Avec la fête du baptême du Seigneur, nous avons achevé hier le temps liturgique de NOËL. Il nous faut démonter et ranger nos crèches. Il nous faut accueillir dans l’ordinaire des jours et des semaines la Parole de Dieu faite chair, en Jésus Christ. C’est lez temps liturgique du temps ordinaire qui commence.
La liturgie
nous propose de relire la lettre aux Hébreux. Longtemps attribué à Paul, en
raison de traits de la pensée paulinienne qui ponctuent ce texte, nous ne
connaissons pas véritablement l’auteur de cet écrit. Sans doute d’une famille
de liturges, en effet Jésus va être associé à l’image du grand prêtre qui
s’offre en sacrifice.
Venons en au texte d’aujourd’hui. A bien des reprises et de plusieurs manières, Dieu a parlé à nos pères, à nos ancêtres dans la foi. Il y a la voix des prophètes. Mais Dieu parle de manière spécifique et définitive par son Fils, ce « Verbe fait chair » nous dit saint Jean. Oui la Parole prend la figure de la personne de Jésus qui vient non pas abolir mais accomplir tout ce qu’ont dit les prophètes et la Loi (Évangile de Matthieu).
Dieu nous parle aujourd’hui , comme il l’a fait depuis les débuts de l’humanité. Écoutons jour après jour ,ce qu’il a à nous dire en son Fils. Nous commençons aussi la lecture de l’évangile de Marc, les débuts de la vie publique de Jésus. Après son baptême, il appelle et choisit des disciples, des hommes qui deviendront « des pêcheurs d’hommes ». Des hommes que Jésus appelle. La Parole de Dieu est un appel.
« Aussitôt », les disciples se mettent en route. « L’ aussitôt » est le surgissement de la Parole de Dieu dans le cœur des hommes, dans le cœur des apôtres..
La fête du baptême du Seigneur d’aujourd’hui conclut le temps de Noël et
nous invite à penser à notre baptême. Jésus a voulu recevoir le baptême prêché
et administré par Jean-Baptiste dans le fleuve du Jourdain. Il s’agissait d’un
baptême de pénitence : ceux qui s’en approchaient exprimaient le désir d’être
purifiés des péchés, et, avec l’aide de Dieu, s’engageaient à commencer une
nouvelle vie.
Nous comprenons alors la grande humilité de Jésus, Celui qui
n’avait pas péché, qui se met en file avec les pénitents, mélangé à eux pour
être baptisé dans les eaux du fleuve. Quelle humilité a Jésus ! En faisant
ainsi, Il a manifesté ce que nous avons célébré à Noël : la disponibilité de
Jésus à s’immerger dans le fleuve de l’humanité, à prendre sur lui les manques et
les faiblesses des hommes, à partager leur désir de libération et de dépasser
tout ce qui éloigne de Dieu et rend étrangers à nos frères. Comme à Bethléem,
le long des rives du Jourdain aussi, Dieu maintient sa promesse d’assumer le
destin de l’humanité, et Jésus en est le Signe tangible et définitif. Il s’est
chargé de nous tous, il se charge de nous tous, dans notre vie, dans nos
journées.
L’Évangile d’aujourd’hui souligne que Jésus, « remontant de l’eau, vit les cieux se déchirer et l’Esprit comme une colombe descendre vers lui » (Mc 1, 10). L’Esprit Saint, qui avait œuvré depuis le début de la création et avait guidé Moïse et le peuple dans le désert, descend à présent en plénitude sur Jésus pour lui donner la force d’accomplir sa mission dans le monde. C’est l’Esprit qui est l’artisan du baptême de Jésus et aussi de notre baptême. Il nous ouvre les yeux du cœur à la vérité, à toute la vérité. Il guide notre vie sur le sentier de la charité. Il est le don que le Père a fait à chacun de nous le jour de notre baptême. Lui, l’Esprit, nous transmet la tendresse du pardon divin. Et c’est encore Lui, l’Esprit Saint, qui fait retentir la Parole révélatrice du Père : « Tu es mon Fils » (v. 11).
