“Venez” est un mot familier dans l’Écriture. « Revenez à moi ; venez et voyez ; suivez-moi ». Dieu continue de nous inviter, et il désire ce qui est le mieux pour nous. C’est Dieu qui nous mène vers des eaux tranquilles, comme le dit le psalmiste. Un Dieu doux et humble nous promet l’aide dont nous avons besoin pour avancer dans la vie d’un pas plus léger en sachant qu’il est à nos côtés. Il nous demande de lui confier nos fardeaux.
Est-ce que j’entends l’invitation du Seigneur comme vivifiante et libératrice ? Dans quelles circonstances puis-je sentir les fardeaux peser ou les liens m’entraver, quand je considère que le Seigneur désire que nous le servions et servions les autres librement ? Je me tourne vers le Seigneur pour lui demander ce dont j’ai besoin pour avancer plus léger dans la vie. En ce jour confions toutes nos familles qui ont été endeuillées durant ces dernières semaines, en cette période de confinement, nous prions spécialement pour les familles qui ont perdu un être cher de la covid 19. Certaines étapes du deuil ont été rendues plus difficiles. Que le Seigneur continue de soulager toutes ces familles éprouvées.
Le 8 décembre marque la fête de l’Immaculée Conception. La célébration de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie – située dans les premiers jours de la nouvelle année liturgique et du temps de l’Avent – nous rappelle la destinée unique de cette femme juive, choisie par Dieu. Pour la foi chrétienne, Marie est indissociable de l’enfant qu’elle a porté, Jésus, en qui s’est totalement manifesté le Dieu vivant. Elle est appelée, depuis le concile d’Éphèse (431), « Mère de Dieu ». Selon la tradition catholique, depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, elle est déclarée préservée du péché originel dès sa naissance.
Pourquoi un dogme ?
Un dogme est une vérité de foi solennellement proclamée par le Pape pour être accueillie par l’Église. Ainsi, le 8 décembre 1854, dans la Bulle « Ineffabilis Deus », le pape Pie IX déclarait : « Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout puissant, en vue des mérites de Jésus Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles ».
En d’autres termes, pour accueillir le Fils de Dieu, Marie ne pouvait avoir en son cœur aucune trace d’hésitation ou de refus. Dieu avait besoin que le don de son amour rencontre une foi parfaitement pure, une âme sans péché. Seule la grâce (le don gratuit de Dieu) pouvait ainsi la préparer, et elle en est comblée (Évangile selon saint Luc, chapitre 1). Comme un fruit anticipé du pardon offert par Jésus sur la croix, Marie (qui a été conçue normalement, par l’union de son père et de sa mère) est immaculée, pure de tout péché, et préservée de cette séparation d’avec Dieu qui marque l’homme dès le début de son existence, le péché originel.
« Pour la plupart des gens, « l’immaculée conception » voudrait dire que Marie est devenue mère, a conçu Jésus, par l’action de l’Esprit Saint, sans relation conjugale. Comme si la relation conjugale était, par elle-même, un péché. Ce n’est pas du tout ce que dit la foi chrétienne. Si le mariage était un péché, il ne pourrait être un sacrement […] rappelle Mgr Jacques Perrier, évêque émérite de Tarbes et Lourdes. » Que voulait dire Pie IX ? Que fête l’Église catholique le 8 décembre ? Ceci :
Marie, dès l’origine, a été totalement étrangère au péché. C’est pourquoi, dans toutes les apparitions, elle se montre toujours merveilleusement belle, rayonnante de lumière et de bonté.
