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Vendredi 11 décembre

PAROLE DE DIEU DU JOUR : Matthieu 11,16-19

COMMENTAIRE

Nous vivons dans un monde compliqué, parfois rempli de préjugés. La personne qui s’exprime peut- être considérée comme plus importante que ce qui a été dit. Comme il est facile d’enfermer quelqu’un dans ses propos, et il peut arriver qu’on ne reconnaisse pas le contexte dans lequel elle s’est exprimée. La rapidité et parfois la violence d’expression sur les réseaux sociaux n’arrangent rien

Notre texte d’évangile de ce matin se situe au moment où Jésus a appris la mise à mort de Jean Baptiste. Alors que le style de vie de Jésus était très différent de celui de Jean, les deux ont été rejetés. Les gens qui les écoutaient ont considéré la difficulté comme leur étant extérieure, et non pas intérieure à eux-mêmes. Ils avaient besoin de sagesse pour pouvoir interpréter la vérité et la profondeur de l’appel au changement, de l’appel à la conversion que suscite la venue du Règne de Dieu. J’ai mes propres préjugés, mais le Seigneur désire que je sois libre. De quoi veut-il me libérer ? Qui sont « les collecteurs d’impôts et les pécheurs » du moment avec lesquels je suis appelé à devenir » ami » ? Je demande au Seigneur la liberté qui m’ouvre plus pleinement aux autres pour le suivre de plus près. Le message de Jésus est parfois difficile à comprendre. Il est inattendu. Y a-t-il un domaine de ma vie où Dieu m’appelle à sortir de mes préjugés et mes opinions dans lesquelles je me réfugie ? Je ne suis pas toujours disposé à écouter, ni à accepter ceux qui sont différents. Je peux facilement juger, exclure et rejeter les gens. J’ai besoin de l’aide du Seigneur maintenant. Je lui demande une nouvelle fois sa force de conversion.

MEDITATION DU JOUR

Il mange et il boit

L’ivrognerie : ne sois pas pressé de te jeter dans ce danger, mon ami. On ne t’enlève pas la boisson ; on te l’a donnée et elle t’attend. Ne cherche pas à éclater en aspirant à pleine bouche ; ta soif se calme, même si tu bois plus lentement, et elle garde les convenances si la boisson est prise peu à peu, de façon convenable.

« L’ivresse, écrit Platon, est fréquente surtout chez les Scythes, les Celtes, les Ibères et les Thraces, peuples qui sont tous adonnés à la guerre et qui considèrent comme une chose belle et heureuse de s’occuper à boire. » Pour nous, au contraire, qui sommes le peuple pacifique, qui recevons à table des gens sobres pour jouir les uns des autres et non pour nous offenser réciproquement, nous buvons pour porter amicalement à la santé, afin que nos sentiments d’amitié se montrent bien sous leur vrai nom. Comment croyez-vous que le Seigneur ait bu lorsque, à cause de nous, il est devenu homme ? N’était-ce pas avec des gestes réfléchis ? Car, vous le savez bien, il a pris, lui aussi, du vin ; et il était lui aussi un homme ; et même, il a béni le vin, en disant : « Prenez, buvez : ceci est mon sang » ; sous le sang de la vigne, il désigne le Verbe qui a été versé pour la multitude en rémission des péchés (Mt 26, 26-28), la fontaine de la joie.

Clément d’Alexandrie 

Clément d’Alexandrie († v. 215), Père de l’Église, est le premier lettré grec chrétien. Il chercha à harmoniser la pensée grecque et le christianisme. / Le Pédagogue II, II, 31-32, trad. C. Mondésert, Paris, Cerf, 1965, « Sources Chrétiennes » 108, p. 69-71.

Le saint du jour : Saint Damase 1er (+387)

Fils de prêtre et membre du clergé romain par tradition familiale, Damase est élu Pape en 366 dans une époque troublée par les dissensions théologiques et les querelles de partis. On lui opposera même un antipape durant quelque temps. Il soutient la foi en la Trinité que les ariens combattaient. En même temps, il œuvre en faveur de la réconciliation des fidèles que divisaient alors les problèmes de la traduction entre le grec, langue traditionnelle de l’Église et le latin, langue populaire qui devenait la langue usuelle de l’Italie. Il aura l’audace de commander à saint Jérôme la traduction latine de la Bible, ce sera la Vulgate.
Il organisa le culte des martyrs, nettoya et agrandit les catacombes où ils étaient inhumés et, sur leur tombe, il grave et compose des épigrammes qui font de lui un des premiers poètes latins chrétiens. Il fit écrire sur les murs des catacombes de saint Calixte: « Moi aussi, Damase, c’est ici que j’eusse voulu reposer si je n’avais pas craint de profaner les cendres des saints » et il se fit humblement enterrer dans une église voisine.