La fête du baptême de Jésus invite chaque chrétien à faire mémoire de
son propre baptême. Je ne peux pas vous demander si vous vous souvenez du
jour de votre baptême, car la majorité d’entre vous étiez enfants, comme moi ;
nous avons été baptisés enfants. Mais je vous pose une autre question :
connaissez-vous la date de votre baptême ? Savez-vous quel jour vous avez été baptisés
? Que chacun y pense. Et si vous ne connaissez pas la date ou que vous l’avez
oubliée, en rentrant chez vous, demandez à votre maman, à votre grand-mère, à
votre oncle, à votre tante, à votre grand-père, à votre parrain, à votre marraine
: quelle date ? Et nous devons toujours garder cette date en mémoire, parce que
c’est une date de fête, c’est la date de notre sanctification initiale, c’est
la date à laquelle le Père nous a donné l’Esprit Saint qui nous pousse à
marcher, c’est la date du grand pardon. N’oubliez pas : quelle est la date de
mon baptême ?
Invoquons la protection maternelle de la Très Sainte Vierge Marie, pour que tous les chrétiens puissent comprendre toujours plus le don du baptême et s’engagent à le vivre avec cohérence, en témoignant l’amour du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
Pape François
Calendrier paroissial
Messes de semaine :
Mardi 12 janvier à 9H dans la crypte de saint André
Mercredi 13 janvier à 17 h à saint Marcel
Jeudi 14 janvier à 9h à sainte Madeleine
Vendredi 15 janvier à 17h à Dareizé.
Messes du week-end du 16-17 Janvier :
samedi 16 janvier 18h30 à Pontcharra *
Dimanche 17 janvier 9h à Joux ; 10h à sainte Madeleine ; 11h aux Olmes.
Adoration du Saint Sacrement et confessions : Samedi de 10h. à 12h.
Lundi 11 Janvier de 9h à 10h30 : célébration avec les enfants de l’école
Bel air
Mardi 12 Janvier à 14h30 : célébration avec les enfants à l’église
des Olmes
Jeudi 14 Janvier à 20h : rencontre de l’EAP (en visio-conférence)
La première Vidéo du Pape de 2021 est consacrée à la fraternité humaine. Le Saint-Père appelle les personnes de religions, de cultures, de traditions et de croyances différentes à revenir à l’essentiel : l’amour du prochain.
Certains d’entre vous sont peut-être étonnés de recevoir tous les jours un bulletin de la paroisse… C’est une initiative que j’ai décidé lors du second confinement. Depuis, même si la situation sanitaire s’est un peu améliorée, au sens où nous pouvons célébrer les messes dans nos églises, avec des règles sanitaires plus strictes qu’en septembre-Octobre, j’ai pensé continuer à publier ce bulletin. IL est un lien quotidien dans la prière. Et la prière est essentielle pour un croyant. Vivre une relation quotidienne avec le Christ dans la prière, nourrir sa vie spirituelle, « donne des forces ».
Je ne vous cache pas une certaine frustration de ne pas pouvoir organiser avec les uns et les autres des temps de rencontres et de réunions. Une telle frustration vient d’être confirmée cette semaine, par la Préfecture du Rhône, interdisant, jusqu’à nouvel ordre toute réunion entre adultes dans nos salles accueillant du public (salles paroissiales). Et pourtant il y aurait des motifs de rencontres, avec chaque ERP, avec les parents qui présentent leur enfant au baptême, avec. Les fiancés, avec les familles de la catéchèse, avec les responsables des différents services. Le « tout visio » n’est pas mon désir premier, même si je vais sans doute devoir plus m’y résoudre… Ma volonté première est :de vous faire grandir dans la foi en Jésus Christ, de vous faire grandir dans la joie de l’Evangile, de vouloir faire comprendre à nos contemporains, de toutes générations, que la rencontre avec le Christ est passionnante et libératrice, en se fondant sur la richesses des écrits spirituels à travers les siècles. Ce bulletin est donc, pour l’instant, une modeste contribution. Espérant qu’il trouve un écho positif chez beaucoup. Les catéchèses du pape François, sont très accessibles, intéressantes. Elles peuvent être lues bien après le jour de leur diffusion.
