Auteur/autrice : Admin
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Jeudi 17 décembre
PAROLE DE DIEU DU JOUR: Luc 7,18-23
COMMENTAIRE
Jean a été jeté en prison. Alors qu’il languit en ce lieu – l’huile de sa lampe vacille – il se demande s’il a bien compris ? A-t-il travaillé inutilement dans son ministère ? Jésus est-il bien celui qu’il croyait ?
Les Juifs voulaient un Messie politique qui aurait supprimé leur oppression par les Romains. Mais Jésus n’a des bonnes nouvelles que pour les aveugles, les boiteux, les lépreux, les sourds, les morts et les pauvres.
Mais quel est celui que j’attends vraiment ? En ce temps de l’Avent, je demande au Seigneur qu’il remplisse « ma lampe intérieure »pour que je marche dans la foi et la confiance.
MÉDITATION ST IRENEE
TRAITÉ DE SAINT IRÉNÉE CONTRE LES HÉRÉSIES
Dieu sera vu des hommes.
C’est Dieu, l’unique, qui a fait et harmonisé toutes choses par le Verbe et la Sagesse. ~
Et c’est son Verbe, notre Seigneur Jésus Christ, qui, dans les temps derniers, s’est fait homme parmi les hommes, pour rattacher la fin au principe, l’homme à Dieu.
Voilà pourquoi les prophètes, recevant de ce même Verbe le charisme de la prophétie, ont prêché sa venue selon la chair, qui réalise la jonction et la communion de Dieu et de l’homme comme il paraissait bon au Père. Dès le commencement, le Verbe de Dieu a annoncé que Dieu serait vu des hommes, qu’il vivrait et converserait avec eux sur la terre, qu’il se rendrait présent à son ouvrage pour le sauver, et qu’il se laisserait saisir par lui, pour nous libérer des mains de tous nos ennemis, c’est-à-dire de tout esprit de transgression, et pour faire que nous le servions en justice et sainteté tous les jours de notre vie, afin qu’enlacé à l’Esprit de Dieu, l’homme accède à la gloire du Père. ~
Les prophètes annonçaient donc que Dieu serait vu des hommes, conformément au dire du Seigneur : Bienheureux les cœurs purs, ils verront Dieu.
Certes, selon sa grandeur et sa gloire inénarrable, nul ne peut voir Dieu et vivre, car le Père est insaisissable ; mais selon son amour, sa bonté et sa toute-puissance, il accorde à ceux qui l’aiment de voir Dieu, et c’est ce que prophétisaient les prophètes, car ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.
Ainsi l’homme par lui-même ne verra pas Dieu, mais lui, Dieu, sera vu des hommes s’il le veut, de qui il veut, quand il veut, comme il veut : car Dieu peut tout : il a été vu autrefois grâce à l’Esprit selon la prophétie, puis il a été vu grâce au Fils selon l’adoption, et il sera vu dans le royaume des cieux selon la paternité, car l’Esprit prépare d’avance l’homme pour le Fils de Dieu, le Fils le conduit au Père, et le Père lui donne l’incorruptibilité et la vie éternelle qui résultent pour chacun de la vue de Dieu. Car, de même que ceux qui voient la lumière sont dans la lumière et participent à sa splendeur, ainsi ceux qui voient Dieu sont en Dieu et participent à sa splendeur. Car la splendeur de Dieu vivifie : ils participent donc à sa vie, ceux qui voient Dieu.
MÉDITATION DU JOUR
Pour toute l’humanité
Selon le livre d’Isaïe, l’Oint, l’Envoyé avec l’Esprit du Seigneur, est aussi le Serviteur du Seigneur élu, sur qui repose l’Esprit de Dieu : Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme se complaît. J’ai mis sur lui mon esprit (Is 42, 1). On sait que le Serviteur du Seigneur est révélé dans le livre d’Isaïe comme le véritable homme des douleurs : le Messie souffrant pour les péchés du monde (cf. Is 53). Et, simultanément, il est celui même qui reçoit la mission de porter de véritables fruits de salut pour toute l’humanité : Il présentera aux nations le droit (Is 42, 1) ; et il deviendra l’alliance du peuple, la lumière des nations (v. 6) ; pour que mon salut atteigne aux extrémités de la terre (Is 49, 6). Les textes prophétiques cités ici, nous devons les lire à la lumière de l’Évangile, de même que, pour sa part, le Nouveau Testament reçoit de la lumière admirable de ces textes vétéro-testamentaires une clarté particulière. Le prophète présente le Messie comme celui qui vient dans l’Esprit Saint, comme celui qui possède la plénitude de cet Esprit en lui et, en même temps, pour les autres, pour Israël, pour toutes les nations, pour toute l’humanité. La plénitude de l’Esprit de Dieu s’accompagne de nombreux dons, les biens du salut, destinés spécialement aux pauvres et à ceux qui souffrent, à tous ceux qui ouvrent leur cœur à ces dons, parfois à travers l’expérience douloureuse de leur propre existence, mais avant tout dans la disponibilité intérieure qui provient de la foi.