MESSES

Messes : Vendredi 11 Décembre à 17h dans la chapelle de Vindry ; Samedi 12 à 18h30 à Pontcharra ; Dimanche 13 Décembre à 9h à Valsonne ; 10h à sainte Madeleine ; 11h à saint Forgeux

Semaine du 14 au 20 Décembre :

Mardi 15 Décembre à 9h dans la crypte de l’église saint André ; Mercredi 16 Décembre à 17h à saint Marcel ; Jeudi 17 Décembre à 9h à sainte Madeleine ; Vendredi 18 Décembre à 17h. à saint Loup.

Offices de Noël : Jeudi 24 : à 17h en l’église saint André ; 17h30 en l’église sainte Madeleine, 18h en l’église de Pontcharra ; 19h : en l’église de Valsonne ; 19h30 en l’église de saint Romain de Popey ; minuit en l’église de Dareizé. Vendredi 25 : 10h aux Olmes ; 10h en l’église sainte Madeleine ; 10h30 en l’église des Sauvages

Messes : Vendredi 11 Décembre à 17h dans la chapelle de Vindry ; Samedi 12 à 18h30 à Pontcharra ; Dimanche 13 Décembre à 9h à Valsonne ; 10h à sainte Madeleine ; 11h à saint Forgeux

Semaine du 14 au 20 Décembre :

Mardi 15 Décembre à 9h dans la crypte de l’église saint André ; Mercredi 16 Décembre à 17h à saint Marcel ; Jeudi 17 Décembre à 9h à sainte Madeleine ; Vendredi 18 Décembre à 17h. à saint Loup.

Offices de Noël : Jeudi 24 : à 17h en l’église saint André ; 17h30 en l’église sainte Madeleine, 18h en l’église de Pontcharra ; 19h : en l’église de Valsonne ; 19h30 en l’église de saint Romain de Popey ; minuit en l’église de Dareizé. Vendredi 25 : 10h aux Olmes ; 10h en l’église sainte Madeleine ; 10h30 en l’église des Sauvages

PAPE FRANÇOIS: catéchèse sur la messe (2)

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 15 novembre 2017

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Jeudi 10 décembre

PAROLE DE DIEU DU JOUR : Isaïe 41,13-20

COMMENTAIRE

« Sois sans crainte », répète le prophète. « N’aie pas peur », pour le dire dans un français plus courant… Le message de cet oracle prophétique est d’une simplicité enfantine, et il n’y a pas besoin d’une longue prédication pour en éplucher le sens. Et pourtant, nous avons sans cesse besoin de réentendre cette parole. Car nous ne sommes pas des enfants, et donc… nous avons peur ! La vie nous fait peur, de tas de choses nous font peur.

Peut-être suis-je particulièrement peureux, angoissé, inquiet ? Je ne le pense pas. Des choses me font peur, bien sûr. Certaines qui sont anodines, et vous les dévoiler vous ferait sans doute rire. D’autres sont plus objectivement inquiétantes, peut-être, ou alors c’est que les mêmes peurs sont partagées par beaucoup de gens. Mais quantité de choses, qui peut-être font peur à d’autres, ne m’émeuvent guère, ni ne m’inquiètent outre mesure. J’imagine que nous sommes tous pareils là-dessus, même si nous ne partageons pas forcément les mêmes craintes…

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Mercredi 9 décembre

PAROLE DE DIEU DU JOUR : Matthieu 11,28-30

COMMENTAIRE

“Venez” est un mot familier dans l’Écriture. « Revenez à moi ; venez et voyez ; suivez-moi ». Dieu continue de nous inviter, et il désire ce qui est le mieux pour nous. C’est Dieu qui nous mène vers des eaux tranquilles, comme le dit le psalmiste. Un Dieu doux et humble nous promet l’aide dont nous avons besoin pour avancer dans la vie d’un pas plus léger en sachant qu’il est à nos côtés. Il nous demande de lui confier nos fardeaux.

Est-ce que j’entends l’invitation du Seigneur comme vivifiante et libératrice ? Dans quelles circonstances puis-je sentir les fardeaux peser ou les liens m’entraver, quand je considère que le Seigneur désire que nous le servions et servions les autres librement ? Je me tourne vers le Seigneur pour lui demander ce dont j’ai besoin pour avancer plus léger dans la vie. En ce jour confions toutes nos familles qui ont été endeuillées durant ces dernières semaines, en cette période de confinement, nous prions spécialement pour les familles qui ont perdu un être cher de la covid 19. Certaines étapes du deuil ont été rendues plus difficiles. Que le Seigneur continue de soulager toutes ces familles éprouvées.

