Communication pour rester les uns avec les autres… en communion
Chers Paroissiens
Le temps s’écoule, le temps de Pâques, le temps de la joie de la résurrection de Jésus. Nous nous laissons conduire dans notre prière personnelle par les évangiles des messes quotidiennes… La première lecture de ces mêmes messes nous fait vivre l’Eglise qui grandit et qui est dans le souffle de l’Esprit Saint et qui témoigne de la Résurrection du Christ.
Samedi 18 avril, le Pape François a proposé un acte de communion spirituelle à tous ceux qui ne peuvent communier sacramentellement :
« À
tes pieds, ô mon Jésus, je me prosterne et je t’offre le repentir de
mon cœur contrit qui s’abandonne dans son néant et en ta sainte
présence. Je T’adore dans le sacrement de Ton amour, l’Eucharistie. Je
désire Te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur T’offre ; en
attendant le bonheur de la communion sacramentelle, je veux Te posséder
en esprit. Viens à moi, ô Jésus, que je vienne à Toi. Que ton amour
enflamme tout mon être pour la vie et la mort. Je crois en Toi, j’espère
en Toi, je T’aime. »
Après les 7 jours de la semaine de Pâque qui nous ont mené au Dimanche de l’octave, nous sommes dans le temps pascal. Ce temps dure 50 jours (de Pâques à la Pentecôte) : 40 jours jusqu’à l’Ascension, plus 10 jours jusqu’à la Pentecôte. 50 nous le savons c’est 7 fois 7 plus 1 ! 7, dans la tradition biblique, exprime une perfection qui vient de Dieu. Ainsi le temps pascal est une plénitude (7 fois 7) marquée par la Résurrection du Christ. Le Carême dans sa durée indiquait la pénitence : 40 est 4 fois 10. 4 dans la Bible est le chiffre de l’homme et 10 le chiffre du redressement ou de la correction que Dieu offre à l’homme (les 10 commandements, les 10 plaies d’Egypte). Aussi, on peut dire que tout le temps pascal n’est qu’un seul jour de joie et de fête pour entrer toujours plus dans le mystère de la résurrection du Christ Jésus. L’oraison (collecte) du 2° Dimanche de Pâques le disait ainsi : « Dieu de miséricorde infinie, tu ranimes la foi de ton peuple par les célébrations pascales…«
Ce Dimanche de l’Octave est appelé traditionnellement le Dimanche de « Quasimodo », à cause des premiers mot latins du chant d’entrée de la messe : « Quasi modo ingeniti infantes » : comme des enfants nouveaux-nés (1 P 2, 2), faisant référence aux nouveaux baptisés de Pâques. Depuis le 30 avril 2000, jour de la canonisation de Ste Faustine Kowalska (1905-1938) ce Dimanche porte le nom de « Dimanche de la Divine Miséricorde ». Cette institution repose sur une révélation privée de Jésus à Sr Faustine : « Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme […]. La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. » (Petit Journal, § 699) La miséricorde est l’amour de Dieu manifesté en Jésus, cette tendresse divine qui pardonne au pécheur quand il se tourne vers Lui et qui appelle le pécheur à la conversion. Pour aller plus loin, en ce temps de confinement, on peut relire avec profit la magnifique encyclique de St Jean Paul II sur la miséricorde divine, en cliquant ICI.