COMMENTAIRE
« Seigneur, si tu le veux tu peux
me purifier » : tu peux me purifier de mes peurs, de mes propos
excessifs, de la violence, du découragement, du fatalisme, de l’orgueil, du
mensonge… bref de toute forme de péchés quotidien….
Suis-je capable de mettre ma foi dans
ce « Jésus guérisseur ». Est-ce que je sais faire appel à lui ? …
Jésus manifeste a ce lépreux, son
désir profond de le libérer de son mal, ce mal de l’exclusion qu’était la lèpre
avec toutes ses conséquences. Demandons la grâce de savoir accueillir dans nos
vies le désir de Jésus de nous libérer de tout mal.
Voilà une belle démarche de réflexion sur le sacrement de la réconciliation dans ma vie. Ce sacrement n’est pas simplement un sacrement de l’aveu de mes fautes, mais un sacrement où j’accueille comme une guérison, la grâce du pardon.
MÉDITATION
Puissance d’attraction
Dans la rencontre de Jésus avec le lépreux, nous pouvons
observer un mouvement très frappant : un lépreux, un proscrit, interdit de
contact, exclu, condamné à n’approcher personne, à se tenir à l’écart des
villes et villages et à signaler sa présence à distance, un lépreux s’approche
pourtant de Jésus. Non seulement celui-ci ne le repousse pas, mais il le
« touche ». Ce contact entre Jésus et l’impur est décisif. Et presque
aussitôt, parce que le lépreux se met à divulguer l’histoire, Jésus doit
endosser, lui, la situation du lépreux qu’il a guéri, comme une impureté qu’il
aurait contractée à ce contact : il ne peut plus entrer dans une ville, il
doit rester en dehors, dans les lieux déserts. Mais le mouvement
paradoxal ne s’arrête pas là, il rebondit encore : Et l’on venait
auprès de lui, de partout. Cette poursuite du mouvement d’attraction
de Jésus et sa généralisation montrent que l’impureté ne s’est nullement
transférée sur lui : il reste bien le centre vital autour duquel gravite
le monde. Jésus, quand il s’écarte du monde, voit le monde venir à lui de plus
en plus, comme magnétiquement ! Puissance du magnétisme de Jésus,
prophétie en acte : « Quand je serai élevé de terre,
j’attirerai tous les hommes à moi » (Jn 12, 32).
David-Marc d’Hamonville, o.s.b.
Moine bénédictin, David-Marc d’Hamonville est père abbé de l’abbaye d’En-Calcat. / Marc, l’histoire d’un choc, Paris, Cerf, 2019, p. 51.
Appel des évêques de France : Bioéthique
Alors que l’examen en deuxième lecture du projet de
loi bioéthique démarre le 2 février prochain au Sénat, les évêques de France
invitent les catholiques et les hommes et femmes de bonne volonté à « se
tourner vers Dieu en priant et en jeûnant pour Lui demander la grâce de nous
ouvrir les yeux ».
La prière, dernier recours face au projet de loi bioéthique ?
C’est une initiative inédite que proposent les évêques de France à celles et
ceux qui désirent témoigner de leur inquiétude au projet de loi bioéthique.
Alors que le texte, qui ouvre notamment la PMA aux couples de femmes et aux
femmes seules, va être débattu en deuxième lecture au Sénat à partir du 2 février,
les évêques proposent à partir du 15 janvier quatre vendredis de jeûne et de
prière. « Nous souhaitons appeler tous les catholiques ainsi que les
hommes et femmes de bonne volonté à se tourner vers Dieu en priant et en
jeûnant pour Lui demander la grâce de nous ouvrir les yeux à tous et d’être
ensemble des artisans du respect de tous les êtres humains dès leur conception »,
expliquent-ils dans un communiqué.
Dès
ce vendredi, le 15 janvier, « chacun, chaque famille, chaque communauté,
chaque paroisse, chaque équipe de mouvement » est invité à « trouver
sa manière de jeûner et sa forme de prière ». « Que tout soit fait
dans la foi en Dieu notre Père », rappellent les évêques. « Qu’Il
ouvre nos yeux sur ‘la grandeur sacrée du prochain’. Qu’il nous engage à
édifier ensemble une société où les techniques demeurent à leur humble et utile
place de servantes, où les petits sont les premiers de cordée, où ainsi
grandira la véritable fraternité ». Chaque vendredi, une
méditation de la parole de Dieu est proposée ainsi que trois intentions de
prière.
Lors de l’examen du texte en première lecture, le Sénat avait
donné son aval à la mesure emblématique du texte, l’ouverture de la PMA aux
femmes seules et aux couples de femmes, mais avait limité le remboursement par
la Sécurité sociale à la procréation médicalement assistée à « caractère
médical ». Les députés ont effacé en deuxième lecture cette limitation,
comme nombre des modifications introduites par la chambre haute en première
lecture. Ils ont également voté un amendement autorisant l’interruption
médicale de grossesse (IMG), permis pendant neuf mois, pour cause de « détresse psychosociale« .
« La version issue de l’Assemblée nationale en seconde lecture est pire que la version gouvernementale initiale », regrettait le député LR Thibault Bazin lors de l’explication de vote sur le texte. « Elle contient de nouvelles dérives marchandes : l’extension, à titre expérimental, aux centres à but lucratif de la gestion des gamètes ; le double discours du garde des sceaux qui renonce à dissuader nos compatriotes d’aller louer le corps de femmes à l’étranger. Elle contient de nouvelles dérives transhumanistes : la possibilité confirmée de créer bientôt des embryons transgéniques, des gamètes artificiels à des fins de recherche, des embryons chimériques ».
AUDIENCE GÉNÉRALE
Salle Paul VI
Mercredi 5 décembre 2018
[Multimédia]