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Jeudi 10 décembre

PAROLE DE DIEU DU JOUR : Isaïe 41,13-20

COMMENTAIRE

« Sois sans crainte », répète le prophète. « N’aie pas peur », pour le dire dans un français plus courant… Le message de cet oracle prophétique est d’une simplicité enfantine, et il n’y a pas besoin d’une longue prédication pour en éplucher le sens. Et pourtant, nous avons sans cesse besoin de réentendre cette parole. Car nous ne sommes pas des enfants, et donc… nous avons peur ! La vie nous fait peur, de tas de choses nous font peur.

Peut-être suis-je particulièrement peureux, angoissé, inquiet ? Je ne le pense pas. Des choses me font peur, bien sûr. Certaines qui sont anodines, et vous les dévoiler vous ferait sans doute rire. D’autres sont plus objectivement inquiétantes, peut-être, ou alors c’est que les mêmes peurs sont partagées par beaucoup de gens. Mais quantité de choses, qui peut-être font peur à d’autres, ne m’émeuvent guère, ni ne m’inquiètent outre mesure. J’imagine que nous sommes tous pareils là-dessus, même si nous ne partageons pas forcément les mêmes craintes…

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Mercredi 9 décembre

PAROLE DE DIEU DU JOUR : Matthieu 11,28-30

COMMENTAIRE

“Venez” est un mot familier dans l’Écriture. « Revenez à moi ; venez et voyez ; suivez-moi ». Dieu continue de nous inviter, et il désire ce qui est le mieux pour nous. C’est Dieu qui nous mène vers des eaux tranquilles, comme le dit le psalmiste. Un Dieu doux et humble nous promet l’aide dont nous avons besoin pour avancer dans la vie d’un pas plus léger en sachant qu’il est à nos côtés. Il nous demande de lui confier nos fardeaux.

Est-ce que j’entends l’invitation du Seigneur comme vivifiante et libératrice ? Dans quelles circonstances puis-je sentir les fardeaux peser ou les liens m’entraver, quand je considère que le Seigneur désire que nous le servions et servions les autres librement ? Je me tourne vers le Seigneur pour lui demander ce dont j’ai besoin pour avancer plus léger dans la vie. En ce jour confions toutes nos familles qui ont été endeuillées durant ces dernières semaines, en cette période de confinement, nous prions spécialement pour les familles qui ont perdu un être cher de la covid 19. Certaines étapes du deuil ont été rendues plus difficiles. Que le Seigneur continue de soulager toutes ces familles éprouvées.

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Mardi 8 décembre


Le 8 décembre marque la fête de l’Immaculée Conception. La célébration de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie – située dans les premiers jours de la nouvelle année liturgique et du temps de l’Avent – nous rappelle la destinée unique de cette femme juive, choisie par Dieu. Pour la foi chrétienne, Marie est indissociable de l’enfant qu’elle a porté, Jésus, en qui s’est totalement manifesté le Dieu vivant. Elle est appelée, depuis le concile d’Éphèse (431), « Mère de Dieu ». Selon la tradition catholique, depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, elle est déclarée préservée du péché originel dès sa naissance.

Pourquoi un dogme ?

Un dogme est une vérité de foi solennellement proclamée par le Pape pour être accueillie par l’Église.
Ainsi, le 8 décembre 1854, dans la Bulle « Ineffabilis Deus », le pape Pie IX déclarait : « Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout puissant, en vue des mérites de Jésus Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles ».

En d’autres termes, pour accueillir le Fils de Dieu, Marie ne pouvait avoir en son cœur aucune trace d’hésitation ou de refus. Dieu avait besoin que le don de son amour rencontre une foi parfaitement pure, une âme sans péché. Seule la grâce (le don gratuit de Dieu) pouvait ainsi la préparer, et elle en est comblée (Évangile selon saint Luc, chapitre 1). Comme un fruit anticipé du pardon offert par Jésus sur la croix, Marie (qui a été conçue normalement, par l’union de son père et de sa mère) est immaculée, pure de tout péché, et préservée de cette séparation d’avec Dieu qui marque l’homme dès le début de son existence, le péché originel.

« Pour la plupart des gens, « l’immaculée conception » voudrait dire que Marie est devenue mère, a conçu Jésus, par l’action de l’Esprit Saint, sans relation conjugale. Comme si la relation conjugale était, par elle-même, un péché. Ce n’est pas du tout ce que dit la foi chrétienne. Si le mariage était un péché, il ne pourrait être un sacrement […] rappelle Mgr Jacques Perrier, évêque émérite de Tarbes et Lourdes. » Que voulait dire Pie IX ? Que fête l’Église catholique le 8 décembre ? Ceci :

Marie, dès l’origine, a été totalement étrangère au péché. C’est pourquoi, dans toutes les apparitions, elle se montre toujours merveilleusement belle, rayonnante de lumière et de bonté.