« Toutes les générations me diront bienheureuse ! » (Lc 1,48)
L’Église a vu dans ce verset du Magnificat une des annonces prophétiques de l’Assomption de la Vierge Marie au ciel. L’Assomption de Marie, c’est le terme de sa marche, de son pèlerinage commencé au jour de l’Annonciation et plus mystérieusement encore au jour de sa conception immaculée que nous célébrons en ce jour ! Marie, il est bon pour moi de te regarder marcher et de te dire :
« S’il te plaît, oriente toute ma vie vers Dieu le Père ; pour cela j’abandonne toute ma vie entre tes mains, tout mon être ; qu’avec ton fils, je ne désire rien d’autre que de me laisser gagner par la sainteté. » « Je te confie tous ceux qui ne marchent pas vers Dieu, dont le cœur s’est détourné de lui. Je te confie tous les pas hésitants, et tous ceux qui ne savent pas où aller pour vivre véritablement. » « Avec toi, Marie, fais que tous nous n’ayons d’autre désir que de devenir des saints ! » « S’il te plaît, Marie… »
Prière de la neuvaine, en communion avec la basilique de Fourvière :
Sainte Vierge Marie, Immaculée Conception,
Tu connais notre monde, dans lequel tu as vécu il y a 2 000 ans.
Tu vois les ténèbres qui peuvent habiter nos cœurs et nos sociétés.
Mais tu as accueilli en ton sein Jésus, Lumière née de la Lumière, pour qu’il illumine le monde en lui apportant la vérité et la joie.
Alors que nous sommes dans une grande incertitude face à l’avenir, nous te confions nos familles, nos communautés et nos sociétés.
Ton fils Jésus est vainqueur du monde, aide-nous à l’accueillir avec confiance et à toujours choisir la Lumière dans nos décisions.
Notre Dame, nous nous souvenons que tu as toujours protégé tes enfants des grands dangers. Reste avec nous dans les épreuves que nous traversons et veille sur chacun de nous.
Notre Dame, prie pour nous…
Ceux qui le désirent pourront dire une dizaine de chapelet (1 Notre Père et 10 Je vous salue, Marie) ou un Je vous salue, Marie, en confiant leurs intentions personnelles…
Dans cette guérison, Jésus regarde toute la personne : il reconnaît que la paralysie de l’homme n’est pas simplement physique, mais qu’il n’a pas la force, lui-même, de faire un acte de foi. Il est parfois nécessaire de demander de l’assistance pour guérir ou pour aider les autres à le faire. C’est à la foi de ses amis et non à celle de l’homme paralysé que Jésus répond : « Voyant leur foi, il dit, « Homme, tes péchés te sont pardonnés. » Lorsque nous pardonnons ou lorsque nous sommes pardonnés, nos épaules sont libérées d’un pesant fardeau. Nous pouvons alors, comme l’homme de ce récit, nous lever et marcher. Dans ce miracle, Jésus effectue à la fois une guérison spirituelle et une guérison physique. Suis-je un « paralytique spirituel »? Puis-je penser à quelque chose que je veux faire ; mais ne suis-je capable de faire le grand saut dans une prise de décision. J’ai peut être besoin la foi d’un autre dans une démarche d’écoute et d’accompagnement ? Redisons-le, L’homme paralysé n’aurait pas pu s’approcher de Jésus sans l’aide de ses amis. Nous avons besoin d’aide aussi. Mais un autre a peut-être aussi besoin de moi, de mon écoute, de mes conseils ? Puis-je penser à quelqu’un qui a besoin d’un coup de main de ma part? P.FB
NEUVAINE Parole de Dieu : « Le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 27). Méditation : Nous aurions pu penser que le disciple irait chez la mère. Or c’est l’inverse. C’est la mère qui est accueillie chez le disciple, la mère qui se déplace, qui va habiter chez lui. C’est là le sommet du pèlerinage, le sommet de la marche de Marie : comme si depuis le début, depuis les tout premiers pas de Marie sur terre, elle n’avait qu’un objectif : « Aller chez lui, chez le disciple, dans son cœur. » Marie, il est bon pour moi de te regarder marcher vers moi et de te dire : « S’il te plaît, apprends-moi à te contempler quand tu marches vers moi ; donne-moi de t’accueillir au plus intime de moi-même en te présentant toute ma vie, tout ce que je suis. Je te choisis pour ma mère.« Je te confie tous ceux qui souffrent et qui ont tant besoin d’une mère, d’une mère qui console, d’une mère qui pacifie, d’une mère qui aime tout simplement. Je te confie toute notre humanité orpheline sans toi, chacun de nous. Viens les rejoindre, viens nous rejoindre.« S’il te plaît, Marie… »
Dimanche
dernier, nous sommes entrés en Avent, dans ce temps nouveau qui nous prépare au
retour du Christ, avec cet appel redoublé : « Veillez, restez
éveillés, ne vous endormez pas ».
