Père Frédéric Benoist


Instituée par le pape François et fixée au 33e dimanche du temps ordinaire,

 la quatrième édition de la Journée mondiale des pauvres aura lieu le 15 novembre 2020.


À la lumière du « Jubilé des personnes socialement exclues », alors que dans toutes les cathédrales et dans les sanctuaires du monde les Portes de la Miséricorde se fermaient, j’ai eu l’intuition que, comme dernier signe concret de cette Année Sainte extraordinaire, on devait célébrer dans toute l’Église, le XXXIIIème Dimanche du Temps ordinaire, la Journée mondiale des pauvres. Ce sera la meilleure préparation pour vivre la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ, Roi de l’Univers, qui s’est identifié aux petits et aux pauvres et qui nous jugera sur les œuvres de miséricorde (cf. Mt 25,31-46). Ce sera une journée qui aidera les communautés et chaque baptisé à réfléchir sur la manière dont la pauvreté est au cœur de l’Évangile et sur le fait que, tant que Lazare git à la porte de notre maison (cf. Lc 16,19-21), il ne pourra y avoir de justice ni de paix sociale. »

En cette période de crise sanitaire et sociale le Secours Catholique poursuit son action pour les plus démunis.

Chaque jour, le Secours Catholique-Caritas France agit en France, près de chez vous, et dans le monde.

75% des ressources de l’association proviennent de la générosité du public. Merci de votre soutien, merci de votre générosité ! (faites un don en ligne sur le site du Secours Catholique)

C’est aussi pour le Secours catholique l’occasion de parler des actions que nous menons grâce et principalement au soutien des donateurs et l’engagement de nos 67 500 bénévoles.

Cette grande campagne nationale débute avec la parution du rapport statistique qui présente une photographie des situations de pauvreté que nous rencontrons dans les accueils. Cette année, la parution de ce rapport, à l’occasion des 70 ans d’existence, a pris une forme particulière avec le forum « les voix de la pauvreté »

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Samedi 14 novembre

PAROLE DE DIEU DU JOUR :
Luc 18,1-8


COMMENTAIRE

À l’époque de Jésus, une veuve n’avait aucun soutien à moins d’avoir des fils adultes pour l’aider. Ici, la veuve va directement au juge. Le juge, un homme au caractère désagréable, l’ignore longtemps mais elle persiste dans sa quête de justice et il finit par céder. La parabole nous invite à persister dans la prière, surtout en période de difficultés. En effet, nous nous approchons d’un Père aimant, prêt à nous écouter et nous sommes invités à venir avec une calme assurance. Jésus nous dit de ne pas abandonner ni de perdre courage.

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Vendredi 13 novembre

PAROLE DE DIEU DU JOUR : 2de lettre de Jean 1,4-9

COMMENTAIRE

Cette épitre de Saint Jean est un des écrits les plus tardifs du Nouveau Testament. Elle reflète la vie des premières communautés chrétiennes traversées par des courants et des pensées religieuses très diverses. « La vérité » de l’évangile est mis à mal par le développement de pensées allant jusqu’à l’hérésie. Voilà ce que veut dénoncer l’auteur de notre texte.

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