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Mardi 8 décembre


Le 8 décembre marque la fête de l’Immaculée Conception. La célébration de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie – située dans les premiers jours de la nouvelle année liturgique et du temps de l’Avent – nous rappelle la destinée unique de cette femme juive, choisie par Dieu. Pour la foi chrétienne, Marie est indissociable de l’enfant qu’elle a porté, Jésus, en qui s’est totalement manifesté le Dieu vivant. Elle est appelée, depuis le concile d’Éphèse (431), « Mère de Dieu ». Selon la tradition catholique, depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, elle est déclarée préservée du péché originel dès sa naissance.

Pourquoi un dogme ?

Un dogme est une vérité de foi solennellement proclamée par le Pape pour être accueillie par l’Église.
Ainsi, le 8 décembre 1854, dans la Bulle « Ineffabilis Deus », le pape Pie IX déclarait : « Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout puissant, en vue des mérites de Jésus Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles ».

En d’autres termes, pour accueillir le Fils de Dieu, Marie ne pouvait avoir en son cœur aucune trace d’hésitation ou de refus. Dieu avait besoin que le don de son amour rencontre une foi parfaitement pure, une âme sans péché. Seule la grâce (le don gratuit de Dieu) pouvait ainsi la préparer, et elle en est comblée (Évangile selon saint Luc, chapitre 1). Comme un fruit anticipé du pardon offert par Jésus sur la croix, Marie (qui a été conçue normalement, par l’union de son père et de sa mère) est immaculée, pure de tout péché, et préservée de cette séparation d’avec Dieu qui marque l’homme dès le début de son existence, le péché originel.

« Pour la plupart des gens, « l’immaculée conception » voudrait dire que Marie est devenue mère, a conçu Jésus, par l’action de l’Esprit Saint, sans relation conjugale. Comme si la relation conjugale était, par elle-même, un péché. Ce n’est pas du tout ce que dit la foi chrétienne. Si le mariage était un péché, il ne pourrait être un sacrement […] rappelle Mgr Jacques Perrier, évêque émérite de Tarbes et Lourdes. » Que voulait dire Pie IX ? Que fête l’Église catholique le 8 décembre ? Ceci :

Marie, dès l’origine, a été totalement étrangère au péché. C’est pourquoi, dans toutes les apparitions, elle se montre toujours merveilleusement belle, rayonnante de lumière et de bonté.

« Toutes les générations me diront bienheureuse ! » (Lc 1,48)

L’Église a vu dans ce verset du Magnificat une des annonces prophétiques de l’Assomption de la Vierge Marie au ciel. L’Assomption de Marie, c’est le terme de sa marche, de son pèlerinage commencé au jour de l’Annonciation et plus mystérieusement encore au jour de sa conception immaculée que nous célébrons en ce jour ! Marie, il est bon pour moi de te regarder marcher et de te dire :

« S’il te plaît, oriente toute ma vie vers Dieu le Père ; pour cela
j’abandonne toute ma vie entre tes mains, tout mon être ; qu’avec ton
fils, je ne désire rien d’autre que de me laisser gagner par la
sainteté. »

« Je te confie tous ceux qui ne
marchent pas vers Dieu, dont le cœur s’est détourné de lui. Je te confie
tous les pas hésitants, et tous ceux qui ne savent pas où aller pour
vivre véritablement. »

« Avec toi, Marie, fais que tous nous n’ayons d’autre désir que de devenir des saints ! »
« S’il te plaît, Marie… »

Prière de la neuvaine, en communion avec la basilique de Fourvière :

Sainte Vierge Marie, Immaculée Conception,

Tu connais notre monde, dans lequel tu as vécu il y a 2 000 ans.

Tu vois les ténèbres qui peuvent habiter nos cœurs et nos sociétés.

Mais tu as accueilli en ton sein Jésus, Lumière née de la Lumière, pour qu’il illumine le monde en lui apportant la vérité et la joie.

Alors que nous sommes dans une grande incertitude face à l’avenir, nous te confions nos familles, nos communautés et nos sociétés.

Ton fils Jésus est vainqueur du monde, aide-nous à l’accueillir avec confiance et à toujours choisir la Lumière dans nos décisions.

Notre Dame, nous nous souvenons que tu as toujours protégé tes enfants des grands dangers. Reste avec nous dans les épreuves que nous traversons et veille sur chacun de nous.

Notre Dame, prie pour nous…

Ceux qui le désirent pourront dire une dizaine de chapelet (1 Notre Père et 10 Je vous salue, Marie) ou un Je vous salue, Marie, en confiant leurs intentions personnelles…