Aujourd’hui, nous entrons dans l’Evangile :
« Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus, Christ, Fils de Dieu ».
Marc est le seul des 4 évangiles à ouvrir ainsi la Bonne Nouvelle ; en
quelques mots, tout est dit et chaque mot compte, surtout les 3 derniers :
Jésus, Christ, Fils de Dieu.
Tout
l’évangile de Marc, nous le savons a pour objectif de nous faire découvrir qui
est Jésus. Qui est-il ? Sa naissance, il n’en parle pas, mais sa mort sur
la croix en finale de l’évangile sera la réponse à cette question, avec une
parole affirmée clairement, non pas par un disciple, mais par le centurion
romain qui l’a vu mourir : « Vraiment cet homme était Fils de
Dieu » C’est pourquoi il est important pour nous d’entrer à nouveau dans
l’évangile de Marc pour mieux comprendre qui est Jésus, et devenir son
disciple.
C’est un
commencement, dit Marc. Ce 1°mot de l’évangile n’a pas été choisi au
hasard ; c’est un clin d’œil qui nous renvoie à la 1° page de la
Bible, au récit de la Genèse quand il est dit « Au commencement Dieu créa
le ciel et la terre » et que l’Esprit de Dieu planait sur les eaux.
Attention, semble nous dire Marc, tout commence, tout recommence et ce n’est
pas une nouveauté de pacotille ou de quinzaine commerciale où il n’y a que
l’emballage qui change. Ce sera vraiment avec Jésus une nouvelle
création : comme il est dit dans la 2° lettre de Pierre : « Nous
attendons un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la
justice » : c’est vrai, nous l’attendons encore, mais Marc veut nous
dire que cela commence déjà avec Jésus mort et ressuscité, parce que lui,
« vous baptisera dans l’Esprit Saint.» Oui, c’est étonnant de trouver
cela, annoncé par Jean Baptiste, à la 1° page de l’Evangile. C’est vraiment du
neuf.
Autre clin d’œil : la voix qui crie dans
le désert. Marc ne l’a pas inventée, il est allé la chercher dans le livre du
prophète Esaïe, le livre de la Consolation, et c’est pour annoncer un chemin
qui s’ouvre, un chemin de libération, un retour d’exil, une bonne nouvelle, car
le prophète continue : « Elève la voix avec force, toi qui portes la
bonne nouvelle à Jérusalem, élève la voix, ne crains pas. » Cette 2°
partie du livre d’Esaïe, ch 40 à 55, on dit que c’est l’Evangile du Premier
Testament.
Pourquoi
Marc commence-t-il son évangile par la prédication fulgurante de Jean
Baptiste ? En effet, c’est un personnage haut en couleur qui paraît dans
le désert, vêtu bizarrement, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclame un baptême de conversion pour le pardon des péchés, et là il
rejoint le message de consolation d’Esaïe : « Parlez au cœur de
Jérusalem. Dites-lui que son service (c’est à dire son temps de déportation)
est accompli, son crime est expié. »
Pourquoi tout le monde vient-il vers Jean, de
Jérusalem et de toute la Judée ? Parce qu’à l’époque de Jésus, le peuple
juif attendait encore une véritable délivrance. Cinq siècles auparavant, il
était parti en exil à Babylone, en châtiment de ses infidélités ; puis il
était revenu comme l’avait annoncé Esaïe, comme le chante le psalmiste dans le
psaume 84, mais à l’époque de Jean Baptiste, l’exil n’était pas totalement
fini. Territoire occupé, domination des Romains, certains rêvaient de les chasser.