St Jean-Paul II
Jean-Paul II, pape de 1978 à 2005, a été canonisé en 2014. / Lettre encyclique Dominum et vivificantem, 18 mai 1986, n° 16.
PAPE FRANÇOIS: catéchèse sur la messe (6)
AUDIENCE GÉNÉRALE
Mercredi, 3 janvier 2018
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Mecredi 15 décembre
PAROLE DE DIEU DU JOUR : Matthieu 21,28-32
COMMENTAIRE
Cette simple parabole se transforme en violente polémique contre les grands-prêtres et les anciens. Cela se comprend, vu leur rôle hostile face à Jésus, jusque dans sa Passion, dont Jésus sait que l’heure approche. À l’époque, il y a eu différentes réactions à Jésus, comme c’est le cas de nos jours. Certains se prenaient pour des personnes privilégiées, ayant droit aux premières places. Les autres, tels que les collecteurs d’impôts et les pécheurs, ayant reconnu leur indigence, étaient plus ouverts à Jésus et à son message. Jésus, dont la vie a été un « oui » au Père, veut que notre « oui » soit authentique et sincère. Dans ma propre vie, il y a différentes réponses au Seigneur. Je prie afin de reconnaître mon besoin du Seigneur et pour m’ouvrir à ses dons. Mon vide intérieur peut devenir un espace pour le Seigneur. Ma fragilité me tourne-t-elle vers le Seigneur ou vers moi-même ? Je désire la vraie liberté et je prie pour voir le Seigneur plus clairement, afin de l’aimer plus sincèrement.
MÉDITATION DU JOUR
Croire savoir et savoir croire
Voilà Jésus à Jérusalem, en prise avec les savants de Dieu. Mais aux questions pièges, Jésus répond par d’autres questions pièges et les savants de Dieu se taisent. Le temps du silence, Jésus raconte une histoire. Celle d’un homme qui avait deux fils. Celle de Dieu qui, parmi des enfants, comptait des savants et des ignorants. Les premiers croyaient savoir et les seconds savaient croire.
Croire savoir est une illusion que nous tenons devant nous en bouclier pour nous défendre des assauts de l’angoisse. À l’angoisse du doute dans le discernement, j’oppose ce que je crois savoir de la volonté de Dieu. À l’angoisse de la culpabilité, j’oppose ce que je crois savoir de mon application rigoureuse de la Loi. À l’angoisse de la mort, j’oppose ce que je crois savoir du salut et de mes droits à y prétendre. Je crois savoir un certain nombre de choses sur Dieu, et en particulier celles qui arrangent mes petites affaires. Voilà en moi le pharisien, le scribe, le sacrificateur zélé et pinailleur. Mais qui m’apprendra à savoir croire ?
À en croire les paroles de Jésus, il se pourrait que les péagers et les prostituées soient les maîtres en matière de foi pure. Pourquoi ? Parce qu’ils ne croient rien savoir, si ce n’est qu’ils ne sont pas grand-chose et qu’ils ne pèsent pas lourd sur la balance des savants de Dieu. Ils ont appris à croire depuis « l’en-bas », selon ce lieu [ainsi] désigné par Maurice Bellet. Savoir croire, c’est entendre de« l’en-bas » cette parole d’Évangile et savoir qu’elle est dite pour moi par Dieu lui-même.
Marion Muller-Colard
Marion Muller-Colard est écrivain et théologienne protestante. / Éclats d’Évangile, Bayard/Labor et Fides, 2017, pp. 319-320.