En espérant que la situation sanitaire va aller en s’améliorant. Pour cela restons les uns et les autre vigilants, respectueux des gestes barrières. Protégeons nous, protégeons les autres. Je renouvelle pour chacune et chacun mes vœux de bonne et sainte année 2021 Père Frédéric Benois
Demandons au Seigneur de savoir faire une demande selon sa volonté… « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel »…. Demandons au Seigneur, la grâce de nous garder des idoles. Elles sont nombreuses de nos sociétés…
MÉDITATION
Il répand l’Esprit Notre Seigneur, voyant cette impureté de la chair qui ne saurait en aucune manière honorer Dieu, vient en tous les hommes premièrement par le baptême : Vous tous qui avez été baptisés, vous avez revêtu le Christ (Ga 3, 27). Il vient en nous par son Esprit, il répand son Esprit au milieu de notre chair pour être lui-même le principe de toute l’œuvre de l’homme et ainsi honorer Dieu en lui par son Esprit. Or, cet Esprit de notre Seigneur en venant dans l’homme y répand les vertus, les inclinations et les sentiments de notre Seigneur. Il nous communique les mêmes grâces, les mêmes dons qu’à lui, et c’est ainsi que nous sommes revêtus de notre Seigneur : Vous tous qui avez été baptisés, vous avez revêtu le Christ. Mais, comme notre Seigneur n’est peint en nous que comme une première esquisse par le baptême, ne nous y donnant de vie que comme à un petit enfant et n’y venant vivre en nous que dans l’état de son infirmité – il nous donne, autrement dit, son Esprit pour agir encore faiblement et pour représenter en nous la vie d’infirmité qu’il a menée jusqu’à la mort –, par la confirmation il nous donne un esprit plus fort, il nous donne par son Esprit une vie parfaite, une vie forte et vigoureuse, une vie de force pour représenter en nous sa vie de Résurrection et sa vie après l’Ascension.
Jean-Jacques Olier, p.s.s. Prêtre du diocèse de Paris, Jean-Jacques Olier († 1657), dit aussi « Monsieur Olier », a fondé le premier séminaire français, à la suite du concile de Trente, ainsi que la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice. / Vivre pour Dieu en Jésus Christ, Paris, Cerf, 1995, p. 41-42.
Voyons maintenant à
quoi nous en sommes arrivés. Nous avons eu devant nous le cercle chrétien, la
famille de Dieu, composée de ceux qui sont nés de Dieu. Dieu est amour, et donc
ceux qui sont nés de Lui partagent Sa nature, et demeurent dans Son amour.
Demeurant en Lui, Il demeure en eux, et ils s’aiment l’un l’autre, et ainsi ils
gardent Ses commandements. Mais ils sont aussi victorieux du monde au lieu
d’être vaincus par le monde. De passage au travers de ce monde, la famille de
Dieu est séparée du monde, et lui est supérieure.
Le secret de la victoire
est double. D’abord, le travail divin opéré dans les saints,
puis la foi en Jésus comme Fils de Dieu, qui nous est présenté comme but et que
nous recevons par la foi.
L’Esprit de Dieu est le Témoin actif vivant; l’eau et le sang (l’Esprit et le Fils) sont des témoins silencieux, mais tous les trois convergent sur un seul point: Dieu nous a donné la vie éternelle. Le témoignage est donc que cette vie éternelle est à nous. Elle nous a été donnée par Dieu; et elle est «dans Son Fils». Celui qui a le Fils a la vie, et celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. La question est parfaitement claire. Personne ne peut «avoir» le Fils s’il nie le Fils, comme c’était le cas de ces enseignants antichrétiens, nombreux du temps de la rédaction de cet écrit. .