Le Père Jean Doamba, chez nous cet été, se présente

LA SOUTANE ET LE MEDICAMENT

Je me nomme le Père Jean DOAMBA, originaire de l’archidiocèse de Ouagadougou (BURKINA FASO). Ordonné prêtre le 2 juillet 2005, je suis depuis le 2 juillet 2019  à la paroisse saint Jean XXIII de TARARE pour une mission d’été jusqu’au 12 septembre 2019.
Actuellement dans mon diocèse, je suis affecté dans l’hôpital Paul VI. J’y suis depuis octobre 2012.

Le Père Jean Doamba pendant son homélie – messe à St-Marcel l’Eclairé

L’hôpital Paul VI

Notre hôpital est une structure sanitaire appartenant à l’Archidiocèse de Ouagadougou. Il est le fruit de la générosité des chrétiens italiens suite à l’appel du Pape Paul VI lors du Congrès Eucharistique de PESCARA (1977). 
Depuis ce temps, la structure s’agrandit grâce à plusieurs facteurs (générosité des donateurs, la fréquentation des patients, sa notoriété grandissante et surtout l’amélioration de la gestion administrative et financière). Il compte actuellement 183 lits et le nombre d’agents est  481 dont 74 agents payés par l’Etat burkinabé.

Ma mission à l’hôpital

Après des études en la gestion pharmaceutique à l’Ecole Nationale de la Santé  Publique (ENSP), ma mission dans cette structure sanitaire se regroupe en trois rubriques  :

o Une animation spirituelle dans le centre hospitalier à côté de l’aumônier catholique  ; un programme de messes et de visite des malades catholiques est organisé.

o Une aide dans la gestion administrative et financière auprès de mes confrères prêtres. Nous sommes quatre prêtres à y travailler.

o Une gestion des consommables et produits pharmaceutiques pour le fonctionnement des différentes unités de soins et pour le dépôt pharmaceutique  : dans nos pays, il n’y a pas d’assurance médicale pour la majorité des Burkinabè. Chaque patient honore ses frais de consultation, de médicaments et d’hospitalisation. Ainsi notre mission consiste surtout à disponibilité les médicaments pour les patients qui fréquentent la structure.
Dans nos pays en voie de développement, les médicaments génériques ou les spécialités médicamenteuses sont toujours importés des firmes pharmaceutiques d’autres pays par des centrales d’achat nationales. La gestion consiste à rentrer en contact avec ses grossistes locaux pour trouver les consommables et les médicaments  ….tâche pas facile parce qu’il faut aller vite à la recherche de la qualité et de la quantité en fonction de la fréquentation de la structure.

Hôpital Paul VI de Ouagadougou

La santé au Burkina

Le Burkina est un des pays en voie de développement et qui essaie par tous les moyens d’améliorer les conditions sanitaires de sa population  ; l’Eglise catholique qui a plusieurs vocations s’est engagée à côté de l’état pour combattre les maladies. Et elle compte toujours sur l’aide des personnes de bonnes volontés pour l’accomplissement de cette tâche. Car la majorité de la population ne bénéficie pas des assurances sanitaires comme en France.
Ainsi je vous prie de vous réjouir de cet acquis qui est trésor inestimable  : la santé n’a pas de prix mais a toujours un prix salé à payer pour les plus pauvres de nos pays.

Voici le site de l’hôpital Paul VI  : www.hopitalpaul6.org// www.cmapaul6.org
Mes contacts  : –  email  : doamjean@yahoo.fr
     -Téléphone ( France)  : 06 05 88 06 38
    -Téléphone (Burkina Faso) 00226 70168602
Je traduis ma reconnaissance au diocèse de Lyon pour l’accueil et l’hospitalité.
Merci aussi à vous pour tout ce que vous ferez pour notre mission (prière, don de matériels et de consommables… ) au sein de cette structure hospitalière qu’est l’hôpital Paul VI.
Que Dieu vous bénisse abondamment  !

Une semaine de mobilisation en vue de la mission !

Cette semaine de mobilisation, du 11 au 17 mars, nous a permis de rencontrer de nombreux paroissiens, lors des réunions organisées par secteurs géographiques ou par services ou activités (les équipes d’accueil, de funérailles, de préparation aux sacrements, les acteurs de la liturgie, les catéchistes, le monde scolaire, le monde des jeunes …).

Au cours de ces réunions, les paroissiens ont pu se partager les expériences spirituelles qui ont marqué leur vie de foi et prendre conscience que l’année missionnaire sera pour eux l’occasion de se faire des relais et des témoins du Seigneur pour que les personnes de leur entourage et les habitants de Tarare et de ses environs puissent à leur tour le rencontrer.

L’annonce missionnaire a ainsi été placée au cœur de cette semaine de mobilisation, autour de trois axes principaux.

Tout d’abord, la soirée de prière à Sainte-Madeleine, au cours de laquelle un long temps d’adoration a été proposé, avec des groupes de miséricorde et des confessions, a permis à chacun de goûter à l’amour de Dieu.

Ensuite, plusieurs paroissiens ont pu se mettre à l’écoute de nos contemporains, en leur proposant dans la rue un sondage qui avait pour objet de connaître leurs besoins et leurs attentes spirituelles..

Enfin, la journée de formation à l’évangélisation a permis à une vingtaine de paroissiens d’oser annoncer dans la rue l’amour de Dieu aux personnes rencontrées.

Beaucoup sont partis évangéliser avec des peurs et des résistances, mais sont revenus dans une joie qui était palpable.

Nous avons été très heureux d’accompagner la paroisse au cours de cette belle semaine, notamment dans la rue avec les sondages ou en évangélisation, et nous sommes repartis dans la joie de constater l’action du Seigneur dans bien des cœurs.

Nicolas GRAND, Equipe Missionnaire Itinérante.