Tant que l’exil durait encore, les péchés n’étaient pas tout à fait pardonnés.
Alors le message de Jean et le baptême d’eau prennent tout leur sens : un
nouvel exode est en train de se préparer, un chemin dans le désert, une
traversée du Jourdain, et la conversion dont il est parlé n’est pas une
conversion morale, même si elle comporte une vie droite ; c’est un appel à
se retourner, à revenir à l’alliance, à revenir au Dieu qui sauve et qui seul
peut mettre fin à tout exil.
Mais
Jean annonce la venue d’un plus fort : il ouvre le chemin et c’est Jésus
qui va venir, mais il ne sera pas reconnu par les siens. Pourtant c’est lui qui
sauvera son peuple de ses péchés et qui baptisera dans l’Esprit Saint.
Saurons-nous le reconnaître aujourd’hui dans nos vies ?
Frères et Sœurs, entrons dans l’Evangile, dans
cette bonne nouvelle dont notre monde a tant besoin. Soyons porteurs et témoins
de ce salut de Dieu. Savez-vous ce que Gandhi disait aux chrétiens à la fin de
sa vie : « Vous avez entre les mains un livre qui contient
suffisamment de dynamite pour réduire en miettes toute la civilisation, pour
faire de ce monde dévasté par la guerre un monde en paix, mais vous faites
comme s’il s’agissait juste d’un morceau de bonne littérature.» Voilà de quoi
stimuler notre attente du retour du Christ et st Pierre nous l’a
dit : « Par notre conversion, nous pouvons hâter ce retour ».
Avec Jean Baptiste, avec le pape
François, entrons dans la joie de l’Evangile, dans l’Alliance nouvelle, dans le
renouvellement de toutes choses.
Frère Basile (prieuré de saint Benoit)
CALENDRIER PAROISSIALE
Messes en semaine :
Mardi 8 Décembre : Fête de
l’Immaculée conception : messe à 9h à sainte Madeleine ; Messe à
18h (avec Vêpres à ND de la Roche et à
la chapelle de Grévilly (commune de st Forgeux)
Mercredi 9 Décembre : messe à 17h. à ANCY
Jeudi 10 Décembre messe à 9h. à Sainte Madeleine
Vendredi 11 Décembre messe à 17h chapelle de Vindry
Messes du dimanche
Samedi
12 décembre à 18h30 à Pontcharra
Dimanche 13 décembre à 9h à Valsonne ; 10h à la Madeleine ; 11h à saint Forgeux
En ce 8 décembre si particulier,
vous êtes invitez à illuminer vos fenêtres et à vous rendre dans vos églises
qui restent ouvertes pour prier Marie et nous seront heureux de vous
accueillir !
9h messe en l’église Sainte Madeleine de
Tarare
A partir de 16h30 : Accueil dans les églises avec démarche
des familles, temps de prière, procession :
Tarare
Sainte Madeleine
Pontcharra
Les
Olmes
St Forgeux
, église
Saint
Clément A partir de 17h30
Chapelle
Notre Dame de la Roche (Les Sauvages) accueil A partir de 17h30
18h prière (office des vêpres) : les
cloches sonnent dans les 16 clochers : Tarare/Pontcharra/Les Olmes/St ForgeuxA la chapelle Notre Dame de Grevilly avec messe /Saint
Clément/Saint Loup/ Saint Romain/Saint Marcel/Joux/Chapelle Notre Dame de La
Roche avec messe
A partir 19h : Illumination de nos maisons et prière familiale
Chacun est invité à déposer son intention de prière (possibilité de la préparer sur place) et des lumignons « Merci Marie » sont disponibles dans vos église( offrande 2€)
disponible dans vos églises
Bonne fête de l’Immaculée et soyons solidaires et en union de prière les uns avec les autres !
LE TEMPS DE L’AVENT : le coin des enfants et des jeunes