« Toutes les générations me diront bienheureuse ! » (Lc 1,48)

L’Église a vu dans ce verset du Magnificat une des annonces prophétiques de l’Assomption de la Vierge Marie au ciel. L’Assomption de Marie, c’est le terme de sa marche, de son pèlerinage commencé au jour de l’Annonciation et plus mystérieusement encore au jour de sa conception immaculée que nous célébrons en ce jour ! Marie, il est bon pour moi de te regarder marcher et de te dire :

« S’il te plaît, oriente toute ma vie vers Dieu le Père ; pour cela
j’abandonne toute ma vie entre tes mains, tout mon être ; qu’avec ton
fils, je ne désire rien d’autre que de me laisser gagner par la
sainteté. »

« Je te confie tous ceux qui ne
marchent pas vers Dieu, dont le cœur s’est détourné de lui. Je te confie
tous les pas hésitants, et tous ceux qui ne savent pas où aller pour
vivre véritablement. »

« Avec toi, Marie, fais que tous nous n’ayons d’autre désir que de devenir des saints ! »
« S’il te plaît, Marie… »

Prière de la neuvaine, en communion avec la basilique de Fourvière :

Sainte Vierge Marie, Immaculée Conception,

Tu connais notre monde, dans lequel tu as vécu il y a 2 000 ans.

Tu vois les ténèbres qui peuvent habiter nos cœurs et nos sociétés.

Mais tu as accueilli en ton sein Jésus, Lumière née de la Lumière, pour qu’il illumine le monde en lui apportant la vérité et la joie.

Alors que nous sommes dans une grande incertitude face à l’avenir, nous te confions nos familles, nos communautés et nos sociétés.

Ton fils Jésus est vainqueur du monde, aide-nous à l’accueillir avec confiance et à toujours choisir la Lumière dans nos décisions.

Notre Dame, nous nous souvenons que tu as toujours protégé tes enfants des grands dangers. Reste avec nous dans les épreuves que nous traversons et veille sur chacun de nous.

Notre Dame, prie pour nous…

Ceux qui le désirent pourront dire une dizaine de chapelet (1 Notre Père et 10 Je vous salue, Marie) ou un Je vous salue, Marie, en confiant leurs intentions personnelles…

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Lundi 7 décembre

PAROLE DE DIEU DU JOUR : Luc 5,17-26

COMMENTAIRE

Dans cette guérison, Jésus regarde toute la personne : il reconnaît que la paralysie de l’homme n’est pas simplement physique, mais qu’il n’a pas la force, lui-même, de faire un acte de foi. Il est parfois nécessaire de demander de l’assistance pour guérir ou pour aider les autres à le faire. C’est à la foi de ses amis et non à celle de l’homme paralysé que Jésus répond : « Voyant leur foi, il dit, « Homme, tes péchés te sont pardonnés. » Lorsque nous pardonnons ou lorsque nous sommes pardonnés, nos épaules sont libérées d’un pesant fardeau. Nous pouvons alors, comme l’homme de ce récit, nous lever et marcher. Dans ce miracle, Jésus effectue à la fois une guérison spirituelle et une guérison physique. Suis-je un « paralytique spirituel »? Puis-je penser à quelque chose que je veux faire ; mais ne suis-je capable de faire le grand saut dans une prise de décision. J’ai peut être besoin la foi d’un autre dans une démarche d’écoute et d’accompagnement ? Redisons-le, L’homme paralysé n’aurait pas pu s’approcher de Jésus sans l’aide de ses amis. Nous avons besoin d’aide aussi.  Mais un autre a peut-être aussi besoin de moi, de mon écoute, de mes conseils ? Puis-je penser à quelqu’un qui a besoin d’un coup de main de ma part? P.FB

NEUVAINE
Parole de Dieu :
« Le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 27).
Méditation : Nous aurions pu penser que le disciple irait chez la mère. Or c’est l’inverse.
C’est la mère qui est accueillie chez le disciple, la mère qui se déplace, qui va habiter chez lui.
C’est là le sommet du pèlerinage, le sommet de
la marche de Marie : comme si depuis le début,
depuis les tout premiers pas de Marie sur terre, elle n’avait qu’un objectif : « Aller chez lui, chez le
disciple, dans son cœur. »
Marie, il est bon pour moi de te regarder marcher vers moi et de te dire : « S’il te plaît, apprends-moi à
te contempler quand tu marches vers moi ; donne-moi de t’accueillir au plus intime de moi-même en te présentant toute ma vie, tout ce que je suis. Je te choisis pour ma mère. « Je te confie tous ceux qui souffrent
et qui ont tant besoin d’une mère, d’une mère qui
console, d’une mère qui pacifie, d’une mère qui aime
tout simplement. Je te confie toute notre humanité orpheline sans toi, chacun de nous. Viens les rejoindre, viens nous rejoindre. « S’il te plaît, Marie… »

PAPE FRANÇOIS: Catéchèse sur la prière (16)

AUDIENCE GÉNÉRALE

Bibliothèque du palais apostolique
Mercredi 25 novembre 2020

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Catéchèse – 16. La prière de l’Eglise naissante