PAPE FRANÇOIS: catéchèse sur la messe (5)
AUDIENCE GÉNÉRALE
Mercredi 20 décembre 2017
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Lundi 14 décembre
PAROLE DE DIEU : Matthieu 21,23-27
COMMENTAIRE
Nous lisons que Jésus parlait dans le Temple et agissait avec autorité. Il était un défi pour les chefs religieux et ils l’interrogeaient pour ce qu’il avait dit et fait. Jésus n’était pas étranger à la controverse et au conflit de la part des dirigeants religieux. Ils maintenaient leurs vues sur la façon dont le Messie devrait venir. Ils voulaient connaître la source de son autorité. Jésus les a laissé aux prises avec leur entêtement. Si Jésus revenait aujourd’hui, voudrions-nous connaître ses compétences professionnelles avant de lui permettre de prêcher ?
Saint Jean de la Croix a voulu approfondir qui était Jésus. Sa vie a été vouée à la contemplation du mystère du Bien-aimé. Il a écrit « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour.» Seigneur, ne permets pas que je diminue ta Parole ou que j’en restreigne l’Esprit. Apprends-moi plutôt à être ouvert à la sainteté du mystère.
Le saint du Jour : Saint jean de la croix
Juan est né en Vieille-Castille dans une famille pauvre. Il est très jeune quand meurt son père. Sa mère doit se louer comme nourrice. Lui-même, pour payer ses études, travaille comme infirmier à l’hôpital de la ville. A 21 ans, il décide d’entrer chez les Pères Carmes et ses supérieurs l’envoient à l’Université de Salamanque. Il aspire à retrouver la règle primitive de l’Ordre, faite d’austérité et de prière, mais il n’essuie que des refus. Devenu prêtre, il songe à changer d’Ordre religieux, quand Dieu lui fait rencontrer sainte Thérèse d’Avila. Avec elle, il réalisera cette réforme dans une vie toute faite d’absolu. Il devint ainsi, auprès de ses frères, un signe de contradiction. On l’emprisonne neuf mois à Tolède, menottes aux mains, dans un cachot. Et, de son âme dépouillée de tout appui humain, jaillira le » Cantique spirituel « . Il finit par s’enfuir et il est recueilli par des carmélites déchaussées. Commence alors pour Jean de la Croix, une période d’activité rayonnante, ouvrant à tous, carmes et carmélites, gens du peuple et universitaires, l’étroit sentier de la parfaite docilité à l’Esprit-Saint. De retour en Castille, il exerce de lourdes responsabilité, tout en désirant la parfaite ressemblance d’amour avec son Seigneur crucifié. Démis de toute charge, malade, calomnié, enfin se déchire la « toile de cette vie », il entre dans la vision de Dieu et va chanter son Cantique spirituel. « A la fin du jour, c’est sur l’amour qu’on vous examinera. » (St Jean de la Croix – Maxime 80)
MEDITATION
Pour vivre dans l’union à Dieu
Aimez à ne pas être connu(e), ni de vous-même, ni des autres. Ne vous arrêtez ni à ce qu’il y a de bien, ni à ce qu’il y a de mal chez les autres.Le secret de la conscience se détériore et se réduit beaucoup toutes les fois que l’on en révèle le fruit aux hommes, car on reçoit alors pour récompense le fruit de la renommée passagère. Taisez ce que Dieu vous donne, et rappelez-vous cette parole de l’Épouse : « Mon secret est pour moi » (Is 24, 16). Parlez peu, et ne vous mêlez pas de ce qui ne vous est pas demandé. Faites toujours en sorte de rester en présence de Dieu, et de conserver en vous la pureté que Dieu vous enseigne. Ne vous disculpez pas et ne refusez pas d’être corrigé(e) par tous ; écoutez toute réprimande avec un visage serein ; pensez que c’est Dieu qui vous dit cela. Considérez comme miséricorde de Dieu que l’on vous dise parfois une bonne parole, car vous n’en méritez aucune. Vivez comme s’il n’y avait que Dieu et vous en ce monde, afin que votre cœur ne puisse être retenu par quoi que ce soit d’humain. Faites en sorte de conserver votre cœur en paix ; qu’aucun événement de ce monde ne vous inquiète ; considérez que tout doit s’achever.
St Jean de la Croix
(Traduction inédite de Max de Longchamp pour Magnificat.)
Saint Jean de la Croix († 1591), prêtre et docteur de l’Église, travailla avec Thérèse d’Avila à la réforme du Carmel. Il a retranscrit dans une des plus belles œuvres littéraires espagnoles ses profondes expériences mystiques. / Dits de lumière et d’amour, Traduction inédite de Max de Longchamp pour Magnificat.